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BESSAN Réflexions sur les travaux réalisés, ou pas par Michel SABATERY Maire adjoint-honoraire

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BESSAN  Réflexions sur les travaux réalisés, ou pas.

Erreurs provisoires ou définitives.


1/ Quand les municipalités réalisent les travaux comme il se doit.

Toutes les municipalités ont, à leur actif, des travaux bien réalisés. Certaines ont eu la réussite modeste. D'autres s'en sont si largement glorifiées dans les bulletins municipaux et médias divers, qu'il est inutile d'en rajouter une couche.

2/ Quand les municipalités s'attribuent des réalisations qui ne leur incombent pas.

Histoire de montrer qu'elles sont les meilleures, certaines municipalités ont pris, à leur compte, des travaux programmés et réalisés par d'autres. Une façon pas très honnête de gagner quelques adeptes.

A/ Gymnase : A Bessan, c'est le cas pour le gymnase qui a été financé entièrement par le Conseil Général de l'Hérault, comme dans toutes les communes où il y a un collège. NB : Bessan a fourni seulement le terrain, payé depuis 1942, et assuré les raccordements aux réseaux.

B/ Routes départementales : Si la loi n'a pas changé, les chaussées des routes départementales sont à la charge du département. Les travaux réalisés sur les routes départementales de Montblanc, de Béziers, de Marseillan (au niveau du pont), de Saint-Thibéry (au niveau de la montée d'Intermarché), de la traversée de Bessan (niveau écoles, haut grand-rue, etc) sont dans ce cas de figure.

Si tel n'était pas le cas, j'invite monsieur PEPIN-BONET à démontrer que ces travaux ont été réalisés aux frais des contribuables bessanais. Dans le cas contraire, les réalisations municipales, concernant la voirie, sont nettement insuffisantes.

3/ Quand les municipalités ne réalisent pas certains travaux indispensables et peu onéreux, ou quand elles ne les terminent pas.

A/ Accoustique de la salle des fêtes : Pendant 5 mandats, les élus ont parlé de ce problème d'accoustique. Aucune de ces municipalités n'a jamais réalisé les travaux. Des travaux pourtant peu onéreux et qui peuvent être facilement réalisés par les employés communaux.

B/ Froton du tambourin : Malgré les nombreuses demandes, le filet nécessaire pour arrêter les balles, donc pour pouvoir jouer, n'a jamais été posé ; et ce durant les 3 mandats RALUY (2 mandats PEPIN). Là encore il s'agit de petites dépenses.

C/ Bites de protection : Elles pullulent dans Bessan et il est bien difficile d'expliquer le pourquoi de certaines. Pour éliminer 2 points très dangereux, j'ai demandé, à plusieurs reprises, la pose d'une bite : 1/ Au stop du bas de la rue du Castel, d'où on ne voit pas arriver les véhicules qui viennent de Saint-Thibéry, à cause de véhicules garés sur le trottoir ; 2/ En haut de la rue Léonce Estournet, d'où on ne voit pas arriver les véhicules qui viennent d'Agde. On pourrait rajouter le haut de la rue Sébastopol. Rien.

4/ Quand les municipalités réalisent des travaux inutiles.

A/ Forage de la place de la Fontaine : Il arrive que des municipalités fassent réaliser des travaux pour rien. On peut, par exemple se demander pourquoi un forage de 39,80 mètres a été creusé sur la place de la Fontaine, puisqu'il n'est raccordé à rien.

B/ Platanes de traversée de ville : Près de 100 platanes adultes ont été abattus dans la traversée de Bessan (tout le côté droit en allant vers Saint-Thibéry). Il est important de signaler qu'ils n'étaient pas malades. Ils ont été abattus sous le prétexte que les racines de 2 d'entre-eux posaient problème à 2 maisons. Il suffisait, pour régler ce problème, de creuser une tranchée entre platane et maison concernée, de couper la racine incriminée, puis de remplir de béton ou autre.

5/ Quand les municipalités commettent des erreurs provisoires.

A/ Eclairage de l'espace Victor Goudou : Quand monsieur RALUY, à son premier mandat, s'est entêté à vouloir éclairer l'espace Victor Goudou (les peupliers) avec des réverbères à grosses boules, il a commis une erreur d'appréciation. Il est évident que ce type de réverbère ne peut résister à des vandales. Les réverbères ont été cassés dans le mois qui a suivi ; mais on peut en mettre d'autres. C'est une erreur à 10 000 euros environ, mais c'est une erreur provisoire.

Quand monsieur PEPIN, au deuxième mandat RALUY, s'est entêté à vouloir remettre les mêmes réverbères à grosses boules, malgré mes conseils, il a commis une faute plus grave puisqu'il connaissait le risque. Cette fois, les réverbères ont été cassés dans la nuit qui a suivi la pose. Mais encore une fois, c'est une erreur provisoire. On peut mettre d'autres réverbères plus solides, en payant une troisième fois.

B/ Rue des Anciennes Ecoles : J'ai publié, il y a quelques semaines, une vidéo sur les rues du centre-ville, dont l'état est déplorable. Monsieur PEPIN-BONET a réagi, voulant faire ressortir que durant les 3 derniers mandats, de nombreuses rues ont été goudronnées. Il a donné une liste dans laquelle est mentionnée la rue des Anciennes Ecoles (près du centre social).

Ou bien il dit vrai, et ce travail est l'oeuvre de la municipalité. Dans ce cas, on peut se demander pourquoi des personnes aussi professionnelles et compétentes que messieurs RALUY et PEPIN n'ont pas pensé à élargir au moins un trottoir, afin qu'un piéton et une poussette puissent tenir dessus. Ou bien il ment, et s'attribue une rue goudronnée aux frais de la société organisatrice du tour de France cycliste, avant passage des coureurs.

6/ Quand les municipalités commettent des erreurs définitives.

A/ Agrandissement de la mairie : Quand messieurs RALUY-PEPIN ont projeté d'agrandir la mairie en gagnant sur la place (ce que les Bessanais appellent la verrue), ils ont commis une erreur définitive. Bessan n'aura jamais les moyens de démolir pour reconstruire autrement.

J'ai réagi à ce sujet, dès que j'ai eu pris connaissance du plan mairie. J'ai pris la peine de dessiner un autre plan. J'ai donné ce plan à monsieur PEPIN, pour que les élus puissent avoir la possibilité de choisir entre plusieurs plans. Les élus n'ont pas été informés de l'existence de ce plan.

Ayant montré mon plan à quelques Bessanais, l'opposition a fini par l'apprendre. Elle l'a consulté puis défendu en séance du conseil municipal.Voici le lien :

https://www.herault-tribune.com/articles/4560/la-maison-commune-il-n-y-a-pas-photo/

Monsieur PEPIN est venu me voir aussitôt pour me dire : « Maintenant on sait de quel camp tu es ! » Je lui ai répondu que mon camp c'était Bessan. Fin des échanges.

Evidemment le plan RALUY-PEPIN a été adopté par la majorité municipale. A Bessan, si on n'est pas de l'avis de RALUY-PEPIN, on risque de perdre son indemnité. De leur côté, les Bessanais de la rue ont été très largement favorables à mon plan.

B/ Construction du collège : Dans les années 80, la municipalité CROUZAT-SANCHEZ (docteur) a commis une énorme erreur en choisissant d'imbriquer le collège dans les locaux maternelle-primaire ; et ce, contre l'avis des enseignants, etc.

Aujourd'hui, nous sommes acculés à déplacer l'école maternelle. Pour cela, la municipalité RALUY a acquis le terrain situé face au gymnase. C'est une bonne chose.

L'erreur définitive de la municipalité RALUY-PEPIN, c'est d'avoir, ensuite, utilisé une partie de ce terrain pour la construction d'un lotissement.

Aujourd'hui, Bessan a 4 600 habitants. A moyen terme, il risque d'en avoir le double. Il faudra donc envisager le déplacement de l'école primaire ; de préférence à côté de la maternelle, pour faciliter la tâche des parents qui ont plusieurs enfants .

Aujourd'hui, des centaines de parents ont des difficultés à stationner devant les écoles. Pensez-vous que, demain, le nouveau terrain, amputé par un lotissement, sera assez grand pour accueillir écoles maternelle et primaire, parkings et voies d'accès ? Où devront se garer les parents ?

Demain :

En jouant la carte de la continuité, monsieur PEPIN-BONET s'apprête à commettre 2 erreurs définitives.

A/ Lotissement sur le volcan : Une première erreur définitive en projetant un lotissement sur le volcan de Saint-Claude, lieu de promenade utilisé par les élèves, les enfants du centre aéré, les chasseurs, etc. Un volcan à l'écart du village, alors que 150 maisons et villas sont à vendre sur la commune et que des hectares de terrains sont disponibles, pour la construction, entre le centre-ville et la voie rapide.

B/ Lotissement sur l'oppidum : Deuxième erreur définitive de monsieur PEPIN-BONET, en projetant un lotissement proche des bassins d'évaporation de la cave coopérative, sur l'oppidum de la Monadière, où se trouvent les restes d'une villa romaine et de maisons grecques construites il y a 2 600 ans.

C/ Hier, le volcan du Mont-Ramus et son moulin à vent ont disparu ; le moulin sur l'Hérault datant de 1277 a été massacré ; la moitié des archives de Bessan ont été brûlées.

Voter PEPIN-BONET, en mars 2014, c'est voir disparaitre ce qu'il nous reste de patrimoine.

 

Michel SABATERY

Maire adjoint-honoraire

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