Faits divers

VIAS - COMMUNIQUÉ DE L'ADEIHV DU 19 JANVIER 2017

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LIBRE EXPRESSION(1)

PREALABLE : La rubrique « LIBRE EXPRESSION »  de notre site est une fenêtre ouverte pour publier des textes ou communiqués de personnes physiques ou morales  étrangères à notre site.

HERAULT TRIBUNE offre ainsi un lieu de réflexion et une vitrine des pensées plurielles de notre département de l'Hérault en contribuant au débat local ouvert à TOUTES les expressions.

Ces textes n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas la pensée de la rédaction d’HERAULT TRIBUNE ou de ses responsables ».
Vous pouvez écrire à l'auteur en cliquant sur sa signature.  


“Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout.”
Noam CHOMSKY

Présidée par Hélios SOTOMAYOR, l'ADEIHV a pour but la défense des intérêts des résidents de la côte Ouest de Vias.

Depuis fort longtemps, l'Association dénonce le projet de ré-ensablement de la côte Ouest de Vias, projet qui est un non sens économque et technique ainsi qu'un scandale financier.

Les coups de mer d'Octobre et Novembre 2016 ont confirmé l'inquiétude de l'ADEIHV puisqu'il ne reste pas grand chose des 4,5 M€ mis en 2015  par les collectivtés dont la CAHM.

Malgré cet échec retentissant la CAHM persévere et veut continuer ce projet décrié par toute la population.

La juste information des décideurs/financeurs ne paraissant pas être d'actualité, l'ADEIHV a adressé à tous les maires de la Communauté d'agglo un courrier pour les informer de la situation réelle.


Lettre du Président Hélios SOTOMAYOR de l'Association ADEIHV adressé aux Maires de la Communauté d'Agglomération Hérault Méditerranée.

OBJET : Cordon dunaire du littoral

              Côte ouest de Vias

Destinataires : Maires de la CAHM          

Monsieur le Maire,

Les événements climatiques des 13 /14 octobre et de novembre 2016, pourtant non exceptionnels, ont laissé, sur ce qu'il restait du cordon dunaire construit en 2015 dans la première tranche du projet de reconstitution artificielle, des stigmates apocalyptiques : les photographies jointes à la présente lettre se passent de commentaires.

Opposés à ce projet depuis le début, parce que certains de son inefficacité pour pallier à l'érosion marine, les membres de l'ADEIHV avaient anticipé et prévu ces dégâts causés depuis 2 années et dénoncé les gaspillages destinés au financement de ces opérations qui apparaissent pour ce qu'elles sont : un gouffre financier.

Aujourd'hui nous déclarons avec la même certitude qu’à terme, il y aura des brise-lames en mer depuis le Libron  jusqu'à VALRAS, la nécessité de protéger Portiragnes devenant désormais d’une urgence extrême.

Ce terme dépend en grande partie de vous, et de votre perspicacité à vous désolidariser de l'Etat et obtenir que ce dernier, dont la responsabilité de tout ce gâchis apparaît de plus en plus flagrante, abandonne ses positions dogmatiques sur une zone qui a perdu depuis longtemps son caractère “naturel”.

Avec les gens qui nous interrogent, et auprès desquels notre point de vue rencontre un écho de plus en plus favorable, nous ne comprenons plus jusqu'où l'attelage “Etat – Elus de la Communauté d'Agglomération” va nous conduire dans cette aventure qui, au delà du caractère expérimental du projet, génère des coûts exorbitants, et exponentiels pour cause d'inefficacité.

Le propre de tout dispositif expérimental est de tester et de vérifier la pertinence d'une idée ou d'un système, puis  de tirer des conclusions sur son développement futur.

A ce titre l'expérience qu'il nous est donné de vivre en Côte Ouest de VIAS, sur une longueur de 800 mètres de cordon dunaire réhabilité, et sur à peine deux ans, est largement suffisante :

Le dispositif mis en oeuvre n'est ni efficace ni durable, les coûts de son entretien dépassent grandement les prévisions initiales, les disponibilités en sable pour remblayer celui que la mer reprend inexorablement tous les ans sont d'ores et déjà une source de problème, la protection contre les submersions marines est inexistante puisqu’au prochain coup de mer les campings seront fortement impactés, etc. etc.

Au vu de ces résultats, persévérer dans ce projet, et étendre l'expérience sur une longueur de 3.5 km, comme initialement prévu, ne serait qu'aveuglement et inconscience.

La nature n'est l'amie ni l'ennemie de personne: depuis des milliers d'années la mer est le témoin impassible du comportement des hommes. L'érosion marine n'est ni une fatalité, ni un problème insurmontable, la preuve par la Côte Est de VIAS. La mer aujourd'hui met en évidence l'incapacité des hommes à sortir d'une impasse où les maintient l'Etat, de façon obstinée et arbitraire.

Toutes les études et rapports en témoignent, l’érosion est provoquée par les ouvrages transversaux mis en place par l’Etat et/ou les collectivités lors de la mission Racine. Ne pas l’admettre et refuser de lancer les études d’impact permettant de décider de leur utilité, ou à contrario de leur inutilité, revient à accepter que l’érosion continue inexorablement son oeuvre

Briser l'autorité de l'Etat, quand ça devient nécessaire, fait partie des attentes légitimes des populations vis à vis des élus de la République, dont c'est le rôle démocratique.

Le temps est révolu des déclarations incantatoires sur les vertus de “la houle de printemps qui ramènera le sable” (dixit M.DARTIER, Maire de VIAS), ou sur les “propriétés fixatrices du sable des espèces aromatiques à bulbe” (dixit Mme CHAUDOIR, Maire de PORTIRAGNES).

Une loi littoral  jugée trop contraignante et  une autonomie confisquée, comme nous le précisaient déjà en 2014 Monsieur Dartier et Monsieur D’Ettore,  les obligeait à retenir les choix imposés par l’Etat.

En date du 1er Décembre 2016 le projet de loi dénommé « projet de loi portant adaptation des territoires littoraux au changement climatique »  débattu le 11 Janvier 2017, au Sénat doit interpeller tout le monde, l’Etat, les Administrations, les Elus, les Riverains, sur les évolutions qui en découleront, notamment en redonnant de l’autonomie aux collectivités et en intégrant le particularisme de la côte Ouest de Vias  ainsi que les conséquences de la loi GEMAPI applicable le 1er Janvier 2018.

La réalité est là.

Aussi, Monsieur le Maire

  • Allez-vous continuer à apporter votre soutien et approuver les résolutions budgétaires relatives à ce projet et proposées par les Maires des villes côtières de AGDE, PORTIRAGNES et VIAS?
  • Allez-vous cautionner, et vous rendre complice, du déblocage et du gaspillage des budgets exorbitants, qui outre des financements de l'Europe et de la France, concernent aussi les ressources de la Région et du Département, et donc de votre commune ?
  • Allez-vous accepter de prélever sur le budget de la Communauté d'Agglomération les sommes faramineuses qui seront nécessaires pour assurer l'entretien et les réparations de ce dispositif dont le caractère éphémère n'échappe plus à personne?
  • Qu'allez-vous répondre  à vos administrés qui, légitimement, demanderont des explications?
  • Et finalement, allez vous continuer à vous soumettre aux diktats de l'Etat, alors que, dès à présent, vous avez tous les éléments en mains pour faire entendre la voix de la raison, de la sagesse et du bon sens?

Monsieur le Maire, nous saurions gré de bien vouloir nous faire part de votre position sur ce projet qui va encore faire l’objet de nombreuses interrogations.

Dans cette attente, recevez, Monsieur le Maire, l'expression de mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

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