ACTUALITÉS : NEUILLY - AGDE - Jean-Claude BOREL GARIN évoque HUMAN BOMB et la Maternelle de Neuilly

 

31-05-13 : NEUILLY - AGDE - Jean-Claude BOREL GARIN évoque HUMAN BOMB et la Maternelle de Neuilly

Vous pouvez retrouver dans la rubrique " La presse en parle " d'Hérault Tribune les évènements et les actualités concernant la vie locale ou régionale relayés par les médias locaux ou nationaux


Le journal National "  20 Minutes "  interroge cette semaine Jean Claude BOREL GARIN un des plus médiatiques commissaires que la ville d'Agde n'ait jamais connu . A -l'occasion du 20 ° anniversaire de la prise d'otage de la Maternelle de Neuilly  par HUMAN BOMB, Jean-Claude BOREL GARIN est interrogé sur ses souvenirs de l'affaire dont il a dirigé les opérations alors qu'il était second de l'Unité délite de la Police Nationale. 

Médaillé et récompensé dans l'ordre National du Mérite par Charles PASQUA alors  ministre de l'intérieur . Il fut également décoré de la médaille d'honneur de la police nationale pour un acte de courage à l'occasion d'une prise d'otage dans une prison.

Jean-Claude Borel Garin a été nommé par décret du Président de la République Nicolas Sarkozy, contrôleur général des services actifs de la Police Nationale. Il a actuellement la responsabilité  de la  Région Aquitaine à la tête de plusieurs départements dont celui de GIRONDE et de la Ville de Bordeaux.  

Jean-Claude BOREL GARIN a gardé des attaches en Ville d'Agde ou il séjourne à titre privé durant quelques vacances estivales.  


Un ancien du Raid se souvient des derniers moments de Human Bomb

http://www.20minutes.fr/societe/1155835-20130515-ancien-raid-souvient-derniers-moments-human-bomb

INTERVIEW - Le 15 mai 1993, il y a tout juste vingt ans, le preneur d’otages d’une classe de la maternelle Commandant-Charcot de Neuilly-sur-Seine, était abattu de trois balles en pleine tête par le Raid...

Il est 7h25 en ce 15 mai 1993 et 46 heures se sont écoulées depuis son intrusion dans l'école. Jean-Claude Borel-Garin, à l'époque numéro deux de l’unité d’élite de la police nationale, se souvient pour «20 Minutes» des derniers moments de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly (Hauts-de-Seine).Vous êtes arrivés le jeudi soir sur les lieux. Les négociations avaient commencé depuis la fin de matinée...
Oui parce que j’étais au Cap-d’Agde (Hérault) pour les préparatifs des Jeux méditerranéens auxquels devait participer le président de la République. J’ai appris la nouvelle de la prise d’otages en fin d’après-midi, il m’a fallu le temps de prendre un avion, de passer par la base du Raid à Bièvres, dans l’Essonne et d’arriver à Neuilly vers 21h30.

A partir de là, vous avez assisté les négociateurs?
Laurence Dreyfus, l’institutrice, est sortie de la classe où étaient retenus les enfants et nous a dit: «Donnez-lui ses 100 millions de francs pour qu’il les laisse sortir!» J’ai essayé de la rassurer, de lui faire comprendre qu’elle ne devait pas avoir de l’empathie pour ce gars-là et que si on lui versait la rançon, peu de temps après, c’est la classe d’à côté qui serait prise en otage!

Comment s’y est pris le Raid pour éviter que le bâtiment n’explose avec les 21 enfants de 3 à 4 ans et leur institutrice à l’intérieur?
Laurence Dreyfus nous a dit que des bâtons de dynamite étaient disposés dans plusieurs points de la pièce et reliés jusqu’à «HB». Nous l’avons vérifié quand un policier est entré en filmant discrètement. «HB» avait un boîtier qu’il allumait quand quelqu’un entrait, il n’avait alors qu’à ouvrir la main pour que ça saute. Le reste du temps, il le déconnectait. Il devait alors appuyer sur un bouton pour déclencher l’explosion. C’est à ce moment-là qu’il fallait qu’on intervienne.

Vous ne saviez pas encore à qui vous aviez affaire?
Nous ne savions rien de lui! Et aucun des psychiatres qui nous accompagnaient ne disait la même chose. Psychopathe? Schyzophrène? Ou personne suicidaire voulant être tuée par la police (suicide by cop)? La négociation est basée sur l’obtention de choses contre des concessions: une télé, un gosse. Pour un magnétoscope, un gosse, etc… Le vendredi, il ne restait plus que six enfants. Il faut dire que c’était dur pour lui de canaliser une vingtaine de gamins.

Le vendredi, Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly et ministre du Budget,a apporté de l’argent à «HB», mais beaucoup moins que ce qu’il réclamait...
Et «HB» a compté et n’était pas content!

Ce n’est pas habituel qu’un homme politique entre dans la négociation?
Dans tous les manuels, il est très clairement écrit que les politiques ne doivent pas intervenir directement. Cela donne de l’importance au preneur d’otages et entraîne de la surenchère. D’ailleurs, c’est ce qui s’est passé. C’est à Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, que «HB» a voulu parler ensuite. On ne concède qu’une chose, montrer la carte d’identité du ministre pour lui prouver qu’il suit l’affaire.

Comment se comportaient les enfants à l’intérieur?
Les gamins devenaient de plus en plus difficiles. Au fil des heures, ils n’arrêtaient pas de demander «Quand est-ce que c’est l’heure des mamans?» Nous avions installé des micros sous la porte. Le vendredi matin, nous avons pu faire entrer une caméra. Quand on a eu de l’image, cela a pu rassurer les parents.

Le vendredi, les négociations ont patiné...
Le soir venu, on n’était pas plus avancé. Comment s’en sortir? J’ai eu une idée, risquée: mettre du somnifère dans son café. J’ai obtenu le feu vert de mon patron et de Charles Pasqua, et à 3 heures du matin, j’ai appelé un médecin-anesthésiste du Raid. Du produit a été mélangé dans le thermos. Mais à peine ses lèvres trempées, «HB» a dit: «C’est dégueulasse!» Le café était trop fort à son goût. Vers 5 ou 6 heures, il s’est assoupi malgré tout. La médecin-capitaine des pompiers de Paris Evelyne Lambert, qui s’occupait des enfants, est allée le réveiller. Cela fait plus de quarante heures qu’il n’avait pas dormi et il réagissait peu. J’avais demandé à Evelyne Lambert qu’elle dégage ce qui était au sol, mette à l’abri les enfants et bouge la caméra pour qu’on puisse le voir.

C’est alors le signal…
Comme convenu, elle a enlevé sa blouse devant la caméra, nous indiquant ainsi qu’elle était prête. Elle a entraîné les enfants pour un jeu de la tortue en les cachant sous des matelas. Deux policiers se sont dirigés vers «HB». Alors que l’évacuation des enfants était en cours, quinze secondes après, trois coups de feu ont retenti. Je leur avais dit de tirer s’il bougeait un œil. Daniel Boulanger l’a fait. Pendant quelques secondes, ça a été la sidération. Car «HB» aurait pu appuyer, même en fermant les yeux, et c’était fini. On aurait pu sauter!

Très vite, une polémique a éclaté au sujet des circonstances de la mort d’Erick Schmitt. Certains accusaient la police d’avoir exécuté «Human Bomb» dans son sommeil...
C’était un succès mondial et on était soupçonnés de ne pas avoir voulu le prendre vivant! Mais la justice a tranché par un non-lieu. Pour moi, à ce moment-là, le Raid a été la victime collatérale d’une querelle politique, en pleine période de cohabitation. A l’époque, j’ai vécu une situation injuste, avec l’impression d’avoir été oublié alors que tous les protagonistes de cette opération avaient été décorés.

Quelle leçon tirer d’un tel événement?
Après de tels événements inédits, le Raid devraient être mieux débriefé. On peut capitaliser sur l’expérience des autres pour que ce soit un support d’aide à la décision par la suite. Pour permettre de faire plus attention aux détails. Dans le cas de «Human Bomb», savoir comment il aimait le café, fort ou non, aurait permis de le prendre vivant.

 Lucie Romano

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

Cela fait vingt ans que la prise d'otage à l'école maternelle de Neuilly a eu lieu. Pour l'occasion, RMC Découverte diffuse ce lundi un documentaire qui revient sur ce 13 mai 1993. 21 enfants et leur institutrice avaient été gardés captifs par Erik Schmitt. Après plusieurs heures le forcené libère un à un des enfants pour n'en garder que six. Nicolas Sarkozy, à l’époque maire de Neuilly-sur-Seine, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement négocie directement avec le preneur d'otages.




 

 

 


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