Droit

AGDE POLITIQUE - Le match des réunions publiques vendredi 7 février

Hasard du calendrier où date stratégique à la veille des vacances scolaires, en tout…

Hasard du calendrier où date stratégique à la veille des vacances scolaires, en tout cas, force est de constater que les trois ténors de l'élection municipale agathoise ont choisi la date du vendredi 7 février pour tenir une réunion publique, chacun dans son style : 

Jean-Louis Cousin pour la liste du Rassemblement Agathois sera à partir de 18h30 à la salle de réunion de la Maison des Services Publics au Grau d'Agde avec une figure nationale du rassemblement national.

Gilles d'Ettore sera lui avec l'Union Agathoise à partir de 19h pour l'espace Carayon, chemin des 7 fonts (ancienne piscine tournesol) à Agde pour tenir sa première réunion publique.

Thierry Nadal pour Agde, juste, verte, sure donne rendez-vous à partir de 18h30 au Lapin de Baluffe du Grau d'Agde pour présenter les membres de sa liste.

 

Un meeting,  pour quoi faire ?

Dans une campagne électorale, c'est presque un passage obligé ! Démonstration de force, impulser un élan, dynamiser sa campagne, remotiver ses troupes, convaincre les indécis, les raisons de la tenue de ces réunions publiques sont nombreuses.

Il n’est pourtant pas rare qu’on en dénonce la désuétude. Pour certains observateurs avisés de la vie publique, les meetings politiques n’ont plus la cote. Ils dénoncent  ” le schéma du candidat qui arrive sur la tribune, délivre un discours, se fait applaudir avec quelques cornes de brume puis chante la marseillaise avant de replier les tréteaux” qui peut paraître obsolète. 

Pour certains politologues, “une campagne ne se conduit aujourd'hui plus du tout comme ça ». Ils s’interrogent même sur l'utilité de grands meetings électoraux.  

Mais un meeting, c'est avant tout une démonstration de force, ils ont aussi une part de spectaculaire que rien ne pourra leur enlever. La théâtralisation est souvent irremplaçable, elle se manifeste dans la mise en valeur de l’orateur-vedette, l’agencement de l’espace, la disposition calculée des participants, le nombre de chaises la décoration des salles, marquée notamment par un usage des symboles ou des couleurs du décor, ou encore par l’insertion de projections cinématographiques. 

 

A chacun sa salle

Si deux candidats ( D'ettore et Cousin) ont préféré avoir recours à la mise à disposition gratuite de salles municipales, Thierry Nadal a préféré utiliser et intégrer dans ses comptes de campagne la location d'une salle privée.

Chaque candidat a également ajusté le choix de sa salle en fonction du nombre de participants espérés car tout le monde l'aura bien compris,  il vaut mieux montrer une salle de taille moyenne pleine à craquer qu’une grande salle à moitié vide.

Jean-Louis Cousin, en homme expérimenté, sait que son électorat préfère remplir les urnes plutôt que les salles. Il aura donc opté pour une salle municipale au Grau d'Agde d'une capacité de 150 personnes. 

Thierry Nadal a également joué la prudence en choisissant la même salle que celle son premier meeting, celle du thé dansant du lapin du Baluffe, d'une capacité officielle d'environ 300 personnes.

A ce jeu là, le candidat Gilles d'Ettore, très à l'aise dans l'exercice des réunions publiques, aura mis la barre bien plus haut en choisissant pour son premier meeting, l'espace Carayon pouvant accueillir environ 1 000 personnes.

Les meetings ne font pas l'élection

Avec le soutien médiatique, les meetings restent aujourd’hui une vitrine pour l’image de chaque candidat même s'ils ne font pas l’élection, ils impressionnent et donne de l'énergie aux militants.

Il faut en tous cas que l’adhésion se montre, orientée vers l’orateur-vedette, ici le candidat, dont l’entrée est soignée, dont le discours doit être ponctué de réactions appropriées de la salle et vivement applaudi à son terme.

Les autres outils de campagne

Bien que de plus en plus réglementée, l'utilisation de tracts et d'affiches est toujours d'actualité pour les candidats à l'élection municipale qui disposent également d'autres d'autres atouts pour convaincre les électeurs. 

A ce sujet, l'équipe du candidat Nadal soigne particulièrement sa communication. Il compte dans son équipe de campagne des photographes de qualité qui mettent tout leur talent à son service afin de diffuser des photos de qualité. D'un autre coté, les plus jeunes de son équipe se montrent particulièrement actifs sur les réseaux sociaux ou encore à la création d'un fast interview plutôt inédit.  

De son coté, Jean-Louis Cousin tient à montrer sa proximité avec les habitants en allant directement à leur rencontre dans les différents quartiers de la ville. Il compte bien ainsi surfer sur les scores toujours très élevés  du RN dans les élections nationales et enfin transformer l'essai sur une élection locale. 

Une technique de proximité que met également à profit par le candidat d'Ettore qui répond toujours favorablement à des réunions baptisées “tupperware”. Il s'agit là de réunions d’appartement souvent organisées en soirée chez un colistier ou un de ses proches : le candidat affirme ainsi sa proximité en engageant de façon informelle le dialogue avec chaque invité.

On le voit, chaque candidat use de sa sensibilité et de son expérience personnelle pour mettre à profit ce temps de campagne. Malgré tout, le formalisme des meetings politiques traditionnels reste un incontournable.  Que l’on s’y rende pour être ou non persuadé, par curiosité, ou pour se retrouver entre convaincus, ils continuent donc d’être un lieu central de l’activité politique locale.

Rendez vous donc le 7 février où les équipes d'herault-tribune seront déployées pour vous rendre compte, toujours fidélement de l'actualité politique locale et aider ainsi chaque lecteur qui est aussi électeur à faire le meilleur choix possible pour l'avenir de sa commune. 

 

 

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