SORTIR : BEZIERS - Le Grand tour de SortieOuest : WELT, Cabaret-Théâtre du 4 au 7 février 2016

BEZIERS - Le Grand tour de SortieOuest : WELT, Cabaret-Théâtre du 4 au 7 février 2016

LE GRAND TOUR!

Elaboré en partenariat avec les Communautés de communes et villes de l’Ouest Hérault, le Grand Tour ! est l’un des axes majeurs du projet artistique de sortieOuest. Il favorise la circulation des œuvres et du public sur l’ensemble du territoire.

Depuis 2007 il participe à l’aménagement culturel de l’ouest héraultais. Chaque saison plus de 40 représentations sont organisées en partenariat avec des communautés de communes et villes du territoire. Stages pour les amateurs, rencontres avec les publics et les scolaires accompagnent ce travail artistique de maillage du territoire. Le Grand Tour ! permet au public de circuler et de visiter les communes d’accueil lors des représentations.

WELT

Conception et écriture David Burzstein
Avec David Burzstein, chanteur et auteur, Alain Territo, contrebasse, scie musicale, bandonéon, Jeremy Pagliarin, premier violon, Lucas Territo, guitare, Marie-Claire Dupuy, cymbalum et vibraphone, Tymoté Finck, deuxième violon, Jean-marc Puigsever, orgue de barbarie et accordéon
Production Compagnie "A l'West" en collaboration avec la Cie Les Décintrés

Dans le shtetl, les vieux s’adonnent au pilpoul et rôdent des dibbouks qui chuchotent à l’oreille du schnorer. Traduction : dans le quartier juif, les vieux argumentent et les fantômes parlent au mendiant blagueur. Evoquée par David Bursztein et son quintette, c’est toute la culture yiddish, décimée, qui revit en chansons. Du mystère, des mélodies où l’âme frissonne, une ode à la nuance et à la joie des jeux d’esprit. La mémoire se confond parfois avec le rêve des enfants et des petits enfants de ceux qui sont partis.

Le monde perdu de la culture yiddish et des shtetls d’Europe de l’Est, ramené à la vie dans un récital qui célèbre l’irrépressible force créatrice du souvenir.

Avec humour, David Bursztein nous amène en voyage, il nous prend par la main et nous installe au cœur de la rue du Shtetl, où s’interpellent, en chants yiddishs, ses dibbouks, fantômes d’un autre temps. Accompagné d’un quintet, David Bursztein nous transmet et partage avec son public son propre rapport au judaïsme.

L’universalité de cette culture mise ainsi en spectacle s’adresse à toutes les générations, tous les publics, quelque-soit leur milieu d’origine. Sur un fond de pilpoul, de discussion et de remise en cause incessante, c’est un véritable hymne à la nuance que nous propose Welt.

On y sourit, on découvre, on se reconnaît, on s’attache à ces dibbouks, qui comme des esprits voyageurs se sont déplacés de génération en génération pour s’inviter sur scène…

 « Comme beaucoup de ma génération, je suis dans un rapport particulier unique et en même temps isolé à cette culture.  Je souhaitais, donc, à mon humble niveau, témoigner de ce monde perdu qui parle en moi une langue dont je ne peux m’exprimer que par bribes, bribes de « yanglish », de « franddish », contractions du yiddish, de l'anglais et du français, souvenirs du Yiddish.  Langue que parlaient mes grands-parents et mes parents, qui ouvre un imaginaire, une fantaisie dramatique, propice aux blagues et à l'humour. Langue qui convoque le passé, les aïeux et les morts, et qui les fait converser. Je me suis également nourri des souvenirs des êtres rencontrés, des voix, des visages, des silhouettes qui constituent mon « dibbouk *».

Ce « dibbouk » intime est un petit promeneur sympathique, qui garde toute sa malice, qui me visite avec insistance mais qui ne me hante pas. Il entre donc, ce « promeneur », ce « dibboukshnik », ou ce « dibboukele » en contradiction avec l'acception commune du dibbouk, puisqu'il est souvent représenté comme un revenant fantomatique et terrifiant.  Je me suis mis en quête des derniers témoins qui parlent encore le yiddish avec l’accent des anciens. Cette recherche d'authenticité m'a conduit aussi vers des chanteurs comme Léo Fuld et Bentzion Witler.

Pendant le spectacle s'expriment trois figures de dibbouk, qui font la part belle au jeu, au ludique et bien évidemment au tragique de la condition même des peuples du schtetl. Le premier dibbouk est celui qui raconte l'histoire, le témoin direct et intemporel, le plus universel. Celui qui a peut-être été sur le champ de bataille, qui a connu le « schnorer », (le mendiant incontournable et cocasse), qui a peut-être connu Avremel le voleur, ou encore le petit tailleur. Est-il lui-même le voleur, ou bien le tailleur ? Il était là de toute manière, comme il est aussi là ou toujours là, sur scène, où il témoigne, sympathique et espiègle. Il constitue le fil directeur du spectacle faisant le lien au gré de son humeur, de son humour et de ses histoires entre le public et le monde des chansons, entre le public et le « Welt ».

Le second dibbouk représente les figures disparues, les personnages d'époque, ceux des chansons. Ils composent toute une succession de métamorphoses à l'occasion de chaque chanson, et ainsi, se substituent au premier, au narrateur.

Enfin ceux qui sont absents : la mémoire. Ceux qu'on ne voit pas, que l'on entend, sans jamais les voir, qui sont à l'extérieur des  murs, qu’on devine par la sensation des jeux d'ombres et de lumières. Les objets poussiéreux, témoins de cette époque, sont comme recrachés par l'invisible : sur la scène, une vieille machine à coudre, une chaussure seule sur le pédalier. Par le vide et sa  mise en mouvement, elle fait apparaître un tailleur. Les instruments ont aussi un pouvoir d'évocation, au-delà de la musique : le simple déplacement du violon vers la contrebasse nous donne à voir la Yiddishe Mame, cette maman d'autrefois. Enfin, pour la  Marche avec les morts, nous invitons les chorales des différents lieux où nous nous produisons, à venir chanter. Les choristes sont assis comme de simples spectateurs. Lorsque nous convoquons les morts, ils se lèvent chantent avec nous, produisant ainsi l'effet troublant d'une multitude de dibbouks réincarnés.

Ce sujet délicat et nécessaire, celui du témoignage de la culture des shtetlekh, emprunte la voie de l'humour. La musique porte en elle, de fait, ce projet ambitieux dont nous ne sommes que les humbles interprètes ». David BURSZTEIN

Dibbouk : « terme de la Kabbale désignant l'esprit tourmenté des morts qui s'insinue dans le corps d'un vivant pour expier ses péchés ».

Extraits vidéo Welt

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vcPNYUxSjJw

  • Jeudi 4 février 18h45, Portiragnes, Salle Jean Ferrat
  • Vendredi 5 février 19h, Saint Chinian, Abbatiale
  • Samedi 6 février 21h, Bédarieux, La Tuilerie
  • Dimanche 7 février 17h, Olargues, Salle polyvalente

Tarifs 6/10€

INFOS/ RESERVATIONS 04.67.28.37.32 ET SORTIEOUEST.FR

Théâtre sortieOuest

Domaine départemental d’art et de culture de Bayssan
Scène conventionnée pour les écritures contemporaines
Domaine de Bayssan le Haut

34500 Béziers

04.67.28.37.32

www.sortieouest.fr

 

Isabelle SENEGAS - Théâtre Sortie Ouest (30-01-16)     2489 vues

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