AGDE - Dossier Torche à Plasma - Ils y sont allés ! Jugez vous même !

Ottawa .. Ottawa.. Ils en reviennent ! Les maires de Saint Thibery, de Pézenas…

Ottawa .. Ottawa.. Ils en reviennent ! Les maires de Saint Thibery, de Pézenas et même Richard Druille se seraient déplacés au Canada pour se faire une idée des bienfaits de l'usine d'incinération sous procédé de vitrification dîte ” Torche à Plasma “ .

Afin d'éviter un couteux déplacement à ceux qui n'ont pas la chance de faire supporter ces derniers par le contribuable, nous vous proposons une visite virtuelle que l'on ne pourra considérer comme un reportage à charge.
Celui ci est diffusé par la chaine Discovery Channel au États Unis et au Canada. Il est tout à la gloire du constructeur de la fameuse usine Canadienne : Plasco Energy Group et est même diffusé sur son site internet.

 A entendre Gilles D'ettore les conseillers d'agglomération,  éco-touristes de notre agglo sont émerveillés !
Il faut dire qu'étant 
lui même conquit avant même que la première usine au monde ne voit le jour, on peut comprendre que ses disciples portent la voix du maitre de l'agglo avec une certaine dévotion.

La vision idyllique que l'on veut présenter  sur ce film, risque de ne pas faire bondir de joie les habitants du pays agathois.

Même en restant objectif, nous sommes loin de la petite usine anecdotique que les aficionados de la combustion souhaitent nous présenter.

Nous sommes loin encore de l'absence de rejet atmosphérique, même si l'on ne s'attarde dans le reportage, ni sur les émanations de sulfure, ni sur les cheminées et encore moins sur le gaz synthétique censés alimenter les générateurs.

Plasco gazéifie actuellement jusqu'à 85 tonnes de déchets par jour à Ottawa suivant le procédé ci dessous:

Plasma Gasification Plant
 

Un non-dit  pourrait pourtant dissiper l'émerveillement de nos ” Tintins explorateurs au canada “.   En effet, sur les conditions de l'installation de l'usine, voici ce que déclarait  Richard Patten, député provincial de la circonscription d'Ottawa.

“Afin de confirmer la viabilité de la technologie, l'installation sera autorisée à fonctionner sans évaluation environnementale durant une période de deux ans. Si elle peut démontrer que la gazéification au plasma est un procédé écologique et viable commercialement, la société Plasco devra procéder à une évaluation environnementale avant de recevoir l'autorisation de faire fonctionner l'installation de manière permanente.”

Avant même le terme de l'évaluation de cette usine par les experts environnementaux du ministère canadiens, nos élus seraient pourtant, d'après Gilles D'ettore déjà ” enthousiasmés ”  !
Pour information l'usine n' a  qu'un an d'exploitation.
Pas un mot non plus sur les oppositions existantes à Ottawa. Ces dernières ne datent pas de Mathusalem: On les retrouvent en date du 12 Septembre 2008  sur le site ” The Now ”   ” Residents speak out against Plasco” traduisez :  ” Les résidents se prononcent contre Plasco “.. Il y est clairement fait part de l' inquiétude des propriétaires fonciers de la région d'Ottawa  quant à la revente hypothétique de leur maison d'habitation du fait de l'installation de l'usine:  Voir l'article

Dans le contexte de crise immobilière, l'annonce de cette installation industrielle et de sa noria de camions ( 100 000 tonnes par an  ne sont pas acheminés à l'usine par la seule évocation du saint Esprit ou par un effet de télétransportation virtuelle ).
En France à l'ADEME Agence de l'environnement et de la Maitrise de l'énergie ) on se montre tout de même plus prudent que dans notre agglomération : Ainsi Monsieur André KUNEGEL à la Direction des Déchets observe :

” En juillet 2007, l'unité de Plasco Energy Group à Ottawa est en cours de construction. Il apparait indispensable de disposer d'une retour d'expérience significatif permettant de vérifier les performances techniques, économiques et environnementales de ce procédé, avant d'envisager une réalisation en France.
Lorsque ces données seront disponibles, une attention particulière sera portée au rendement énergétique et aux aspects économiques, car l'utilisation d'électricité pour traiter à « haute température » (sans que le niveau de température n'apparaisse sur le site Internet mentionné ci-dessus) semble a priori fort contestable

Voyons également en détail ( mais en anglais ) le procédé en lui même afin de donner une information la plus complète possible afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.



On le voit, la polémique est relancée. Ces documents à charge et à ” décharge ” ( si j'ose dire )  feront sans doute avancer le débat en alertant sur les risques inhérents à l'amalgame entre notre activité touristique et l'image générée par ces usines d'incinérations et leurs risques sanitaires.

Chacun dans notre agglomération est concerné de Pézenas à Agde, de Vias à Bessan ou à Saint Thibery nous subiront tous les conséquences de ce surcroit de fréquentation routier, des éventuelles nuisances environnementales et sanitaires. C'est aux populations concernées de prendre part au choix qui ne doit en aucun cas leur être imposé par des élus au SICTOM ou à l'agglomération qui n'ont pas été légitimés par un vote au suffrage direct et encore moins sur l'éventualité d'un tel projet.

Quelle que soit la solution proposée, une décision de cette importance devrait être validée par les habitants des communes concernées au travers d'un référendum d'initiave locale qui est prévue par le législateur.

Les articles L.1112-15 à L.1112-22 du CGCT organisent la « consultation des électeurs ». L'initiative appartient à l'organe délibérant. Toutefois une initiative populaire est possible. Ainsi, dans une commune, un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales et dans les autres collectivités territoriales un dixième des électeurs peuvent demander à ce que soit inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante l'organisation d'une consultation sur toute affaire relevant de la décision de cette assemblée.

Gilles d'ettore semble balayer d'un revers de main cette possibilité de référendum local.

Ce processus est pourtant tout aussi innovant que le procédé de torche à plasma que l'agglomération  cherche à  imposer aux populations sans aucune consultation locale et sans information préalable crédible.



 

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