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Agde : " La pelle du 18 Juin " Compte rendu de conseil par Antoine Allemand

L'ordre du jour de ce dernier conseil municipal du 2 juillet dernier était précédé…

L’ordre du jour de ce dernier conseil municipal du 2 juillet dernier était précédé d’une question orale qui sous forme de motion d soutien aux pêcheurs agathois fut votées a l’unanimité.

Début de préséance :

La doyenne de l’assemblée demande la permission d’intervenir.
Permission accordée sans discussion par monsieur le maire.
La doyenne peut alors féliciter monsieur le député maire pour son élection…
et la foule en liesse laisser exploser sa joie…

CRACL de la SODEAL :
Des recettes pour diminuer les bénéfices

Henri Couquet présente un rapport flatteur de l’exercice 2006 de la SODEAL : « Chiffre d’affaires toutes activités confondues 7 927 000 € soit + 8,23 % par rapport à 2005… Résultat de 32 900 €... Redevances d’affermage versées à la ville : 879 800 €… Ce ne peut pas être mieux.
Nous nous gérons nous même, manifestement nous ne nous en tirons pas trop mal. »

L’analyse de Didier Denestebe n’est pas au diapason : « Le bénéfice de 32 000 € ne représente que 0,4 % du chiffre d’affaires.
Il n’a pu être obtenu que grâce à 132 000 € de produits exceptionnels…Ce que vous qualifiez de « progression négative » est en fait une régression du chiffre d’affaires pour le camping de la Tamarissière et pour le Centre Nautique…
Le camping de la Clape enregistre une baisse des résultats de 60 % et une baisse de fréquentation …
S’ajoute à cela 254 000 € de contentieux prud’homaux et 71 000 € de pénalités de retard suite à un redressement fiscal. »
Commentaire jaloux de Gilles D’Ettore : « Je sais que vous êtes la vedette de TVAgde, vous allez devenir lancinant pour le spectateur. »

Charles Ignatoff évoque « des rapports tendus entre gestionnaires et utilisateurs du port…une approche pépère ou plutôt maimaire du développement alors que, sur d’autres ports, les marges explosent. »
Nouvelle intervention fort à propos de notre premier élu : « Vous deviez soutenir un candidat qui n’était pas moi. Pour qui avez-vous voté ? » S’ensuit un duo intéressant sur le mode je t’aime moi non plus dont personne n’a rien à faire hormis les deux intéressés.

Là-dessus Régis Passerieux s’invite au débat « Voilà une illustration parfaite de digression…On est passé de résultats excédentaires où l’on préférait payer des impôts plutôt qu’investir à, aujourd’hui, des résultats non satisfaisants et des contentieux improbables… »
Gilles d’Ettore invite alors Henri Couquet à répondre « à l’opposition de droite, du centre et de la gauche, de manière synthétique. »
Ce dernier s’exécute : « On n’a pas de leçon à recevoir…A l’ avenir, il faudra trouver des recettes pour diminuer les bénéfices.»

Dur, dur le métier de gestionnaire…

Fini de rire…

Demande de garantie d’emprunt à l’OPAC.

« Garantie pour quelles opérations ? » questionne Charles Ignatoff
« Si vous voulez des précisions, vous appellerez le service financier » rétorque Gilles d’Ettore et comme le sus visé sourit : « Vous aviez le droit de rire le jour où j’ai été élu député. »
…ou presque :

Ca se ” pacse ” mieux pour les parkings !

Henri Couquet propose la signature d’un bail de location d’un terrain de 24 000 m2 au Grau d’Agde afin de créer un parking.
Didier Denestebe lui concède que le loyer annuel de 10 000 € « avoisinant les 3% de rapport est plus judicieux qu’une acquisition… C’est une excellente initiative; c’est une bonne négociation que je voterai sans réserve. »
Gilles d’Ettore, tout en finesse, de conclure : « On va vous pacser à la fin du conseil. »
Et comme personne ne rit (voir plus haut), il ajoute : « C’était une boutade. »
:

Zones d’ombres et éclairage public

Un accord partenarial public privé (PPP) a été conclu avec le groupement SOGETRALEC-CITELUM-SEEG sur 18 ans et pour un montant global de 49 millions d’€.
55 % des luminaires de la ville seraient ainsi renouvelés au cours des trois premières années de partenariat, 81 % à l’issue des 18 ans.

Régis Passerieux interpelle Gilles d’Ettore : « Je ne suis pas contre le contrat PPP, mais j’émets de grande réserves (voir attendus du conseil constitutionnel sur les lycées d’Ile de France) parce qu’on ne peut mesurer les coûts définitifs…Il y a une très forte émulation concurrentielle en France sur ce genre d’opérations, or, dans ce marché, une seule offre arrive au bout. Cinq sur six des entreprises postulantes ont abandonné; c’est très préoccupant. Pourquoi ces entreprises se sont-elles retirées ? Vous avez le devoir moral et juridique de ne pas donner suite à ce marché.
Vous avez tort de rire : je voterai contre. »

Gilles d’Ettore : « Vous venez de mettre en doute notre moralité…J’ai le devoir de faire avancer cette ville ; votre contradiction est ridicule…Monsieur Couquet va vous donner des éléments de réponse. »
Henri Couquet : « L’avantage de ce PPP est multiple…Le plan est logique; ni sur le financier, ni sur l’investissement le doute n’est fondé…La commission a voté à l’unanimité y compris l’opposition » et comme Didier Denestebe récuse cette dernière affirmation « Sauf vous …. tous les autres ont été d’accord »
(NB : il y avait 2 membres de l’opposition dans la commission d’appel d’offres, Didier Denestebe et « tous les autres » c’est-à-dire Bernard Jover.)

Didier Denestebe tient à relever tout ce qui le gêne dans le projet : «… une durée de partenariat jusqu’en 2025 un marché de 49 200 000 € , des investissements représentant 91 % de notre dette actuelle… une moyenne annuelle de 2 700 000 € équivalant à 5 % des recettes fiscales et 12 % de nos investissements annuels… Tout en reconnaissant la qualité de l’offre, je m’abstiendrai car elle est unique . »

Bernard Jover est alors appelé à la rescousse par Gilles d’Ettore pour apporter la caution de l’opposition au contrat. Gentiment, celui-ci déclarera avant de voter pour : « Pour moi, le projet en lui-même est très bien. »

… Ce que jusque là personne ne contestait…

Le coût de la pelle du 18 juin

Une rallonge de 69 300 € est demandée pour l’aménagement de la place du Jeu de Ballon.
Il s’agit, à la demande de l’Architecte des Bâtiments de France, de poser des pavés en basalte en lieu et place de béton.
En début de séance, lors de la première question à l’ordre du jour, Henri Couquet, présentant une décision modificative du budget, avait parlé de « pierre préférée au béton dont il serait question plus tard », sans incidence sur les finances car « aux nouvelles dépenses » correspondaient de « nouvelles recettes ».
Didier Denestebe s’interroge, en vain, sur ces nouvelles recettes. Il en profite pour ironiser sur les coups de pelles de ce chantier qui a pris énormément de retard et dont la fin de travaux, après plusieurs reports successifs, avait été annoncée pour le 18 juin.
Le 18 juin passé et le chantier non terminé, « y aura-t-il des pénalités de retard ? »

Réponse du maire-dont-le-nez-s’allonge-sans-qu’il-en-rougisse : « Lorsque Couquet parlait, ce n’était pas de cette question… Il y aura au moins 10 000 € de pénalités…
Avec l’acharnement que vous mettez à ce qu’on échoue, vous n’avez pas grand’ chose à faire de la journée. »

Faut dire que s’ils mettaient moins d’acharnement à faire pas grand’ chose…

Poumon vert contre ceinture verte

Après avoir mis à mal les pentes du Mont Saint Loup, Gilles d’Ettore présente la signature d’une convention de partenariat « habitat et environnement » pour la ZAC du Capiscol.
« Je vote contre cette hypocrisie… vous êtes le champion du bétonnage » s’indigne Régis Passerieux.

Ouh le père vert !

Total respect !

Didier Denestebe déclare s’abstenir sur les questions ajoutées à la dernière minute sans qu’elles aient pu être étudiées par les conseillers.
En effet, le règlement prévoit que toute question soit transmise aux intéressés 5 jours francs ou, en cas d’extrême urgence, 24 h au minimum avant la tenue du conseil : « ceci traduit le manque de respect que vous avez pour votre opposition. »
Réponse du maire : « Vous parlez plus longtemps que nous. »

Qu’à cela ne tienne : on serait aise de voir s’exprimer certains membres de sa majorité que l’on n’a jamais entendu.

Simple supposition

Pour finir on va vite évoquer la possibilité de suppression de deux classes sur l’école Jules Vernes, l’ouverture conditionnelle d’une classe sur Anatole France et le vœu pieux d’une ouverture sur Jules Ferry.
Les demandes d’ouvertures sont motivées par une augmentation du nombre d’élèves.
Quant à la fermeture des deux classes du Cap , il n’a pas été suggéré qu’elle pourrait être la résultante d’une annonce d’ouverture prématurée de la nouvelle école du Radar.

Anticipation épique

Pour finir, notre député maire nous a affirmé que les échanges auxquels il participe au Parlement sont autrement animés que ceux du conseil municipal…
A l’heure où il nous disait cela, il n’avait mis les pieds à l’Assemblée Nationale que pour récupérer sa mallette (marron) et se faire tirer le portrait.

Faut pas rêver…

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