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Droit

AGDE - Pour le rassemblement de la gauche avec Benoît Hamon

Cette campagne présidentielle ne ressemble à aucune autre, car sont successivement sortis de la liste des candidats possibles, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande et Manuel Valls (et la liste va inévitablement s’allonger). Il convient donc de garder la tête froide et de bien réfléchir. Reste en lice d’abord la candidate du Front National que […]

Cette campagne présidentielle ne ressemble à aucune autre, car sont successivement sortis de la liste des candidats possibles, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande et Manuel Valls (et la liste va inévitablement s’allonger). Il convient donc de garder la tête froide et de bien réfléchir. Reste en lice d’abord la candidate du Front National que médias et sondages placent en tête. Beaucoup de Français la suivent, par désespoir devant la persistance dun chômage de masse (même s’il a commencé à refluer). Ils ne réalisent pas les conséquences de son éventuelle élection : un programme qui consiste à faire la chasse aux “étrangers” (en fait des hommes et femmes devenus Français par leur naissance en France ou par naturalisation), qui ne peut que provoquer des tensions mortifères dans la société française. Quant à son programme de sortie de notre pays de l’Union européenne et de l’Euro, il nous garantit une régression économique et sociale conduisant droit au chaos et à l’appauvrissement de notre pays. La tentation serait alors grande pour le FN de recourir à des mesures autoritaires, en changeant les responsables des secteurs clefs, en étouffant les médias, faisant ainsi basculer notre pays dans une semi dictature, comme actuellement en Turquie ou en Hongrie. La venue du FN au pouvoir est donc le premier risque à combattre. Il est bon de rappeler que le FN est le parti qui traîne le plus grand nombre de casseroles judiciaires, tant au niveau national que municipal.

Le second risque à combattre est celui du candidat de la droite classique, François Fillon. S’il est normal que ce courant de pensée présente un candidat, rappelons nous que Fillon avait brandi – pour éliminer Sarkozy – sa supposée “honnêteté”. Or l’affaire retentissante des emplois présumés fictifs qu’il aurait octroyés à son épouse, dévoilée par le Canard Enchaîné, a sérieusement réduit son capital de voix. Après avoir proclamé qu’il se retirerait s’il était mis en examen, il a changé de position et affirmé vouloir aller “jusqu’au bout”, en prétendant que toute l’affaire était un noir complot du parti socialiste.  Mensonge éhonté, qu’il partage avec Marine Le Pen… Le parquet financier a fait condamner à une peine sévère (3 ans de prison ferme) Jérôme Cahuzac le ministre socialiste qui avait ouvert un compte bancaire à l’étranger pour ne pas payer ses impôts, preuve de la totale impartialité de la justice.

Quant au candidat Fillon, son programme – qui prévoit notamment une suppression massive de fonctionnaires – (500 000 !) il serait une purge imbuvable pour les Français qui ne veulent absolument pas diminuer le nombre de policiers, d’agents hospitaliers et d’enseignants, d’autant que son affaire judiciaire disqualifie Fillon pour prôner une austérité qu’iI veut prodiguer aux Français mais pas à lui-même.

Troisième candidat Emmanuel Macron, qui séduit beaucoup, paraît-il. Cet homme qui se dit “neuf” se fait un plaisir de glaner les ralliements de cadors fourbis de la droite, tel Delevoy, Borloo et Bayrou, lequel qualifiait il y a trois mois son nouvel ami  de “représentant des forces de l’argent” et d’”hologramme”… auxquels il faut ajouter quelques députés PS sortants, qui croient innocemment ainsi sauver leurs sièges. Macron proclame être ni de gauche ni de droite (air bien connu de la part des hommes de droite “honteux”) mais prône la suppression de 120 000 fonctionnaires et de la taxe d’habitation (sans dire par quoi il la remplacera, bonjour le trou dans les finances communales…) Reconnaissons lui cependant une vertu, il est résolument hostile au FN. En revanche, s’il est élu, vu l’hétérogénéité de ses soutiens, il est peu vraisemblable qu’il ait une majorité parlementaire et donc puisse gouverner.

Venons enfin à la gauche. Comme chacun sait, au second tour de sa primaire, c’est, à la surprise générale, Benoît Hamon qui l’a emporté contre l’ancien premier ministre Manuel Valls. Il est donc devenu le candidat du PS tout entier, puisque tous les candidats  de la gauche ont juré qu’ils appuieraient le gagnant quel qu’il soit. Promesse que François de Rugy, l’écologiste candidat au premier tour des primaires, s’est empressé de fouler au pied en rejoignant Macron, gagnant ainsi le titre du plus rapide retourneur de veste…. Mais la grande majorité des responsables du PS à tous les niveaux jouent le jeu et soutiennent le candidat du PS, Benoît Hamon.

Benoît Hamon est un homme honnête, modeste et sympathique, mais aussi habile et déterminé : il dispose d’une excellente équipe : Thoma Piketty économiste mondialement connu, spécialiste des inégalités qui combat les économistes libéraux qui abondent chez Macron ; Thierry de Montgolfier, ancien magistrat et grand ennemi des mafias ; Domique Méda, une sociologue spécialiste du droit du travail et de l’égalité professionnelle hommes/femmes et Alfred Spira, spécialiste de la recherche en santé publique, et bien d’autres.

Benoît Hamon a fait le maximum pour rassembler toutes les forces de gauche, une nécessité absolue pour éviter l’élection de Marine le Pen ou de Fillon, si on tient compte des sondages (même s’il faut les relativiser): 15 à 17% pour Hamon, 10 à 12% pour Mélenchon, 2% pour le candidat écologiste soit au total entre 27 à 31% des voix au premier tour, plus que le score prêté à Marine Le Pen. Hamon a réussi, ce que personne ne prévoyait, à rallier à sa cause les écologistes dont le candidat Yannick Jadot s’est désisté en sa faveur. Il est d’ailleurs le seul candidat à avoir complètement et vraiment intégré dans son programme la transition écologique, un sujet qui concerne tout le monde.

Seul Jean-Luc Mélenchon se refuse obstinément à faire l’union à gauche derrière Benoît Hamon. Animé d’une agressivité pathologique envers le PS, il oublie que Benoît Hamon a réuni 1,2 millions de voix à la primaire de la gauche, soit beaucoup plus que les quelques milliers qui ont désigné Mélenchon à la tête de la France insoumise. Une seule solution pour élargir le rassemblement de la gauche, donc avant le premier tour le 23 avril, se mobiliser autour de Benoît Hamon ! 

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