AGDE PRESSE - La "pénible dérive" du journal l'agathois confirmée devant les tribunaux

La publication l'Agathois n'a vraiment plus le vent en poupe. C'est le moins qu'on…

La publication l'Agathois n'a vraiment plus le vent en poupe. C'est le moins qu'on puisse dire !

Déjà fragilisé depuis de nombreuses années par la presse numérique, bien plus réactive et plaisante, avec des publications gratuites en temps réels, accompagnées de photos couleurs et de vidéos, le format du journal l'agathois, resté figé dans une édition papier payante, hebdomadaire et en noir et blanc, n'a pas su évoluer avec le temps et surtout prendre à temps le virage numérique. Aujourd'hui, cette édition souffre cruellement de ce manque d'anticipation.

Les limites du copier coller

Malgré tout, une frange de la population est encore attachée à cette édition qui fait partie de l'histoire d'Agde depuis 1887. Pourtant, le copier coller des articles déjà parus dans la presse numérique a ses limites et il revient surement à son directeur de publication d'essayer de trouver des sujets nouveaux pour essayer de garder l'intérêt des lecteurs. Nous avons souvent le loisir de retrouver dans ce journal nos propres textes et photos qui y sont reproduits sans aucune autorisation mais cela est certainement une solution de facilité pour ce journal qui parait à bout de souffle.  

Un choix politique affirmé pour l'agathois

La couverture de la dernière campagne des élections municipales était surement un bon moment pour ce journal de rebondir et d'essayer enfin de produire des articles originaux qualitatifs. Et autant dire que Vincent Mirande s'est grandement démarqué en la matière mais pas forcément là où on l'attendait. Son implication au départ “journalistique” dans le débat démocratique local a finalement rapidement pris une orientation “politique”, en prenant délibérément et ouvertement fait et cause pour un seul candidat, systématiquement mis en avant dans cette publication.

Durant tout le premier trimestre 2020, les unes du journal à l'effigie de Thierry Nadal se sont enchaînées. Pour certains observateurs de la vie politique locale, cette succession de titres à la gloire de Thierry Nadal en devenait même risible. Mais pas pour tous.

Dénoncé par la majorité municipale 

En février, Jérôme Bonnafoux, adjoint au maire de Gilles d'Ettore, signait une tribune dénonçant la lente dérive de cette publication hebdomadaire. “Chaque semaine, les Unes se succèdent systématiquement, désobligeantes, voire injurieuses pour Gilles D’Ettore, et ridiculement élogieuses pour le candidat sans étiquette. Les textes adressés par les soutiens de Gilles D’Ettore ne sont plus publiés et les billets rédigés par le directeur de publication, Monsieur Vincent Mirande, totalement orientés“, affirme l'élu qui précisait également “Il serait aussi plus transparent que Monsieur Mirande qui court les marchés pour distribuer les tracts de son favori, dont il porte ostensiblement le badge de campagne à la boutonnière, s’exprime clairement pour affirmer ses préférences. Cela serait plus honnête vis-à-vis de ses lecteurs“.

Un choix politique au final pas vraiment assumé par le directeur de l'Agathois

Quelques jours après la publication de cette tribune, Vincent Mirande faisait citer devant la juridiction des référés du Tribunal Judiciaire de Béziers, l'auteur de ces propos et le journal herault-tribune pour les avoir publiés.

Pour lui, ces propos étaient totalement faux et constitutifs d’une diffamation publique. “Ces propos participent à la déconsidération professionnelle d'un journaliste, lequel a l'obligation déontologique d'informer le public en toute indépendance et objectivité.» affirme t-il dans son assignation.

5 000 euros au titre de réparation du trouble provoqué

Vincent Mirande demandait alors la suppression de l’article litigieux intitulé «pénible dérive», sollicitait l’insertion de la publication du sens de la condamnation sur le journal hérault-tribune.com pendant une durée d’un mois et demandait 5 000 euros au titre de réparation du trouble provoqué.

Que diable, M. Mirande était donc très remonté contre cette publication que nous avions osé publier !

Quelques petits soucis de droit dans la requête de l'Agathois

Emporté par sa fougue, le directeur de l'agathois s'était tout de même, (et une fois de plus), un peu pris les pieds dans le tapis. En premier lieu, son avocat indiquait dans sa requête que M. Mirande était journaliste professionnel. Cela constituait en fait un usage de fausse qualité puisque M. Mirande n'est pas titulaire d'une carte de presse.

L'autre souci, dans sa requête déposée auprès du tribunal, c'est qu'il avait oublié l'exception de vérité dans les affaires de diffamations publiques. En d'autres termes, des propos ne peuvent pas être considérés diffamatoires du moment qu'ils sont tenus de bonne foi et relatant une situation de vérité

Et, sur le coup, un petit tour d'horizon sur les photos publiées sur la page facebook du candidat Nadal lui-même ne pouvait plus tromper personne. On peut y apercevoir à plusieurs reprises, Vincent Mirande, l'homme meurtri par les propos indiquant qu'il prenait parti dans la campagne pour le candidat Nadal, bras dessus, bras dessous avec ce même candidat, et portant le coupe vent aux couleurs de ce même candidat !

Il n'a donc pas été difficile de démontrer devant le Tribunal la véracité des propos publiés dans nos colonnes et qualifiés de diffamatoires par Vincent Mirande. Des témoins se sont même présentés à la barre pour affirmer que Monsieur Vincent Mirande distribuait régulièrement des tracts sur les marchés pour Monsieur Nadal. Une audience à laquelle ne s'était d'ailleurs pas présenté M. Mirande, peut-être un peu mal à l'aise dans ses baskets !

Le Tribunal ne s'y est pas trompé

Dans son jugement rendu ce 16 juillet, le juge a très clairement indiqué que l’Agathois a manifestement exprimé, “dans ses unes et dans le contenu des articles qu’il publie, une opinion assumée sur les candidats, que de plus certaines préférences dans l'orientation des titres apparaissent évidentes” et que l'auteur de l'article qui avait dénoncé cette orientation n'avait pas “dépassé sa juste liberté d'expression“.

Par ces motifs, le Juge des référés, statuant publiquement, a débouté Monsieur Vincent Mirande de l’intégralité de ses demandes et l'a condamné aux entiers dépens.

Soyons clairs !

Il n'a jamais été reproché à l'Agathois d'avoir pris parti dans cette élection, c'était son droit le plus strict. Il aurait juste pu honorer sa démarche, en l'assumant pleinement, au lieu de venir encombrer les tribunaux avec une procédure dans laquelle son directeur est venu jouer faussement le rôle de la vierge effarouchée.

Dans son édition du 23 janvier 2020, ce même journal publiait la citation suivante : “ Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques“.

C'est bien vrai et manifestement il est encore plus difficile pour certains de les assumer ! 

 

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