Archipel de Thau Méditerranée : fusion des offices du tourisme et lancement d'une nouvelle marque de destination

Reportage

Lancement d'une nouvelle marque de destination : "Archipel de Thau destination Méditerranée".

François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle Méditerranée et Kelvine Gourvernayre, Vice-présidente de l’Office de Tourisme Intercommunal ont présenté la nouvelle marque de destination : “Archipel de Thau destination Méditerranée”.

Qu’est-ce qu’une marque de destination ?

Une marque de destination est une marque territoriale appliquée à une destination touristique. Le but est de construire une image correspondant à une destination à promouvoir. La marque de destination est très souvent le nom géographique du territoire. L’image de celle-ci a une influence directe et positive sur l’intention de revisite et de recommandation.

« L’OTI Archipel de Thau, véritable vitrine et moteur de la destination, sera porteur d’une identité commune forte, garantissant une visibilité accrue pour l’ensemble des partenaires à l’échelle nationale et internationale. »

Des objectifs forts 

L’agence toulousaine Hôtel République, accompagnera l’office de tourisme dans sa communication qui s’articulera autour de trois axes :  

⁃ Un tourisme toute l’année. Il y aura un travail conséquent pour mettre en place un tourisme quatre saisons. Cela va se faire grâce à des événements culturels tout au long de l’année et en misant sur le tourisme gourmand. Un axe fort également autour du nautisme et des sports nautiques sous toutes leurs formes.

⁃ La qualité partout et pour tous. L’office de tourisme souhaite se tourner vers un tourisme plus qualitatif et c’est d’ailleurs pour cela que dans la « version 14 communes » un pôle spécifique est dédié à la qualité. Le souhait est la montée en gamme, que ce soit dans les services internes ou le service des professionnels.

⁃ Un tourisme écoresponsable. Axe fort, le tourisme écoresponsable fait la force du territoire. La diversité de paysage s’inscrit malheureusement dans la fragilité et c’est donc essentiel de la préserver.

Une communication territoriale englobante

La marque de destination Archipel de Thau va être déclinée en fonction des spécificités. Gourmand, vivant, éclatant, appétissant, relaxant, ressourçant, … autant d’adjectifs qui vont être utilisés pour avoir un impact avec les visuels. La campagne va être mise en place dès le mois de janvier sur de nombreux supports et en priorité sur les cibles de clientèle. Il va y avoir des campagnes d’affichages, mais aussi des campagnes digitales, un des tournants majeurs de la fusion. Tout au long de l’année, la marque Archipel de Thau sera déclinée sur le territoire. Il y aura de grosses phases de communication au niveau national, une au printemps et une à l’automne. L’idée est de travailler sur un tourisme quatre saisons et pas uniquement en été. Du côté de l’international, l’office de tourisme travaille avec les aéroports de Montpellier et de Béziers. Une campagne est prévue en janvier à Amsterdam ainsi qu’en Suisse à l’automne.

Une fusion-absorption

Au 1er janvier 2022, les Offices de Tourisme de Sète, Balaruc-les-Bains, Frontignan, Marseillan et Mèze fusionneront avec l’Office de Tourisme Intercommunal « Archipel de Thau ». Il se composera de 62 salariés et disposera d’un budget de 5,5 millions d’euros.

 « Nous avions déjà un Office de Tourisme Intercommunal qui était constitué de 10 communes et de stations classées. Marseillan, Balaruc et Frontignan ne faisaient pas encore parti de cet office, même si nous mutualisions déjà des actions de promotion. La démarche, est de créer une seule structure pour avoir une force bien plus importante. Que ce soit en termes de promotion et de développement. Il s’agit vraiment d’agir collectivement pour le territoire, pour l’emploi et aussi pour les professionnels. Le comité de direction est constitué d’élus des villes de l’Agglo et de socioprofessionnels. Nous avons une répartition presque à 50-50. C’était très important pour nous que ce comité soit constitué de professionnels. Cela représente la force des collectivités territoriales. Sans les acteurs économiques qui font le territoire, nous ne pourrions pas faire de développement touristique. Nous allons avoir une mutualisation des compétences qui va être précieuse pour promouvoir la destination. Ce sera un budget de 10 % qui sera consacré à la promotion, ce qui équivaut à peu près à 500 000€ » détaille Kelvine Gourvernayre.

Comme souligne Marie Christine Fabrederoussac, Présidente de l’Office de Tourisme de Marseillan : « Nous allons devenir la première OTI de France, à nous d’en faire un monument. Il faut que l’on ne parle que de nous sur la région Occitanie ! Ce qui était important pour moi au départ, c’est ce qu’allait devenir mon équipe. Je ne voulais pas qu’elle soit laissée à l’abandon et qu’elle n’ait plus de travail. C’est tout à fait l’inverse qui s’est produit, ils sont revalorisés et chacun a trouvé sa voie donc ce qu’ils allaient faire ».

Le plus gros Office de Tourisme de France

François Commeinhes indique que : « depuis 2017, nous avons travaillé sur ce rapprochement avec l’ensemble des offices de tourisme des différentes communes labellisées ou non. C’est un travail particulièrement important qui a été mené par l’ensemble des présidents, des vice-présidents, des agents et du personnel, sous la houlette de Tiphaine Collet. Après une année particulièrement soutenue et de travail acharné, je crois que l’on arrive maintenant au bout de ce rapprochement. Pourquoi ce rapprochement ?  Pour être maintenant un Office de Tourisme parmi les plus gros de France ! Ce n’est pas une question de poids ou de taille, mais c’est surtout du point de vue de la résonance de l’attractivité de notre territoire. Sur la Méditerranée nous allons être maintenant incontournable. C’était vraiment nécessaire de faire le tour de la diversité, de l’attractivité de notre territoire, de nos produits, de nos territoires. Que ce soit dans le domaine de la plaisance, du thermalisme, de la viticulture, de la pêche et surtout du bien-être. Cela permet d’avoir une force de frappe financière beaucoup plus importante que ce que l’on pouvait avoir séparément. Nous avons également une grande motivation de l’ensemble des professionnels du territoire. La force de frappe est démultipliée. Nous nous réjouissons de cette avancée qui marque un tournant important pour le développement et le rayonnement de notre territoire. Je rappelle, qu’ensemble, nous devenons l’un des plus gros offices de tourisme de France. De quoi rivaliser avec les principales destinations de la Méditerranée et peser sur la politique touristique menée au niveau départemental, régional et national. Ensemble nous portons de nouvelles ambitions pour le territoire et nous nous dotons des moyens nécessaires pour les atteindre. Ce nouvel office de tourisme intercommunal est un outil de développement économique, il nous permettra de répondre aux nouvelles attentes des visiteurs de plus en plus nombreux à choisir des destinations engagées en faveur de la transition écologique et doté d’une offre qualitative et variée. C’est ensemble et aux côtés des professionnels que nous serons capables de nous réinventer ».

Du côté du budget

« Aujourd’hui on a un budget qui est l’équivalent des budgets consolidés de l’ensemble des offices de tourisme. À terme cela devrait baisser, mais nous savons que dans les regroupements, les trois premières années le budget a tendance à grossir plutôt qu’à diminuer. Après, cela va se faire avec une montée en compétences de l’ensemble des 62 salariés. Au niveau du budget, nous estimons les recettes de la taxe de séjour pour 2022 à 2,693 millions d’euros et le potentiel supplémentaire à 1 million d’euros. Il y a donc un gros travail d’optimisation de cette taxe à faire. Si nous parvenons à augmenter les recettes, cela viendra en grande partie en déduction de la subvention accordée par Sète Agglopôle Méditerranée. L’idée est vraiment d’inciter les gens à circuler sur le territoire, que les flux de visiteurs soient mieux répartis et donc les retombées économiques aussi. Les retombées économiques du tourisme c’est 809 millions d’euros par an et 19,5 % d’emploi local. » précise Tiphaine Collet, directrice de l’office de tourisme Archipel de Thau.

Du côté des socioprofessionnels

Kelly Bevan,responsable adjointe de la maison Noilly Prat explique que : « les socioprofessionnels accueillent cela avec beaucoup de positivité, c’est une démarche qui s’inscrit tout à fait dans ce que nous avons besoin. Aujourd’hui, on ne peut plus être seulement sur sa commune ou sa filière. Le marché du tourisme est mondialisé, il est itinérant et donc cela répond bien aux besoins de la clientèle. Cela nous paraît cohérent, que ce soit pour notre filière, notre maison et pour les socioprofessionnels en général. Aujourd’hui cela se concrétise avec une vraie feuille de route et avec des indicateurs de performance qui sont très ambitieux. C’est important que le collectif reste soudé, car avec cette crise c’est très dur. C’est important également que l’on garde tous nos spécificités. Elles sont tellement fortes que nous n’avons pas peur de nous noyer dans ce beau et grand territoire. Nous sommes tous sûr de notre individualité, donc nous apportons tous au collectif ».

Cette communication beaucoup plus territoriale et englobante permettra un meilleur maillage du territoire. Cela permettra également une meilleure identification du territoire dans son ensemble, tout en gardant les spécificités de chaque destination

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