Architecture : Sou Fujimoto à Montpellier pour lancer L'Arbre Blanc

Premier projet en Europe pour l'architecte japonais mais seconde et dernière « Folie du XXIe siècle » à Montpellier, "L'Arbre blanc" est un « objet » architectural unique inséré entre l'hôtel de région et la faculté d'économie Richter sur les rives du Lez, avec vue imprenable sur la ville. Une certaine idée de la culture nippone mâtinée de Méditerranée, entre sérénité et audace. « Ce n'est pas un programme immobilier, c'est un poème » a dit Stéphanie Jannin, adjointe à l'urbanisme à la Ville de Montpellier, elle-même architecte de métier, en présence de l'équipe conceptrice*.

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Une architecture unique de 17 étages et 56 mètres de haut

Les « Folies du XXIe siècle » lancées sous la mandature Mandroux ont permis aux architectes retenus de s’affranchir des contraintes d’urbanisme. Hormis la hauteur imposée des programmes, ils ont pu donner libre cours à leur talent. L’Arbre blanc est l’exact reflet de cette philosophie aujourd’hui écartée par la municipalité Saurel. L’Arbre blanc cultive les particularités : une parcelle de faible taille (seulement 2 400 m²), une hauteur de 49,90 mètres pour le dernier niveau de plancher (56 mètres en hauteur totale), 190 terrasses pour 110 logements d’exception du T2 au T5 dont 7 en duplex, un bar panoramique et un espace partagé réservé aux copropriétaires en toiture, un espace d’art avec atelier d’artiste et un restaurant en rez-de-chaussée et mezzanine au 1er étage.

Il va s’élever au rythme d’un étage tous les 7 jours

L’Arbre blanc c’est aussi une silhouette organique aux formes végétales qui rappelle la prêle des rives du Lez, à défaut un arbre blanc se déployant vers le soleil de la Méditerranée. Un projet « lyrique » donc – un poème pour Stéphanie Jannin – mais très complexe dans sa conception. Le chantier a démarré depuis un mois et demi mais entre dans son vrai enracinement. Pendant deux mois, les équipes techniques vont creuser sur 3 niveaux pour créer 3 strates de sous-sols dédiés aux caves et 150 places de parkings (50 par niveau). Puis L’Arbre blanc s’élèvera au rythme d’un étage tous les 7 jours (il en comptera 17). A souligner la faible emprise au sol : 650 m² par niveau.

Gilbert Ganivenq, le PDG du groupe Proméo et Sou Fujimoto. © HJE 2016 Daniel Croci

 

Sur les pas de Le Corbusier

Sou Fujimoto a été inspiré par la nature, la Méditerranée, l’empreinte de Le Corbusier et sa cité radieuse de Marseille dont il était fan durant ses études d’architecte. Lui et les coconcepteurs ont voulu expérimenter une nouvelle harmonie de vie. Caractéristiques de l’architecture, les longues terrasses en porte-à-faux (7 mètres de long) sont positionnées de manière alternée, pour jouer à la fois un rôle d’espace de vie, d’échange, d’ombrage pour les terrasses inférieures et d’occultation visuelle pour préserver l’intimité. Des jardinières intégrées avec arrosage automatique devraient permettre de créer des claustras végétaux naturels. Autre performance, L’Arbre blanc bénéficie de 40 % de surfaces vitrées, contre 18-19 % en réalisation standard.

Un espace d’art ouvert

Au rez-de chaussée prendront place un restaurant et un espace d’art (300 m² et 3,20 m sous plafond). Ce dernier accueillera tous types d’expressions artistiques : des arts plastiques bien sûr – Gilbert Ganivenq, fondateur du groupe Promeo, est également un amateur d’art avisé – mais aussi de la poésie, etc. L’espace d’art jouxtera un atelier d’artiste de 250 m² au 1er étage pour accueillir des talents extérieurs à la région et internationaux, et «  faire tourner » la collection d’œuvres d’art Ganivenq. ” Il ne s’agira pas d’une galerie d’art puisqu’il n’y aura pas de ventes, a annoncé Gilbert Ganivenq. Nous pourrons même en lien avec les écoles de la Ville accueillir des scolaires… “

L’équipe Conceptrice : Gilbert Ganivenq (Proméo), et les architectes Sou Fujimoto, Mana Rachdi (OXO Architectes) et Nicolas Laisné © HJE 2016 D Croci

Pas un chef étoilé mais une brasserie de grande qualité

Le promoteur souhaiterait que le restaurant et le bar panoramique fonctionnent ensemble. «  Je ne recherche pas un chef étoilé mais plutôt une brasserie de grande qualité » a indiqué Gilbert Ganivenq, PDG du groupe sétois Proméo, initiateur du projet. Il souhaite aboutir d’ici trois mois, pour prévoir l’aménagement du lieu de restauration dès septembre prochain et ouvrir dans deux ans. La fin espérée des travaux de L’Arbre Blanc est annoncée pour juin 2018 (à quelques mois près, précise toutefois le promoteur).

Dix appartements encore à la vente

Côté commercialisation, L’Arbre blanc s’est négocié au prix moyen de 5 200 et 5 300 euros du mètre carré, avec un fort delta allant de 4 200 euros jusqu’à 6 500 euros du m², au vu de la typologie des appartements (du T2 au T5) et de leur positionnement (17 étages). Curieusement, c’est une clientèle de proximité, c’est-à-dire locale et régionale à 70%, qui a répondu présent, et pour l’ensemble il s’agit d’une acquisition en résidence principale ou pour un investissement patrimonial. Seuls 4 à 5 acquéreurs étrangers, venus de Suisse et du Royaume-Uni, ont été séduits par L’Arbre Blanc. Il reste une dizaine d’appartements à la vente, correspondant au « traditionnel désistement technique de 10 % que tous les promoteurs rencontrent au lancement de leur réalisation », a indiqué Gilbert Ganivenq

 

* Les partenaires sur ce projet sont : Groupe Proméo, Crédit Agricole Languedoc-Roussillon, Evolis Promotion, Opalia Urban Workshop. Les architectes : Sou Fujimoto Architects (Tokyo), Nicolas Laisné (Laisné Roussel, Paris), Mana Rachdi (OXO Architectes, Paris).

 

L’Arbre Blanc, Sou Fujimoto architecte, Montpellier. Groupe Promeo L’Arbre Blanc, Montpellier.

 

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