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Droit

Au delà… par Olivier Goudou

Novembre est le mois au cours duquel les vivants font mémoire de leurs défunts.En préface de «la mort intime», François Mitterrand écrivait «nous vivons dans un monde que la question effraie et qui s’en détoure. Des civilisations, avant nous, regardaient la mort en face (…)  Jamais peut-être le rapport à la mort n’a été aussi […]

Novembre est le mois au cours duquel les vivants font mémoire de leurs défunts.
En préface de «la mort intime», François Mitterrand écrivait «nous vivons dans un monde que la question effraie et qui s’en détoure. Des civilisations, avant nous, regardaient la mort en face (…)  
Jamais peut-être le rapport à la mort n’a été aussi pauvre qu’en ces temps de sécheresse spirituelle où les hommes pressés d’exister paraissent éluder le mystère».

Dans le passé lointain, déjà l’homme préhistorique ressentait le besoin d’organiser des funérailles.
Le choix des modes funéraires et l’entretien des tombes incombent aux familles.
La gestion des cimetières est de compétence communale.

A Bessan, une procédure de reprise administrative de tombes en déshérence vient de commencer.
C’est une procédure longue et complexe consistant à ré-attribuer des concessions soit arrivées à leur terme soit présentant des dommages nécessitant des travaux d’entretien et de réparation.

En début de procédure, les panneaux apposés sur place en ce temps de Toussaint relèvent plus d’une volonté de prévention et d’information que de coercition.

Mais, il est important de savoir que même une concession achetée pour perpétuité (ce qui n’est plus possible aujourd’hui à Bessan) n’est jamais à l’abri d’une éventuelle procédure en reprise administrative pour les motifs évoqués. Et la déshérence semble suffire, ce qui relativise le caractère «à perpétuité» pour une tombe qui ne serait plus visitée mais qui ne présenterait pas de dommages.

Avec la pression démographique et le vieillissement de la population, les choix en matière de gestion du cimetière se posera avec acuité d’autant qu’il est demandé d’avoir une disponibilité sur cinq ans d’avance. Or, le cimetière vieux est presque complet, C’est pourquoi, l’aménagement de la troisième tranche du cimetière est déjà programmée.

Cette actualité amène à proposer des aménagements et améliorations pour le cimetière  :

1 – proposer la réfection du dépositoire (cf photo) :
le dépositoire est la tome communale dans laquelle les cercueils en attente d’une concession sont déposés temporairement. Situé dans le cimetière neuf, ce dépositoire nécessite un sérieux travail de réfection. Un habillage de plaques de marbre rendrait cette concession plus digne.

2- proposer la  transformation d’un monument en columbarium (cf photo) :
En hauteur de l’allée centrale du cimetière vieux, un monument communal domine.
Il semble que ce monument soit inutilisé. Vu la probable hausse de la crémation, il serait sûrement intéressant de transformer ce  lieu en columbarium. En comparaison, le columbarium du cimetière neuf offre 24 cases sur environ 6 m2 alors que la surface approximative du monument objet de la proposition serait approximativement de 30 m2 au sol.

3 – proposer la réfection d’une tombe présentant un intérêt architectural et le maintien de sa concession «à perpétuité» (cf photo) :
Ce monument funéraire du XIX ème siècle ressemble beaucoup à la tombe de Napoléon Ier.
Il s’agit d’une tombe deux enfants en bas âge décédés en 1880 et 1881.
Il semble que se soit une concession d’une famille Dupont. Les prénoms des enfants sont « Pierre, Louis, Gustave»  pour l’un et ‘Charles, Léon, Emmanuel, Paul » pour l’autre.     
Il va de soi que conserver une tombe en déshérence ne peut que rester exceptionnel mais l’idée peut se justifier lorsque la sépulture témoigne d’un intérêt architectural et patrimonial.

4 – proposer de réfléchir à un cadre paysager pour le futur cimetière :
La Ville envisage l’extension d’une nouvelle tranche du cimetière.
Il serait bien que cet espace soit arboré et végétalisé, de préférence avec des essences méditerranéennes qui soient faiblement consommatrices d’eau.
Arborer et végétaliser la future  extension est d’autant plus important que le cimetière neuf
compte beaucoup moins d’arbres et d’espaces fleuris que le cimetière vieux.

Du temporaire au temporel, convenons bien sûr du caractère trans-partisan de ces propositions…
ce qui mérite bien quelques «concessions» pour mieux passer «au-delà » de nos clivages,
d’où le titre.

Olivier Goudou,
Conseiller municipal

Nota : Comptant sur les performances de Google et des moteurs de recherche, les noms des familles dont les tombes font l’objet de reprises administratives sont ci-après rapportées. Cela peut permettre d’élargir la connaissance à leurs descendants internautes :

Montgravier, Barral-Bosc, Blayac-Belpel, Levère-Benezech-Coste, Mestre, Pascal Gleizes (+1857)
Prosper Aubin (+1864) et Caroline Faure (+1886), Jean Roqueblave époux Vidal (+ 1870),  
Marie-Louise Chaillès veuve Fourès (+ 1878)-Marie-Thérèse Daurel (épouse Challiès+1878)- Anne Daurel veuve Fournier (+1891), Pierre Dupont (1876-1880) et Charles Dupont (1878-1881), Mathilde Virgues épouse Laurent Vidal (+1887), famille Sauvayre, Charlotte Bourdou épouse Gabriel Taury (+1889) et Gabriel Taury (+1893), Berthe Couillat née Malafosse (+1893), RoseCoustol (épouse Vacassy + 1905) et Jean Vcassy (+1895), Célestin Vidal (+1887) et Joséphine Vidal née Bergon (+1904), André Navech (+1941) et Yvonne Navech (née Roucayrol +1956)
Le docteur Etienne Reul ancien administrateur de l’hospice de Bessan (+1908) Georges Reul (+1897 à 1 mois) et Joseph Reul juge rés le Tribunal civil de St Pons, famille Beauclair-Pastre, Marie Augé, famille Saroques, Julie Escudié épouse Mage (+1919),- Sophie Mage née Bénezech (+1926)-François Mage (+1957), Antoinette Ardanuy (+1971), Romain Bulens (+1970), Françoise Massip (+1955)
 

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