Avant-programme du 31e Printemps des Comédiens (du 30 mai au 1er juillet 2017)

Pour sa 31e édition, le Printemps des Comédiens recevra Isabelle Huppert, qui prêtera sa voix à l’œuvre de Sade. Cette édition sera portée par des artistes majeurs ainsi que de jeunes créateurs. Ariane Mnouchkine et son Théâtre du Soleil présenteront leur dernière création, et les formes de la production théâtrale française mais aussi européenne les plus diverses seront explorées…

• Théâtre : “Une chambre en Inde” du 30 mai au 10 juin 2017, par le Théâtre du Soleil dirigé par Ariane Mnouchkine.
Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil proposent leur nouvelle création collective imprégnée par le chaos du monde et inspirée par le Terukkuttu, forme traditionnelle de théâtre indien. Comme la désespérance n’est pas le genre de l’unique et brillant Théâtre du Soleil, la troupe à le courage et l’ambition de créer une comédie qui affirme la force vitale du théâtre face à la peur que génère le monde. Une expérience collective, pour nous tous. A ne pas manquer !

• Cabaret : “Terabak de Kyiv” du 1er au 4 juin 2017, par STEPHANE RICORDEL & DAKH DAUGHTERS.
Un spectacle inattendu, proche de l’univers du cabaret, fait de beauté, de virtuosité, d’humour dans une version fantasque et survitaminée. Des artistes de cirque sur leur trampoline, trapèze ou encore mât chinois seront portés par les chanteuses et comédiennes ukrainiennes les Dakh Daughters. Six filles, multi instrumentistes, usant des techniques vocales insoumises des chanteuses traditionnelles, seront les « monsieur loyal » de ce moment à partager.

• Théâtre : “First Trip” du 1er au 3 juin 2017 par KATIA FERREIRA/LE 5EME QUART
First Trip est le nom donné à la première étape d’un travail de traduction théâtrale, celle du roman de Jeffrey Eugenides, Virgin Suicides, que l’adaptation cinématographique de Sofia Coppola a rendu célèbre en 1999. L’intrigue donne parole à des hommes qui enquêtent sur un événement traumatique de leur jeunesse : le suicide de leurs voisines, les sœurs Lisbon, cinq adolescentes d’une famille puritaine dans l’Amérique mutante des années 70.

• Cirque “Funambule”, du 2 au 4 juin 2017 par PIERRE DEAUX / suivi de la performance “Floe” de JEAN-BAPTISTE ANDRE et VINCENT LAMOUROUX.
“Funambule” revêt une forme courte longuement mûrie. Résultat d’un travail précis, ciselé où rien ne peut être laissé au hasard. Moment suspendu à 5 mètres du sol où la peur côtoie le plaisir. Une expérience, préparée avec soin mais qui finalement est à chaque fois nouvelle.
Floe est la rencontre entre un danseur et une œuvre d’art. Ce dialogue constant entre un corps et un étonnant relief change les repères, ceux du public comme ceux de l’espace, où se joue cette installation-performance. L’homme apparaît, disparaît, se suspend, glisse. Persévérant, il joue et déjoue de ce qui fait obstacle, résiste.

• Théâtre : “Angelus Novus” du 2 au 4 juin par SYLVAIN CREUZEVAULT
Nous manquons de démons, ces autres-de-nous. Ils nous manquent. Les temps en sont vides. Les Idoles sont partout, la guerre entre leurs grimaces. Dans leurs plis, l’insoutenable silence des Démons. Le nôtre n’est pas Méphistophélès, nous le nommons Baal, Seigneur des mouches. Il s’agit d’écrire un Faust contre son propre mythe, un AntiFaust, et de donner le titre de la pièce à son démon, un Angelus Novus. C’est un éloge du pire visiteur du soir, notre locataire qui ne paye même pas son loyer, et nous dit être «une partie de cette force qui, éternellement, veut le mal, et qui, éternellement, accomplit le bien.»

• Théâtre forain : “Le jour du grand jour” du 4 au 8 juin par le THEATRE DROMESKO.
Dans cet impromptu nuptial et turlututu funèbre on trouve des chansons tristes, des robes de mariées à foison, des discours décousus et des regards qui en disent long. Laissez-vous prendre par le rythme hypnotique de ce cortège de la vie, à la saveur douce-amère. Tout se terminera, comme toujours chez Dromesko, autour d’un verre partagé.

• Théâtre : “Les bas-fonds” du 8 au 10 juin par ERIC LACASCADE (d’après MAXIME GORKI)
Sur fond d’une Russie révolutionnaire, Maxime Gorki décrit la vie d’un groupe de déclassés, d’exclus, vivant à la marge de la société moscovite. D’un monde ancien en train de disparaître à un monde nouveau qui n’a pas encore vu le jour, la communauté des Bas-fonds est à la dérive. Les pires monstres y surgissent comme les plus belles chimères. Chacun lutte avec l’énergie du désespoir pour sa survie. Dos au mur, comment vivre ? En totale rupture avec la loi, sociale et morale, les personnages de Gorki tentent de rester debout et, même, de s’envisager un avenir.

• Théâtre : “Lenga” du 8 au 10 juin par LE GDRA.
Dans Lenga, premier volet de son nouveau triptyque, La Guerre des natures, le GdRA continue de creuser la notion de diversité. Sur scène, chorégraphiés par Julien Cassier, quatre interprètes, musiciens, acrobates, danseurs et comédiens puisent dans leurs chairs et font vibrer Lenga comme un seul corps.

• Cirque : “Circulations libres” du 6 au 11 juin” par MARTINE LEROY / CENTRE DES ARTS DU CIRQUE BALTHAZAR.
Ainsi, les voilà sortis du chapiteau. Ex situ, à la manière d’une faune sauvage échappée dans le parc ! Pour mettre à l’épreuve leurs capacités de surprise et d’inédit, pour perpétuer l’extra-ordinaire par effractions furtives, ou pour mieux conserver leurs forces perturbatrices ? Se risquer au dehors : libérés du lieu, pour explorer d’autres possibles, d’autres jeux turbulents et d’autres fantaisies. Les voici non plus seulement nomades chez les sédentaires, mais aussi circassiens insolites dans la nature, afin de questionner l’économie fonctionnelle des signes, de perturber les habitudes et de réenchanter le monde : pour conserver l’espèce circassienne !

• Théâtre forain : “Le dur désir de durer” du 13 au 17 juin par le THEATRE DROMESKO.
Plus qu’une histoire, Dromesko nous propose un voyage où flotte un parfum d’Espagne, et des tableaux, entre poésie et performance, comme ce ballet cinématographique, de personnages qui tentent de résister au vent, à contre-courant, ou ce défilé d’hommes et de femmes, au travers du temps et des époques, qui tracent leur chemin, à l’image de l’humanité. Il n’y a plus qu’à se laisser emporter…

• Théâtre : “Les restes” du 13 au 15 juin, par CHARLY BRETON / LE 5EME QUART.
En dépit de tout un ensemble de savoirs, de discours, d’idiomes et de représentations, en dépit de toute une organisation sophistiquée de mesures, qu’elles soient cognitives, juridiques, curatives ou répressives, il demeure au sujet des sujets jugés pauvres comme un reste que rien ne semble pouvoir définir ; comme s’il y avait toujours au sujet du pauvre une autre pauvreté : celle de pouvoir dire la pauvreté et le sujet, la pauvreté des pouvoirs du dire et celle du pauvre pauvre en parole, «ordurier» qu’il serait avec la langue. C’est dans cette marge du réel, du langage et de la pensée, que Les restes raconte son histoire des préjudiciés.

• Théâtre : “De la démocratie en Amérique” du 15 au 17 juin, par ROMEO CASTELLUCI / SOCIETES.
Librement inspiré de l’essai de Tocqueville. Roméo Castellucci part à la découverte d’une fête oubliée où la tragédie retrouverait sa première fonction : être le double nécessaire et obscur du jeu politique, rappeler l’errance des êtres et le dysfonctionnement originel de toute organisation humaine.  ATTENTION: spectacle en italien surtitré en français. 

• Cirque : “Fall, fell, fallen #s” du 15 au 17 juin, par le LONELY CIRCUS.
Dialogue entre un acrobate et un musicien électro autour de jeux d’équilibre et de déséquilibre sur des objets improbables. Née de la rencontre entre un musicien avide d’expérimentation et un circassien non moins aventureux, ce spectacle invente un drôle de cirque électro minimal. Un bel engagement artistique pour un spectacle total et tout public, présenté ici dans sa version plein air et bi-frontale.

• Cirque : “Bêtes de foire” du 16 au 26 juin, par la compagnie BETES DE FOIRE – PETIT THEATRE DE GESTES.
Dans un chapiteau trop petit, ces deux-là nous accueillent dans leur univers, une petite piste ronde cernée d’un atelier où s’entassent chapeaux, tissus, matières. Entourés d’une clique de personnages fictifs -funambule, homme orchestre, acrobates…- ils s’acharnent à donner l’illusion d’un spectacle de cirque, tant dans dans son imaginaire que dans son émotion. Un vrai cirque aux proportions réduites.

• Fête de la Musique le 21 juin : CARTE BLANCHE A FOLIES LYRIQUES.
Après le succès des dernières éditions, Folies Lyriques et le Printemps des Comédiens s’associent encore pour concocter une joyeuse Fête de la Musique. Tout le parc du domaine d’O sera ouvert gratuitement et accueillera tous les styles musicaux. Et toutes les voix, fil conducteur de la nuit, qu’elles viennent du classique, du jazz, des musiques du monde, de la chanson française, du rock… Un beau brassage où les genres se mêlent et où les professionnels côtoient les amateurs.

• Théâtre : “Songes et métamorphoses” du 23 au 25 juin, par GUILLAUME VINCENT / CIE MIDIMINUIT
Un spectacle-hommage aux pouvoirs de l’imagination. Un kaléidoscope en deux volets : Les Métamorphoses, suite de tableaux contemporains inspirée d’Ovide, puis Le Songe d’une Nuit d’Eté, un sommet de la comédie Elisabéthaine où tous, de la forêt féérique à la cour d’Athènes, se voient livrés aux jeux cruels de l’amour et du hasard.

• Théâtre / création : “Suspens(e)” du 23 au 25 juin, par BELA CZUPPON / L’AUTRE THEATRE.
Jouant sur les deux sens du mot suspense, les acteurs de l’Autre-théâtre vont nous entraîner dans l’univers des films d’Alfred Hitchcock et aussi dans des expérimentations scéniques défiant la pesanteur. En suivant une intrigue de roman noir en équilibre sur les différences qui nous traversent, ils vont proposer des moments de suspense, de suspension physiques et psychiques. La polysémie de ce titre, «Suspens(e)», et les perspectives qu’elle engendre, nous permettront de chercher, bien au-delà du cinéma, des relations, des situations qui mettront en valeur les acteurs différents de l’Autre-théâtre.

• Théâtre : “Sentiments connus, visages mêlés” les 30 juin et 1er juillet, par CHRISTOPHE MARTHALER.
Que se passe-t-il quand des individus – des acteurs par exemple – se retrouvent vingt-cinq ans plus tard sur les lieux de leur reconnaissance ? Pour Christoph Marthaler – grand maître de la mise en scène des décalages infimes – les sentiments et les visages semblent dotés d’un énorme potentiel d’extensibilité. Cela ne se voit pas forcément de l’extérieur, mais parait agir subtilement sur certains organes, les yeux ou les tympans. Que reste-t-il de ces personnages après tout ce temps passé ? Sont-ils encore eux-mêmes ? Sont-ils des pièces de musée ? Sont-ils des revenants ? Et surtout, quelle science peut-elle en décider ? ATTENTION : spectacle en allemand surtitré en français.

 

Informations pratiques

Ouverture de la billetterie le 20 avril 2017 : BILLETTERIE@PRINTEMPSDESCOMEDIENS.COM

Printemps des Comédiens
Domaine départemental d’O
178 rue de la Carrierrasse
Montpellier
Contact billetterie : 0467636666

www.printempsdescomediens.com

 

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