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BESSAN - COMMUNIQUÉS DE L 'ENTENTE DEMOCRATIQUE BESSANAISE

Charlie, où es tu ? N'est pas Charlie qui veut ! L'un de nos…

Charlie, où es tu ?

N'est pas Charlie qui veut !

L'un de nos sympathisants en a fait l'amère expérience qui, pour quelques moqueries – certes maladroites mais bon enfant – sur une page Facebook (privée) s'est vu illico convoqué à la mairie, menaces à peine voilées, pour le faire taire. L'esprit du 11 janvier, qui avait vu fleurir des discours si inspirés, s'est manifestement évaporé, tant il est vrai que la liberté d'expression est toujours plus facile à défendre quand elle s'en prend aux autres qu'à soi-même… Dommage, car la discussion, même vive, vaut toujours mieux que l'intimidation.

Chez Charlie, on se serait contenté d'en rire…

Pas sûr, en revanche, que feu Charb, Cabu et autres camarades d'infortune auraient pris avec autant de rigolade les scores toujours plus alarmants enregistrés par le Front national aux dernières élections départementales. Car il n'y a plus là, franchement, matière à plaisanterie. On aura beau jeu de répéter que la classe politique a la déconfiture qu'elle mérite, que les petites gens en ont assez d'être ignorées, si ce n'est méprisées, et que certains malaises, bien réels, ont été trop facilement occultés par les pouvoirs en place, qu'ils aient été de gauche comme de droite. Il n'empêche.

On ne peut se satisfaire de voir les plus démunis, ceux qui souffrent et désespèrent, se tirer ainsi une balle – mais dans le pied celle-là -, en votant à contre-emploi pour des discours d'exclusion qui les enfonceront, à terme, encore davantage dans la misère. Faut-il le rappeler, la haine de l'autre n'a jamais, dans l'histoire, fait durablement remonter l'estime de soi.

Espérons donc qu'il en aille en politique comme en météorologie, et qu'après l'hiver qui vit souffler un vent politique plutôt glacial, le printemps incitera les cœurs à plus de chaleur. Nous y veillerons, modestement, en continuant d’œuvrer pour des politiques plus solidaires et en titillant sans méchanceté, mais sans complaisance, nos élus.Quitte parfois à ne pas les faire rire.


C'est jugé.

Par un arrêt du 3 mars, la Cour d'Appel de Montpellier a condamné Robert Raluy pour diffamation publique à l'égard d'Olivier Goudou. La Cour motive son arrêt en ces termes : « Robert Raluy a commis une faute civile engageant sa responsabilité. Cette faute a créé un préjudice moral à Olivier Goudou tant par la fausseté du fait imputé à tort que par le retentissement que lui a donné sa publication sur internet. Ces agissements fautifs de Robert Raluy l'obligent à réparer le dommage causé à Olivier Goudou qui estime à 1 € le montant de cette réparation ». La partie civile limitait sa demande à l'euro symbolique. Par ces motifs, la Cour déclare Robert Raluy « entièrement responsable du dommage moral causé à Olivier Goudou » et à verser la somme d'un euro au titre de dommages intérêts. En outre, Robert Raluy est redevable du droit fixe de procédure auquel la décision de justice est assujettie, laquelle est d'un montant de cent soixante neuf euros 

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