BESSAN - La lutte contre les cancers en sept lettres (1ère partie)

La lutte contre les cancers en sept lettres (1ère partie) P commela PREVENTION et développement…

La lutte contre les cancers en sept lettres (1ère partie)

P commela PREVENTION et développement de l’épidémiologie des cancers
A comme l’AIDE morale et éventuellement matérielle aux familles de malades, conjoints survivants et aux enfants orphelins
D comme le DEPISTAGE  précoce par le développement et la recherche de tests biologiques et immunologiques    
R comme la RECHERCHE et application de nouvelles  thérapeutiques immuno-pharmacologiques et biologiques
I comme l’INFORMATION du grand public par une propagande susceptible de sensibiliser l’opinion, et recherches d’actions communes avec d’autres associations.    
M comme les «MALADIES» mais aussi «MISE en œuvre d’actions pour améliorer les relations personnel soignant-malades-familles»  
E comme  «ENVIRONNEMENT» des malades à humaniser par la création ou la gestion de centres d’accueil près des hôpitaux

Sept lettres, quatre membres  fondatrices ,  une volonté et une association : c’était en 1981, la P.A.D.R.I.M.E naissait.

Liées l’une à l’autre, chacune de ces sept lettres explique le but : «l’aide à la sensibilisation du public, à la prévention et au développement de la recherche thérapeutique des maladies liées à l’environnement ».

Maud Chouin , Carmen Forestier, Paulette Laffitte et Aline Goudou sont les quatre femmes souffrant du cancer du sein à l’origine de la Padrime.

A l’orée de la quarantaine, Paulette et Aline sont les premières à nous quitter.

Le compte-rendu de la première assemblée générale de l’association rappelait leur engagement en ces termes : «elles ont ressenti le besoin de communiquer leur émotion, leur angoisse, leur désarroi, mais aussi leur immense espoir de voir cette maladie vaincue par la science».

Cette association s’est lancée sous l’impulsion de Christiane Esteves (1). Ecoutons ses propos dans le Midi-Libre en juin 81 : «cette association a été créée pour les malades et pour les familles des malades atteints de cancers. En s’unissant, il s’agit d’aider psychologiquement et moralement les nouveaux malades». Puis, Christiane qui était la laborantine du Docteur Serrou et la coordinatrice du groupe poursuivait : «également, notre but est de développer le dépistage précoce, puisque le pourcentage de guérison peut être augmenté si la maladie est découverte assez tôt. Et dans ce domaine, nous nous intéressons au dépistage des allergies et des maladies cardio-vasculaires. Enfin, nous participons à l’animation de la pharmacologie dans le Languedoc-Roussillon».

Outre l’appel à la générosité publique pour financer le traitement des cancers par l’interféron (2) la vocation première de la Padrime consistait à développer un tissu humain et solidaire pour les malades et par les malades. Le conjoint d’une d’elles écrivait alors : «ce fléau redoutable et envahissant sape progressivement non seulement la résistance physique du patient mais atteint surtout son psychisme, ce qui nécessite l’affection de sa famille et le soutien de son entourage d’amis et de toute une population». Il poursuivait : «qui peut mieux ressentir les besoins, qui peut mieux persuader le public que les malades atteints de cette terrible maladie?».

Au fil de ces trente années, l’action de l’association  s’est concentrée sur la collecte de fonds, principalement à Bessan, le village d’Aline.  Maud vivait à Moulin de Bizanet (Aude), Paulette et Carmen vivaient à Béziers, Mme Esteves vivait à Lunel. Toutes sont décédées. La vocation régionale s’est estompée mais l’action généreuse et continue des bénévoles bessanais (passés comme actuels) a permis la pérennité de la Padrime. C’est grâce à eux que l’association existe depuis trente ans et qu’ils en soient chaleureusement remerciés, félicités, encouragés. Toutes et tous les bénévoles actuels participent à cet effort.  A l’instar des fondatrices, elles et ils confectionnent des objets vendus sur les marchés. Sur les stands de «l’Eau vive» lors de la première kermesse, en juin 81, les malades vendaient des ouvrages faits de leurs mains : poteries, peintures sur bois, peinture sur soie, dentelle, rotin, émaux, bijoux, photos décor.

Pour l’anecdote, la toute première affiche de cette toute première kermesse représentait un soleil sur fond orangé et vitaminé. Chacun des rayons de ce soleil renvoyait vers chacune des lettres du sigle «P.A.D.R.I.M.E».

«Fends le cœur d’un homme , tu y trouvera un Soleil» dit un proverbe africain. C’est ce Soleil qu’exprime la générosité publique pour collecter les fonds destinés à la recherche. C’est aussi ce Soleil qu’exprime la volonté des bénévoles et des biens portants pour soutenir cette action de bienfaisance. C’est encore ce Soleil qu’exprime le souvenir pour les défuntes et  l’affection des familles pour leurs malades. Et des malades entre eux. Pour eux, les cures par les rayons (radiothérapie) ne suffisent pas : le soutien moral doit rayonner de l’espérance jusqu’à la pleine lumière de la guérison. 

Louis Goudou,

A suivre… la deuxième partie à cet article s’intitulera «parole d’experts sur les cancers» et présentera une synthèse de revue de presse datant de la création de la PADRIME.

Nota :    Information par Henri Druilhe : la vidéo du repas du trentenaire de la PADRIME sera mis en ligne dans le courant de la semaine du lundi 9 mai

(1) Christiane Esteves était la coordinatrice de l’association. Elle n’était pas des malades fondateurs mais elle a impulsé la Padrime pour collecter des fonds pour financer la recherche par l’Interféron. Dans les années 80, elle était laborantine du Dr Serrou, cancérologue. Mme Estèves est décédée au Crès le 19 janvier 2007.

(2)  Une note de la Padrime à l’origine renseigne sur ce qu’est l’interféron : «l’interféron est une substance qui aide à l’élimination des cellules étrangères à l’organisme. Il est produit naturellement par tout individu. Cependant, dans certaines circonstances, une carence dans l’immunité cellulaire abaisse le taux de production et les maladies cellulaires se déclarent. Un apport d’interféron peut, dans certains cas, aider à retrouver cette résistance immunitaire et par conséquent aider à lutter contre la maladie»

Henri Druilhe informe  a réalisé ci dessous la vidéo du repas du trentenaire de la PADRIME 



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