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Droit

BEZIERS - COMPTE-RENDU DE MA RENCONTRE AVEC LE MEDEF par Nicolas COSSANGE

Mercredi dernier (le 6 juin), j'étais invité comme tous les autres candidats des circonscriptions de l'Ouest Hérault à une rencontre avec l'antenne biterroise du MEDEF. Pendant une heure, les responsables locaux nous ont détaillé ce qu'ils attendent des Députés de la future Assemblée Nationale. Ils nous a été proposé par la suite de signer une charte, […]

Mercredi dernier (le 6 juin), j'étais invité comme tous les autres candidats des circonscriptions de l'Ouest Hérault à une rencontre avec l'antenne biterroise du MEDEF.

Pendant une heure, les responsables locaux nous ont détaillé ce qu'ils attendent des Députés de la future Assemblée Nationale. Ils nous a été proposé par la suite de signer une charte, que je n'ai bien sûr pas signé à la différence de Mme Ménard (FN), de M. Aboud (LR) ou encore de Mme Voyer (En Marche). Les Députés n'ont pas plus de compte à rendre aux organisations patronales qu'ils n'en ont à rendre à un quelconque Président de la République ou tout autre sauveur suprême, ils n'ont de compte à rendre que devant les citoyens et citoyennes qui les ont élu.

Comme vous vous en doutez les revendications patronales ne sont pas celles que je porte, avec Nadia Mateu, dans cette campagne électorale.

Cela ne m'empêche pas d'entendre le constat qui est tiré par le MEDEF sur la situation économique du biterrois. La destruction de l'emploi industriel, producteur de richesses, est la première cause du fort taux de chômage (plus de 20%, le double de la moyenne nationale) et par extension du fort taux de précarité (plus de 40%, plus du double de la moyenne nationale). La relance économique ne passera que par le retour des emplois industriels détruits ces dernières années. Un emploi industriel c'est 3 emplois induits dans les commerces et les services.

En revanche je combats les propositions que porte le MEDEF. Selon ses responsables biterrois, le problème du travail viendrait du Code du Travail, du manque de flexibilité des salariés et de la Prud’homie. Leurs propositions nous ont d'ailleurs été remises dans un « petit livre bleu » qui ressemble à s'y méprendre aux projets d'ordonnances d'Emmanuel Macron, au programme de la Droite et l'Extrême-Droite et surtout à une revanche sur les rares avancées que nous avions arrachées dans la rue face à la Loi Travail du Parti Socialiste.

La première difficulté des entreprises trouvent leur source dans l'enchaînement des cures d'austérité qui ont été faites ces dix dernières années. Loin de résoudre la crise, elle n'ont fait qu'aggraver la récession de notre économie. De l'argent il y en a pourtant, généreusement distribué via le CICE. Loin de créer le million d'emplois que promettait Pierre Gattaz (souvenez-vous de son badge !), ce dispositif à servi à rémunérer grassement les actionnaires ! A peine quelques dizaines de millier d'emplois créés, combien de supprimés dans la même période ?

PCF 2

Le problème des grandes entreprises c'est l'accaparation des richesses par les actionnaires et les carnets de commande en berne ! Nous l'avons vu récemment à Alstom-Belfort, quand les pouvoirs publics investissent pour relancer la production, l'entreprise tourne. Dans le même temps la Cameron à Béziers réalisait un plan social supprimant 250 emplois dans l'indifférence politique générale du gouvernement et de la Mairie d'Extrême-Droite ! Dans le même temps, suite aux promesses du Conseil Régional, la SNCF annonçait, pour la première fois depuis 23 ans de luttes contre la fermeture, que le dépôt de Béziers avait un avenir industriel. La lutte continue pour passer des paroles aux actes.

PCF 3

Nous proposons de mener un double combat, une politique publique de planification pour relancer les commandes et une lutte pour une meilleure répartition des richesses au profit du Travail et non du Capital.

Dans les petites et moyennes entreprises, dans le commerce et les services, le problème c'est le pouvoir d'achat en berne et non la possibilité de disposer de salariés corvéables et jetables ! 50% de notre PIB provient de la consommation des ménages. Nous proposons donc de réévaluer toute la grille salariale sur la base d'un SMIC à 1800€ brut immédiatement et net en fin de législature, de réévaluer les retraites, les minimas sociaux et les pensions, le point d'indice des fonctionnaires.

Nous vivons en 2017, les avancées technologiques peuvent nous permettre de vivre mieux, de travailler mieux, moins et mieux payé. Ensemble, avec les candidats PCF / Front de Gauche à l'élection législative et partout au quotidien par la suite, battons nous pour une meilleure répartition des richesses, pour un Code du Travail du 21éme siècle, pour donner un avenir et un espoir de vie et de travail meilleur à la jeunesse. Cet avenir et cet espoir, il ne se trouve pas dans les propositions du MEDEF reprises par la Droite, l'Extrême-Droite et la social-démocratie qui a trahi.

PCF 4

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