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Béziers : le tribunal déclare la corrida légale, la réaction de Robert Ménard

La corrida à Béziers fait l'objet de joutes juridiques entre les pros et les anti-corrida. Le tribunal de la ville qui s'était penché à la demande de la SPA, sur la légalité de cette tradition vient de trancher.

La société protectrice des animaux qui avait assigné le torero biterrois Sébastien Castella, la ville de Béziers et Robert Margé l’ancien directeur des arènes, pour faits d’actes de cruauté et de complicité sur des animaux tenus en captivité, vient d’être déboutée et condamnée à payer 4500 euros de frais de justice. Le procès en citation directe intenté pour “sévices graves et actes de cruauté envers un animal” a finalement confirmé la légalité de la corrida.

robert menard

Une tradition locale ininterrompue

Présent à l’audience le 24 mars dernier, le maire de Béziers a immédiatement réagi à l’issue du délibéré : ” C’est une grande victoire pour la tauromachie biterroise. C’est une tradition locale ininterrompue à Béziers depuis le XIXe siècle et c’est ce que vient de rappeler la justice. La tauromachie, même si elle est moins prisée aujourd’hui qu’hier, mérite d’être défendue. Je l’ai dit à la barre : si je ne suis pas un grand aficionado, si je peux comprendre qu’on n’aime pas la corrida, je me battrai toujours pour la défendre. Elle fait partie de notre culture, de notre histoire, de nos traditions, de ce sud que nous aimons. Pour toutes ces raisons j’y suis profondément attaché. »

Pour rappel, la ville de Bayonne qui avait également fait l’objet d’une assignation au tribunal par la SPA, avait également gagné le procès. Béziers comme Bayonne et d’autres villes françaises peuvent organiser des corridas au nom de traditions tauromachiques ininterrompues.

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Commentaires

  1. CORRIDAS : FORCE EST RESTÉE À LA LOI !

    Mercredi 5 mai 14 heures, le prononcé du Tribunal correctionnel de Béziers est tombé ; tombé particulièrement sur la tête de la petite trentaine de liberticides venus soutenir la Spa qui voulait faire condamner le torero Biterrois Sébastien Castella, l’ancien directeur des arènes Robert Margé et à travers Robert Ménard la Ville de Béziers pour « sévices graves et actes de cruauté envers un animal ». Le verdict déboute totalement cette association de toutes ses demandes et en plus la condamne à payer 1500 euros à chacun des trois attaqués. C’est sous les acclamations que la centaine d’aficionadas et d’aficionados venus à l’appel de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois sur le parvis du Palais de Justice ont entendu Benoit d’Abbadie maire ad-joint en charge de la Tauromachie et Olivier Margé annoncer ce verdict. Après Bayonne, la Tauromachie restera à Béziers « Ville de Culture taurine ».
    En fait, l’action de la Spa consistait de s’attaquer au 7eme alinéa de l’article 521-1 du Code pénal autorisant les corridas «lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée » ce qui est depuis 1859 le cas à Béziers. Un texte de loi jugé conforme à la Constitution française par le Conseil constitutionnel en septembre 2012.

    Cette association animaliste – plutôt que de perdre de l’argent devant les tribunaux correctionnels ayant bien d’autres choses à juger – devrait se consacrer à ce qu’elle est censée faire : recueillir, soigner et faire adopter les chiens, chats et autres animaux abandonnés et arrêter ses procédures perdues d’avance contre les protagonistes des corridas de Carcassonne, Dax, Nîmes, d’Arles… Les décisions des tribunaux de Bayonne et Béziers devraient lui servir de leçons…

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