Béziers : l’industrie de l’hydrogène décarboné donne de l’oxygène au territoire avec "Genvia"

Parmi 41 projets choisis dans le cadre du Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) portant sur les technologies d'hydrogène décarboné, 10 sont Français et un, Genvia, à Béziers, avec la création de 500 emplois et de gros investissements à la clé.

Les investissements annoncés par l’Europe et la France font briller les yeux des collectivités. Entre le Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC), France Relance et France 2030, des milliards d’euros vont être investis dans les technologies de l’hydrogène décarboné considéré par beaucoup comme l’énergie du futur. Genvia située à Béziers va bénéficier d’apports importants pour sa production d’électrolyseurs.

Comment ça marche ?

La France ne cache pas sa volonté d’être à la pointe de l’hydrogène décarboné. Une énergie obtenue par l’électrolyse de l’eau qui en sépare les deux éléments chimiques, l’oxygène et l’hydrogène. En utilisant une électricité bas carbone (nucléaire, éolienne, solaire…) au cours de cette opération, l’hydrogène obtenu est “vert”. On comprend alors l’intérêt que le résultat aurait pour la transition énergétique et le développement durable.

Les besoins de Genvia

Genvia sera donc en mesure d’augmenter sa capacité industrielle et sa technologie axée sur l’électrolyse à haute température, moins consommatrice d’énergie et qui produit plus de molécules d’hydrogène. De quoi faire de l’entreprise un des leaders du secteur et redorer le territoire biterrois. Le site nécessitera plusieurs hectares de terrain pour développer son activité. Entre la zone de Mazeran aux mains de Sem Viaterra dont le président est le maire de Béziers Robert Ménard et plusieurs sites appartenant à la Région ciblés du côté de Montady et Colomiers, Genvia occuperait une surface importante au détriment sans doute d’autres entreprises du cru en quête de foncier.

Les investissements

L’industrie de l’hydrogène décarboné pourra bénéficier, d’une part, du Plan France relance, présenté en septembre 2020, qui annonçait 7 milliards de fonds publics. Le plan France 2030, lui, prévoit 2 milliards supplémentaires destinés à dix technologies d’avenir. Preuve en est que le pays ambitionne de se faire une place de choix dans le développement des énergies du futur. Le Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC), lancé en décembre 2020 par 23 Etats de l’UE et la Norvège, est lui aussi tourné vers les technologies de l’hydrogène. Dès lors, la commission européenne peut autoriser les Etats à apporter des aides massives à des projets industriels. Sur les 41 projets retenus, 10 sont Français. C’est pourquoi la France leur réserve plus de 2 milliards d’euros auxquels s’ajouteront plus de 3 milliards de fonds privés.

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