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Biodiversité régionale : Une étude plébiscite des mosaïques de zones protégées et non protégées

Une forte biodiversité régionale dépendrait entièrement de l’existence de mesures de protection plus diversifiées selon les chercheurs.

Le journal Plos Biology a dévoilé les résultats d’une étude réalisée par un consortium de scientifiques issus de différentes institutions. Parmi celles-ci figurent l’Université de Montpellier, le CNRS, l’EPHE-PSL et quelques laboratoires montpelliérains. Le rapport a mis en exergue la faible différence de nombre d’espèces entre les aires protégées et les zones no-protégées directement adjacentes aux activités humaines. L’étude démontre aussi que la biodiversité dépend en grande partie de la stratégie de gestion de l’écosystème appliquée à un territoire.

Pour parvenir à de telles conclusions, le consortium s’est appuyé sur les données de 5500 espèces de différentes régions du monde. Ainsi, ils ont analysé les études réalisées sur les récifs coralliens indo-pacifiques, les oiseaux du nord de l’Amérique ainsi que celles des plantes poussant dans les Alpes françaises. En tout, ils ont étudié et comparé l’état de la biodiversité de 655 aires protégées et non protégées. Au final, les chercheurs pensent que la mise en place d’une mosaïque de mesures de protection permettra de faire perdurer une meilleure diversité des espèces à l’échelle régionale.

L’activité humaine influe durablement sur la biodiversité

L’étude réalisée par le consortium de scientifiques fait remarquer que les espèces les plus protégées, celles répertoriées sur la liste rouge de l’IUCN, sont plus présentes dans les aires protégées. Le rôle de ces dernières sur la conservation n’est pas à démontrer. Elles contribuent quand même à la préservation des animaux les plus menacés (58 % des poissons, 7 % des plantes et 11 % des oiseaux). Par contre, les auteurs soutiennent qu’en termes de nombre d’espèces, il n’y a pas de réelle différence entre une zone protégée et une autre exposée aux activités anthropiques.

Adaptabilité

Mieux encore, il semble que plusieurs d’entre elles se sont plutôt adaptées à la proximité des hommes. En effet, l’étude démontre qu’entre 12 et 15 % d’espèces vivent uniquement dans des zones proches des activités humaines. Les scientifiques en concluent que le bénéfice apporté par les aires protégées serait assez marginal sur le maintien du niveau de diversité, même si, apparemment, des études manquent sur ce sujet. Les scientifiques pensent aussi que le nombre d’espèces ne doit pas être considéré comme étant le seul indicateur de l’état de santé d’un écosystème.

Dans tous les cas, l’étude soutient que les activités humaines ont modifié l’état de la biodiversité à l’échelle régionale. Si certaines espèces se sont bien adaptées aux milieux anthropiques, d’autres ont besoin d’une protection plus rigoureuse. C’est pour cette raison que les auteurs soutiennent la création d’une mosaïque de mesures de protection.

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