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CAP D'AGDE -  LA CHRONIQUE  NATURISTE  par Pierre ADONIS - Semaine du 9 au 14 juillet 2016

CAP D'AGDE -  LA CHRONIQUE  NATURISTE   par Pierre ADONIS .Ecrivain, naturiste, blogueur, passionné par…

CAP D'AGDE –  LA CHRONIQUE  NATURISTE   par Pierre ADONIS .

Ecrivain, naturiste, blogueur, passionné par la vie , épicurien, hédoniste, parfois libertin, Pierre ADONIS est un des nombreux nombreux personnages qui font que le Village Naturiste dans son immense diversité est devenu une destination internationale reconnue appréciée par les uns, villipendée par d'autres .

Entre naturistes puristes et les nouveaux  adeptes de  la ” liberté  décomplexée ” dans le respect de chacun , Pierre ADONIS nous propose une chronique hebdomadaire afin, de mieux faire découvrir cette partie du Cap d'Agde , pour vous convaincre , vous séduire peut être , mais à minima vous faire mieux connaitre ce Village de l’intérieur au delà des clichés voir des tabous .. 

Pour débuter cette premièer chronique Pierre nous présente une interview d'une jeune artiste peintre très talentueuse qui expose au Village Naturiste du Cap d'Agde. sa réputation a déjà dépassé les frontières il s'agit de  Sandra Guibot.


Interview de Sandra GUIBOT par Pierre ADONIS


Sandrot, alias Sandra Guilbot de son vrai nom, est née en 1989 à Marseille. Elle dessine dès son plus jeune âge et réalise son premier portrait à l'âge de 11 ans. Ses parents, comprenant alors l'étendue de son talent ont pris conscience qu’elle ne savait pas seulement griffonner des dessins d'animaux et des paysages, mais qu’elle savait capturer l'esprit et l’essence d'une personne. Son destin d’artiste venait d’être lancé. Ne s'épanouissant pas à l’école, après la troisième, elle se dirigera vers une école d'art où elle trouvera sa place. Artiste atypique, douée d’un talent fou, en 2010, elle remporte le 1er Prix d’Art Contemporain. S’ensuivent de nombreuses expositions aux quatre coins de France, puis des projets avec d’autres artistes, dont le peintre Michel Uttaro. Graphiste, Sandrot aime à s’essayer aux arts visuels et multiples. De l’œuvre érotique à la plus classique, son pinceau use de tout son charme pour en faire des petits bijoux aux détails incroyablement riches et chamarrés de couleurs presque atypiques. Sandra Guilbot expose ses œuvres tout cet été au Cap d’Agde naturiste à la boutique de Kelly et Fanny, Au Bonheur des Dames à Port Ambonne, deux jeunes femmes sensibles à l’art qui ont eu un véritable coup de cœur pour les œuvres sensuelles de Sandrot. Rencontrer cette jeune femme aux talents arc-en-ciel est devenue une évidence.

Votre nom d’artiste Sandrot, vient d’une contraction entre votre prénom Sandra et votre nom de famille Guilbot. En préparant notre interview, vous m’avez confié avoir choisi ce pseudonyme, car il faisait « masculin ». Le monde de l’art n’est-il pas un peu trop machiste ?

  • Il y a plusieurs années, quelqu’un m’a dit, si vous voulez percer dans la peinture, et dans l’art en général, en tant que femme, ça ne sera pas simple, il y a bien plus de reconnaissance pour les hommes que pour les femmes. Il en est ainsi depuis que le monde est monde, il faudra vous battre. Ce ne sont que des aprioris, c’est injustifié, mais nous devons faire avec. Regardez les grands chefs de cuisine, les étoilés sont presque toujours des hommes… Il en va de même avec bon nombre de professions ou d’artistes. La reconnaissance est surtout masculine. Si l’on vous pose la question de citer trois ou quatre grands peintres français, allez-vous avoir immédiatement avoir à l’esprit une peintre femme ? Je suis certaine que non… C’est l’inverse dans quelques autres domaines artistiques. Dans la littérature érotique par exemple, une femme écrivain aura bien plus de succès qu’un homme, les exemples sont nombreux, ne serait-ce que le célébrissime 50 nuances de Gray… Dès que l’on parle de passion, de sensualité et d’amour, les hommes craquent ! 

Pour rester dans ce thème de l’amour, vos toiles inspirent toutes à la passion, à la sensualité. Que ce soit dans l’expression d’une bouche, d’un visage, d’un corps nu, d’un animal, et même d’une voiture sportive, vous arrivez à sublimer les éléments, quel est votre secret ?

  • J’apprécie tout ce qui est beau, épicurien. L’être humain me fascine, les corps me fascinent, mais aussi les éléments, qu’ils soient naturels ou qu’ils soient des machines ou des constructions. Un corps nu, n’est pas forcement vulgaire, tout dépend de comment nous allons l’interpréter et tenter de le sublimer. Quelques-unes de mes créations ont été faites uniquement pour le Cap d’Agde, mon art « naturiste », tel que je le peins, dépasse le stéréotype du corps sans relief, sans beauté, sans âme en quelque sorte. La peinture est un état d’esprit, je développe le mien à ma manière, sans chercher la provocation visuelle. Ce n’est pas du tout nécessaire. Faire chic ne veut pas dire faire choc.

Petite, que dessinais-tu ?

  • J’adorais dessiner des écureuils ! Tout mon entourage me demandait pourquoi des écureuils, je ne pouvais apporter de réponses logiques. J’aimais sans doute ce petit animal, les enfants sont si surprenants ! Vers l’âge de onze ans, j’ai commencé à peindre des portraits, ce fut une vraie révélation, qui s’est transformée en passion dévorante. Le regard, l’expression d’un visage, sa forme, la couleur des yeux, le message qu’ils cachent sont des attirances qui me poussent à vouloir faire éclore sur ma toile vierge une partie de leurs secrets. Même petite, je voulais retranscrire les émotions, et sur un visage, elles sont si multiples que ça pouvait me prendre un temps considérable, mais souvent, j’arrivais à mes fins. Les émotions que je ressentais m’étaient personnelles, mais c’étaient celles que j’éprouvais au fond de moi. Je développais dans mes dessins une multitude de pensées, que j'accouchais sur mes feuilles. C’était magique. Plus tard, j’ai voulu donner encore plus d’expression à mes formes, j’ai donc utilisé d’autres textures, d’autres techniques, comme des taches, des couleurs que je lâchais au grès de mes inspirations. J’en suis venu à faire plusieurs séries, des femmes, des voitures, ou encore des animaux. Aujourd’hui chaque thème à sa déclinaison d’expression.

Vous êtes autodidacte pour un art, mais vous avez également suivi des études pour d’autres arts, racontez-nous ce parcours singulier.

  • Je suis autodidacte au niveau du portrait, d’un certain réalisme, par contre, mes études sont entièrement liées à l’art. J’ai fait un Baccalauréat technologique en volumes architecturaux, j’avais envie de découvrir d’autres techniques, comme les volumes et tout ce qui se rapporte à l’architecture. Ensuite, voulant exercer un métier en rapport avec l’art, tant pour ses techniques que ses secrets, par exemple, l’apprentissage du vieillissement des œuvres, la restauration d’une vieille toile, comment lui redonner une seconde jeunesse, la protéger afin qu’elle traverse sans encombre les années, j’ai donc fait un Master en restauration d’œuvre d’art. J’ai donc pu associer la partie cachée de l’œuvre et la création pure. Une œuvre doit-être protégée, elle doit nous survivre… 

Cette passion pour l’art en général, est-ce votre famille qui vous a donné cette passion ?

  • Pas du tout, ou peut-être, inconsciemment. Tous les deux sont dans l’informatique, ils sont très cartésiens. Par contre, j’ai un ancêtre qui était reconnu en tant qu’artiste, mon arrière, arrière-grand-père. Il s’appelait Hyppolyte Lazerges. Il était peintre orientaliste et compositeur.

Quel genre de peinture utilisez-vous ?

  • Je pense que j’utilise toutes les matières, ou presque. Encre, aquarelle, acrylique, gouache, huile, crayon, stylo ou posca, qui est un marqueur peinture avec à l’intérieur de l’acrylique.

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

  • Ils sont nombreux, mais je peux en citer quelques-uns : Françoise Nielly, elle refait le visage humain dans chacun de ses tableaux,  à coups de boutoir, à coups de couteau balafrés sur le visage. Les éclats de vie qui surgissent de ses tableaux naissent d’un corps à corps avec la toile. La couleur est lancée comme un projectile. C’est superbe. Un autre artiste que j’affectionne beaucoup, c’est Patrice Murciano, un artiste français très connu qui s'est fait remarquer par Jean-Paul Gaultier, pour sa création sur Madonna. Ses couleurs ainsi que son originalité sont exceptionnelles ! Il n'est intéressé que par la femme dans l’art. Cette femme « muse »,  il la reprend  en peinture avec un style qu’il nomme “Courbisme” en hommage aux courbes de la femme. J’aime de nombreux artistes pour leurs différences. La différence est une richesse artistique.

Vous avez une fille de quatre mois, que vous apporte-t-elle dans vos créations ainsi que vos inspirations ?

-Tout ! Elle est mon bonheur.  D’ailleurs, à ce sujet, elle m’inspire beaucoup pour un projet qui me tient terriblement à cœur pour l’hôpital Nord de Marseille, histoire d’offrir un peu plus de gaité pour les enfants. J’ai rencontré des représentants d’une association « Les cuistots du Cœur »,

Découvrez les toiles de Sandra Guilbot tout cet été au Cap d’Agde naturiste à la boutique Au Bonheur des Dames à Port Ambonne, mais aussi sur son site internet www.sandrot.com ainsi que sur son profil Facebook : Sandrot Guilbot, (Sandrot Artiste Peintre). Information Les Cuistots du Cœur : lescuistotsducoeur.fr

Retrouvez l’ouvrage de l’auteur Pierre Adonis et de sa compagne Laetitia Elle, le succès littéraire érotique  et atypique de l’été, « Cap d’Agde History X, 15 nouvelles vraies », dans les points presse du Cap d’Agde naturiste, à la boutique Un des Sens à Port Nature 1,  mais aussi à Agde, au tabac – presse – loto, 1 bd Jean Monnet. Profil Facebook : Pierre Adonis. www.cap-x.net  

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