Coworking : l'association Canopée recense pour mieux fédérer

Lise Bochu vient de créer l’association Canopée. Elle s’est donné pour mission de recenser ces lieux privés d’un nouveau type sur le territoire du grand Montpellier et aux alentours. Lise en dénombre déjà vingt-sept ! Et le mouvement s’amplifie…

Nouveau ? Pas tout à fait. Artistes – voir la Ruche et le Bateau-Lavoir créés au XIXe siècle – architectes et indépendants de la communication avaient initié cette forme d’économie collaborative structurée sans en faire une démarche à part entière. Mais les temps sont au réseau, à l’agilité et à la mobilité. La création de lieux collaboratifs est dynamique et s’installe durablement tant à Montpellier et Béziers que dans différentes communes héraultaises. Lise Bochu en a fait son credo. Passionnée par les nouvelles organisations du travail et les dynamiques insufflées par le télétravail, elle a créé le 1er juin dernier l’association Canopée, qui recense et souhaite fédérer les initiatives portées sur le grand Montpellier et Sète, et au-delà. « Pour moi, le coworking est un véritable mouvement avec des lieux reconnus, autonomes et qui ont pignon sur rue. Comme La Ruche, qui est une marque nationale de coworking (lire l’article pages suivantes) et qui porte une forte volonté éthique » explique Lise Bochu. Elle compare ces endroits à des couteaux suisses : « Ce sont des espaces où l’on peut venir travailler régulièrement ou occasionnellement, créer, gérer son administratif, sa communication, développer son relationnel et son réseau, disposer d’un équipement et d’un environnement professionnels sans investir, tester son activité, rompre l’isolement… ».

Regroupement de compétences

Mutualisation des moyens, regroupement de compétences pour un objectif donné, possibilité pour les créateurs d’entreprise de disposer de locaux et d’un environnement… telles sont les clés du succès de ces lieux nouveaux qui manquent toutefois de visibilité. C’est pourquoi Lise Bochu a eu l’idée de créer l’association Canopée. Pour elle, ce nom, allusion directe au microcosme naturel qui se crée dans les forêts tropicales et qui n’existe que parce qu’il y a d’abord la terre et le sol pour le soutenir, avant de porter haut les ramifications, fleurs et fruits, colle parfaitement à l’objectif de l’association. Elle précise : « Le coworking fait partie des nouveaux modes d’expression du travail reliés au monde de l’entreprise et de l’entrepreneuriat. La volonté de Canopée est de valoriser les lieux du réseau et la communauté de coworkers travaillant dans ces espaces collaboratifs, l’identité du gérant et les valeurs qu’il défend à travers son espace, les initiatives et l’éthique induites par ces lieux… ».

Rendre accessible l’univers du coworking

Lise Bochu veut aussi rendre accessibles la sémantique et l’univers du coworking et des nouvelles organisations du travail. Pour elle, on a trop vite fait d’associer coworking avec start-up et millenials… Or ce n’est pas toujours le cas. « Le coworking concerne aussi l’entrepreneur et même le demandeur d’emploi dans sa fonction d’aide et de services. Passer une journée dans un espace de coworking permet à une personne en recherche d’emploi de bénéficier d’un environnement de travail et de conseils pour répondre aux annonces, rédiger un CV, en faire faire la relecture… et surtout de débuter la création d’un réseau professionnel ».

27 espaces recensés

Vingt-sept espaces de coworking privés sont déjà recensés par Canopée. Il s’agit d’ateliers partagés de street artistes ou de plasticiens ; de Tiers-lieux qui agrègent cotravail, services, culture et loisirs… ; de fab labs cruciaux pour la création et le prototypage liés aux nouvelles technologies et au numérique ; et d’espaces de coworking

Depuis plus d’un an sur ce projet

Lise Bochu travaille depuis plus d’un an sur ce projet. Après une phase de rencontre avec l’ensemble des espaces de travail collaboratif de l’Hérault, à Montpellier, Sète, Claret, Saint-Martin-de-Londres, Pérols, Mauguio ou Assas… elle s’apprête à lancer à l’automne son offre de service et un site Internet dédié. Pour la coordination du projet, elle bénéficie de l’appui précieux de Marion Chauchard, qui a managé un espace de coworking à Madrid pendant un an et demi. La page Facebook* de l’association a été créée. « Canopée doit être une source d’informations, un réseau permettant aux espaces d’échanger et de créer une communauté d’acteurs, une ressource pour les structures d’accès à l’emploi comme la chambre consulaire, Pôle Emploi ou l’Etat… et drainer des gens vers ces lieux tout en leur donnant de la visibilité », conclut Lise Bochu.


Les 5 piliers de l’association Canopée, réseau facilitateur du travail collaboratif

– Établir un état des lieux de tous les espaces de travail collaboratif de Montpellier et sa région (une page Facebook est en ligne),

– Proposer d’adhérer à l’association pour créer un réseau local et fédérer les espaces qui le souhaitent autour d’une charte de valeurs communes et d’outils qui leur seront dédiés (le site Internet sera lancé à la rentrée),

– Qualifier des communautés de travailleurs par le biais d’interventions (ateliers, conférences…) leur donnant accès à des informations sur la typologie et les services des espaces du réseau,

– Organiser des événements thématiques destinés à faire découvrir les espaces des membres du réseau, leurs actions ainsi que leurs communautés,

– Participer au rayonnement des nouveaux usages du monde du travail et de l’entreprise en se positionnant comme une ressource forte sur le territoire de l’Occitanie.


* Page Facebook : canopeemontpellier
Contact Lise Bochu : bienvenuedanslacanopee@gmail.com

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