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Faits divers / Insolite

Crues du 1er au 4 Novembre

Contribution de Henri GLEIZES, président de la commission inondation Du 1er au 4 novembre, notre fleuve a connu une élévation de son niveau, lequel s’est stabilisé par endroits à la limite du lit mineur, c’est-à-dire de l’inondation.  (Les précipitations durant ces quatre  jours, ont  été faibles et éparses). L’exutoire du fleuve a donc pu compenser […]

Contribution de Henri GLEIZES, président de la commission inondation

Du 1er au 4 novembre, notre fleuve a connu une élévation de son niveau, lequel s’est stabilisé par endroits à la limite du lit mineur, c’est-à-dire de l’inondation.  (Les précipitations durant ces quatre  jours, ont  été faibles et éparses). L’exutoire du fleuve a donc pu compenser les entrées d’eau dans son lit.

Même si l’inondation n’était pas prévue il est intéressant de revenir sur le problème lancinant de la  mauvaise évacuation des crues dans notre très basse plaine,  et principalement de la transparence des Verdisses.

La Méditerranée, mer fermée et ensoleillée, n’a pas de grands courants de dérive, ni de courants de marée importants.  A cause de cette immobilité relative,  à la fin de l’été, cette mer  est un  réservoir énorme de chaleur latente.

Nous savons que les dépressions remontant la Méditerranée, depuis le Sud Est  arrivent saturées sur nos côtes et peuvent donner  des pluies orographiques en arrivant sur les hauts cantons. Mais les pluies faibles et éparses de ces quatre jours, nous appellent à visionner les cartes isobariques, et sans équivoque, durant ces quatre jours, des dépressions ont balayé le centre du pays en provoquant  dans le pays de Loire (pluies Cévenoles pour aux aussi)  et le centre de la France, des inondations.

Mais revenons à notre fleuve qui a évacué,  par son seul exutoire (1500 m3/s, valeur DDE), les très faibles pluies dont nous parlons plus haut.
La consigne est impérative pour  le canal du Midi : l’écluse ronde et celle de Portiragnes ont été fermées.
     Dans cette situation, le canal se comporte comme un vecteur.  L’eau débitée par le ruisseau Ardaillon, l’eau d’irrigation, les apports d’eau venant de l’Ouest (Libron, Ardaillon Ouest et Orb « étude d’impact du BCEOM -janvier 1988 ») viennent aggraver la situation hydraulique sur le plan quantitatif. En effet, toute cette eau s’est évacuée fortement, pendant les quatre jours en question, dans le fleuve Hérault,  par les clapets des ruisseaux du Mûrier et de Montmorency, amputant le volume d’expansion du fleuve (note 1).
Ne serait-il pas plus logique d’évacuer toute cette eau ( le cas se répétant lors de toutes les montées en crue) par le chenal écrêteur du canal du Midi ?

NOTE 1 : On propose toujours d’évacuer les crues, en créant des zones d’expansion, pour atténuer les pics de ces crues.

En effet lors des précipitations dues à un ensemble pluvieux, même d’importance moyenne, l’augmentation des précipitations amène un surplus d’eau qui en s’écoulant ouvre le chemin de l’inondation. C’est presque toujours  de cette façon, que se propage l’inondation.
Le départ de l’inondation est activé par une élévation de l’eau (moteur de l’écoulement). Il n’en est pas de même pour le retour de l’eau vers le fleuve.
Les zones d’expansion sont  donc destinées à absorber ces pics d’inondation. Mieux que cela, les volumes d’expansion entre le niveau d’étiage et la limite du lit mineur seront plus efficaces puisque l’on utilise 3 dimensions au lieu de 2 ; (barrage ècrêteur non compris, mais celui-ci est impossible à concevoir dans notre basse plaine). C’est un autre problème.

Nous avons la chance de pouvoir utiliser le lit de l’Hérault comme volume d’expansion.
Le travail à faire sera important car le fleuve n’a pas été curé depuis des siècles, et toutes les rives sont à rattraper (plus de 20 m en certains endroits). La criée implantée à 35 m dans le lit du fleuve est également un obstacle lors d’inondations  (note 2). En reconstituant le plan d’eau de l’ancien exutoire de l’Ardaillon,  et en reconstituant sa liaison avec le fleuve supprimé par la route bordière, on peut diminuer la surcôte lors de tempêtes de Sud Est..

NOTE  2 : Lors de la construction de la criée, AGATHE avait proposé de l’installer hors du fleuve. Les  places disponibles existaient aussi bien d’un bord que de l’autre du fleuve.

                                                              Pour le Bureau, le Président  Jacques TREILLE

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