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Débat sur le projet d’un centre de traitement et d’enfouissement des déchets à la Valasse.
Intervention d’Henri COUQUET

Débat sur le projet d'un     centre de traitement et d'enfouissement des déchets à…

Débat sur le projet d’un     centre de traitement et d’enfouissement des déchets à la Valasse.
Intervention d’Henri COUQUET au Conseil Communautaire du 18 octobre de l’agglomération Hérault Méditerranée.

« Je ne reviendrai pas sur le fond de ce dossier, car il semble que tout le monde ici ait la même position, c’est-à-dire d’être contre ce projet. Il n’en reste pas moins que la motion que nous allons voter est une simple position, une déclaration d’intention.

Je pense qu’il faut aller plus loin. Au lieu de seulement demander au Préfet de « surseoir au Projet d’Intérêt Général », je crois que nous devons carrément attaquer cet arrêté en arguant du fait qu’une étude d’impact sur l’environnement n’a pas été préalablement réalisée par un organisme indépendant capable de nous informer sincèrement sur les conséquences environnementales de ce projet. La force de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée aurait de meilleures chances de permettre la levée de cet arrêté qui est susceptible de bloquer tout autre projet.

Par ailleurs, je crois qu’en plus de l’étude en cours sur la torche à plasma, nous ne devons pas nous priver de toutes autres études, de tous autres projets à taille humaine.
En effet, le projet qui nous est présenté, d’une ampleur de 180 000 tonnes de déchets par an, est énorme.
Comme par hasard il correspond aux 180 000 tonnes que les 220 communes de l’ouest héraultais acheminent actuellement pour un traitement hors département.

A ce titre, nous ne pouvons faire qu’un constat d’échec du rôle du SMEGTA, appelé maintenant SMOH. Sans mettre en doute la bonne volonté des personnes qui ont animé le syndicat mixte de l’ouest héraultais, force est de constater qu’aucune solution viable au traitement des déchets n’a tenu. Aucun résultat.

Au seul niveau des 42 communes de notre SICTOM, le traitement des 40 000 tonnes de déchets que nous produisons chaque année, nécessite aujourd’hui plus de 2 000 trajets de nos camions hors du département, soit plus d’un million de kilomètres. On ne peut pas dire que ce soit très efficace pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre.

Ne nous privons donc pas de la possibilité d’étudier, et de mettre en place, des structures à une échelle proportionnée à notre territoire afin de résoudre ce problème du traitement de nos déchets, des structures propres et respectueuses de notre environnement. C’est tout à fait logique. Cela nous concerne d’autant plus qu’à trop retarder cette échéance nous risquons de perdre l’avantage que nous avons acquis avec la mise en place du tri sélectif. Celui-ci ayant permis de réduire de 10 000 tonnes par an le volume des déchets à traiter, nous avons pu obtenir la baisse de 3 % en 2006, puis de 7 % en 2007 de la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères). Celle-ci risque toutefois de repartir rapidement et exponentiellement à la hausse si nous restons dépendants de centres de traitements éloignés, et que nous ne maîtrisons pas.

Exigeons donc le retrait de l’arrêté préfectoral d’intérêt général, et parallèlement ne nous privons pas d’étudier tout projet à taille humaine. Nous n’avons pas vocation à recevoir l’excédent de 180 000 tonnes de déchets de tout l’ouest héraultais sur notre territoire et nous sommes certainement capables de trouver la solution propre, adaptée à nos besoins. »

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