Hérault tribune : L'actu au quotiden dans tout l'Hérault
Droit

DEPARTEMENTALES - PEZENAS Les candidats du Front de Gauche répondent au Collectif contre les gaz de schiste

Le groupe Front de Gauche émet un avis opposé à l’exploitation des gaz et huiles de schiste Réponse des candidats du Front de Gauche à la lettre ouverte du « collectif contre les gaz de schiste » ( Voir )  La position que nous avons adoptée est le résultat d’un travail de réflexion collectif et non d’un a […]

Le groupe Front de Gauche émet un avis opposé à l’exploitation des gaz et huiles de schiste

Réponse des candidats du Front de Gauche à la lettre ouverte du « collectif contre les gaz de schiste » ( Voir ) 

La position que nous avons adoptée est le résultat d’un travail de réflexion collectif et non d’un a priori. Afin d’éviter d’émettre une réponse électoraliste et de bien caractériser notre choix politique nous vous exposons ici les éléments de base de notre argumentation. Elles auront, qui sait, une valeur éducative afin de permettre de convaincre d’autres citoyens qui liront ce texte que vous ne manquerez pas de publier. Afin de ne pas alourdir nous ne rédigeons ici que nos conclusions sans ajout des chiffres et études de référence…

Nous sommes conscients de la fragilité du bilan énergétique de notre région

La région climatique du bassin languedocien méditerranéen consomme davantage d’énergie que ce qu’elle n’en produit : la consommation s’élève autour de 60 000 GWh alors que la production régionale n’est que de 10 000 GWh. C’est grâce à notre connexion au réseau national que nous sommes irrigués, notamment en électricité, durant l’année. Cette situation est le résultat des choix technologiques faits au niveau national qui ont misé une grande partie de la production d’électricité sur le parc nucléaire. Comme notre région est dépourvue de grands fleuves aptes à alimenter les circuits de refroidissement des réacteurs par eau douce nous n’avons pas été équipés de ce type d’infrastructure. Le même constat est fait pour la part de l’hydraulique dans la production d’électricité.

En ce qui concerne les combustibles énergétiques (gaz, charbon et pétroles), les stocks conventionnels disponibles se sont épuisés ou alors sont passés sous le seuil de rentabilité et les dernières mines ont été fermées dans les années 1980.

Les choix politiques qui se sont succédé depuis les années 1990 ont tous amené à dégrader le service public de production d’électricité et de prospection des ressources géologiques (l’état du Bureau de Recherche Géologique et Minière en est un symptôme). Les études prospections sont déléguées aux compagnies privées qui font des demandes d’autorisation d’exploitation, ce qui est un comble quand on veut garantir l’objectivité des études qui peuvent engager l’avenir des territoires concernés pour des décennies (l’intérêt général n’est plus garanti).

Les autres ressources potentiellement exploitables : éolien, solaire n’ont fait l’objet de recherches poussées que depuis très peu de temps et les exploitations industrielles ont été déléguées encore une fois au secteur privé. Le champ des énergies dites renouvelables a été dévoyé de son projet citoyen pour devenir le cheval de Troie d’une politique de privatisation de la production d’électricité et de libéralisation du marché de sa distribution.

Au terme de ces choix politiques en matière d’énergie, le constat départemental est alarmant : le pourcentage de ménages en situation de précarité énergétique ne cesse de croitre pour atteindre les 20% en 2013. Il est donc urgent de repenser notre modèle énergétique à tous les niveaux et de trouver des solutions collectives et viables pour garantir aux populations:

-L’accès aux énergies dans le cadre domestique : pour se chauffer, s’éclairer…

-L’accès aux transports

-Un coût financier socialement supportable

L’exploitation des gaz et pétroles de schistes n’est pas une alternative d’avenir

C’est dans ce contexte industriel et social très tendu que les élus de demain auront à faire des choix. Parmi le panel proposé aux populations, l’alternative résumée sous le vocable de communication « gaz de schiste » est avancé comme une solution miracle à nos problèmes d’indépendance énergétique nationale mais aussi pour garantir un prix bas d’accès à l’énergie. Notre refus de cette alternative repose, après étude des multiples sources disponibles, sur les éléments fondamentaux suivants:

1°-Les modifications climatiques globales imposent de rompre avec l’exploitation des ressources carbonées : elles contribuent pour une part majeure à l’effet de serre et les particules polluantes émises, tant lors de l’exploitation minière que lors de la combustion du gaz et des dérivés du pétrole, gérèrent d’énormes problèmes de santé publique. Exploiter ces ressources c’est rester dans un modèle qui a fait les preuves de son incohérence et de sa nocivité. Les élus du territoire ne peuvent pas entrainer les populations vers ce type de logique.

2°-Dans notre région l’eau est rare. Elle le sera encore plus demain de par l’effet des modifications climatiques déjà engagées. La technologie d’exploitation des gaz et pétroles de schiste nécessite une consommation d’eau douce démesurée par rapport à l’état de notre ressource. De plus, les produits chimiques ajoutés à l’eau pour favoriser la fracturation des roches entraine une pollution de l’eau utilisée mais aussi un risque de contamination des ressources souterraines lors des phénomènes de fracturation. Notre choix politique c’est d’utiliser l’eau pour les usages domestiques et d’irrigation raisonnée. C’est aussi d’assurer le maintien des milieux aquatiques naturels qui sont porteurs de la biodiversité régionale et aussi de pans entiers de notre économie littorale (pisciculture…).

3°-L’enlèvement des stocks issus des puits de gaz nécessite des hordes de camions. Outre les nuisances en termes de bruit et de pollution provoquées par ce roulis permanent, il nous faut prendre en compte l’état de notre réseau routier. Tous les candidats soulèvent d'un commun avis dans leur tract de campagne l'état de sous-gabarit de notre voirie départementale pour répondre aux déplacements par simple voitures et bus : comment alors justifier d’y faire circuler des centaines de poids lourds ! On financerait sur le budget (donc nos impôts) départemental la réfection des routes pour les gaz de schiste alors qu’ont n’a pas été capable de le faire pour des raisons de sécurité routière ? Tout cela pour que des compagnies privées puissent exploiter à leur profit la ressource !

4°-L'emprise sur les sols est démesurée : La vie d'un puits d’exploitation est de quelques mois. Ce type de technique nécessite de faire “des trous partout”. Nous vivons dans un territoire maillé par un habitat très dispersé, avec des villages très diffus et dans un contexte démographique en augmentation régulière. Les impacts sur les populations (cadre de vie…), la pression sur le foncier mais aussi sur les exploitations agricoles sera insupportable. Il faut aussi prendre en compte les risques liés à la fracturation sur la stabilité des sols à proximité des champs de puits mais aussi lors des conductions d’ondes sismiques générés par les « explosions » souterraines… quelle sera la valeur des habitations qui jouxteront ces champs de séismes industriels ? Qui indemnisera les propriétaires ?

Le cumul des inconvénients aboutit à une nécessaire sagesse qui va bien au-delà de l'application du principe de précaution: il n'est ni intéressant ni judicieux ni supportable d'exploiter les ressources de gaz et d'huiles issus des éventuels stocks non conventionnels.

Le Front de Gauche est pleinement inscrit dans une réflexion pour porter une alternative d’avenir en matière de politique énergétique

Ce débat a une vertu : celle de nous faire réfléchir, de nous interpeler sur les choix en termes de politique énergétique mais aussi en termes de niveau de notre consommation. Nous ne pouvons rester dans le schéma actuel qui nécessite de consommer toujours plus de ressources sans gérer sur le long terme les conséquences sociales et écologiques.

Ancrer le département dans une transition énergétique c’est reposer les priorités de manière citoyenne pour trancher des débats fondamentaux :

A qui appartient l’énergie : le vent, le soleil, la force des fleuves sont elles des marchandises ? Le service public de l’énergie (de sa production à sa distribution en passant par le mode de fixation des tarifs) est un enjeu social et économique vital pour l’avenir.

vers quel modèle de production d’énergie voulons-nous aller ? Notre modèle nucléaire est caduc car personne ne veut accueillir sur son territoire les résidus contaminés issus des réacteurs ni même les gravats de démantèlement des bâtiments : Si nous n’assumons pas le prise en charge des résidus radioactifs alors que nous consommons l’énergie produite c’est qu’il est urgent de ne plus en produire davantage !

-Vers quels niveaux de consommations pouvons-nous équilibrer notre balance énergétique : Nous devons trouver un nouvel équilibre entre les capacités permises par les modes de productions non polluants, par les progrès technologiques qui doivent pousser les industriels à produire des biens d’équipements de moins en moins gourmands et par des politiques fiscales valorisant les efforts d’isolations de l’habitat.

-Quel modèle de transport promouvoir : Il nous faut tout à la fois diminuer les impacts en terme de trafic, de pollutions et de coût, tout en garantissant un degré de mobilité nécessaire pour permettre l’accès aux services Fondamentaux. Chaque personne doit avoir un accès aux lieux de travail, aux lieux de culture, aux services publics… Notre centre-Hérault souffre d’un maillage qui ne répond plus aux besoins. Notre proposition de tram-rural sur la base du réseau SNCF existant ainsi qu’une valorisation du covoiturage via l’A75 sont des axes de réponses.

Les citoyens doivent s’emparer de l’ensemble de ces débats pour penser la politique de l’énergie et des transports dans leur territoire. Ces élections départementales sont un moment important pour poser les problèmes à la bonne échelle afin d’avoir des opportunités d’y répondre par des projets concrets. Car un autre monde est possible et le Front de Gauche peut être un outil utile à l’amélioration de la vie !

Les candidats de la liste Front de Gauche pour le canton de Pézenas.


Élections départementales

Il est possible de contacter Karine Bouthillier (remplaçante Jacqueline Cortijos) et Jérôme Ivorra (remplaçantJean-Charles Sers), les candidats de l'équipe «   Inventons l'Hérault écologique et solidaire   », soutenus par le Front de Gauche, par
Courrielherault.ecologique.solidaire@gmail.com .

On peut également les retrouver  sur leur blog internet   : https://heraultecologiquesolidaire.wordpress.com/

et sur Facebook   : Inventons l'Hérault écologique et solidaire.


Réunions publiques des candidats
« Inventons l'Hérault écologique et solidaire »

  • Pinet : lundi 2 mars – 18h – salle Serge Castanié
  • Pomerols : mardi 3 mars – 18h – salle Paul Pujol
  • Coulobres : mercredi 4 mars – 18h – salle des Fêtes
  • Abeilhan : vendredi 6mars – 18h – La Bergerie
  • Montblanc : lundi 9 mars – 18h – salle des Rencontres
  • St Thibéry : mardi 10 mars – 18h – salle des Fêtes
  • Valros : mercredi 11 mars – 20h30 – Foyer rural
  • Caux : jeudi 12 mars – 18h – Médiathèque
  • Tourbes : vendredi 13 mars – 18h – Foyer des Campagnes
  • Alignan du Vent : lundi 16 mars – 18h – salle des Fêtes
  • Puissalicon : lundi 16 mars – 20h30 – salle du Peuple
  • Nézignan l’Évêque : mardi 17 mars – 18h – Maison du Patrimoine
  • Florensac : mercredi 18 mars – 18h – Salle des Spectacles
  • Pézenas : jeudi 19 mars – 18h – Maison du Peuple
  • Castelnau de Guers : vendredi 20 mars – 18h – Salle des Fêtes (centre)
Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Météo de l'Hérault
Jeux concours

Depuis 1973, d’abord sous format magazine, puis via son site, Hérault Tribune informe le public des événements qui se produisent dans le grand Agathois, le Biterrois et le bassin de Thau.

logo hje

Depuis 1895, l’Hérault Juridique & Economique traite l’économie, le droit et la culture dans son hebdomadaire papier, puis via son site Internet. Il contribue au développement sécurisé de l’économie locale en publiant les annonces légales.