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Dubaï : paradis ou optimisation fiscale ?

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Depuis quelques temps, on entend surtout parler de Dubaï comme la ville accueillant les riches français et surtout les influenceurs ne souhaitant plus subir une imposition aussi conséquente que celle actuellement établie par l’impôt sur le revenu.

Dubaï, ville de rêve

Dubaï, première ville des Emirats arabes unis est la capitale de l’émirat de Dubaï. En plein essor, ce paradis artificiel est désormais pour tous synonyme de démesure. On connait cette presqu’île pour ses ressources pétrolières, sa forme de palmier, ses technologies innovantes, la reproduction de toutes les grandes villes en son propre sein, ses pistes de ski limitrophes aux déserts dépassant les 40 degrés, ses immenses centres commerciaux et certains de ses monuments tels que le Burj Khalifa, qui n’est autre que la plus haute tour du monde.

Depuis quelques temps, on entend surtout parler de Dubaï comme la ville accueillant les riches français et surtout les influenceurs ne souhaitant plus subir une imposition aussi conséquente que celle actuellement établie par l’impôt sur le revenu. En effet, cet impôt étant progressif, il est propre aux revenus de tout un chacun.

Dubaï, un paradis pour les influenceurs

Le métier en vogue et prisé depuis quelques années des nouvelles générations est celui d’influenceur. Il permet de gagner des sommes considérables, sans pour autant devoir gravir les échelons professionnels traditionnellement connus. En effet, ces derniers sont jugés sur leurs capacités à vendre leur image et, par ce biais, collaborer avec de nombreuses marques. C’est donc armés de leurs téléphones, véritable extension de leurs mains, que ces jeunes misant tout sur leur physique se filment essayant des habits, se rendant dans certains lieux, hôtels ou restaurants et proposant des « codes promos » pour leurs usagers sur lesquels ils retirent un bénéfice personnel. Ce métier est assez récent en France, les principaux concernés ont donc une vingtaine d’années. Depuis quelques mois pourtant, ils ont tous quitté la France qu’ils habitaient depuis toujours, afin de rejoindre Dubaï. Beaucoup d’entre eux assument ouvertement que leur intérêt principal est de cesser de subir une telle sujétion à l’impôt sur le revenu.

Une fiscalité avantageuse

En effet, les Dubaïotes ne paient aucun impôt sur le revenu et aucun impôt sur les sociétés, bien que d’autres types d’impôts indirects demeurent. Une convention fiscale a été signée entre les Émirats arabes unis et la France permettant aux expatriés d’être traités comme le sont les Dubaïotes : les dividendes et intérêts de source française sont imposées aux Émirats Unis. Ceci explique donc la modernisation du pays et son explosion démographique et économique, attirant chaque année des milliers d’entrepreneurs et investisseurs. Dubaï est en effet cette « free zone » dans laquelle tant d’avantages financiers sont accordés aux particuliers, mais aussi aux entreprises qui s’y implantent.

Optimisation fiscale ou fraude fiscale ?

Une distinction est donc à faire entre l’optimisation fiscale et la fraude fiscale, bien qu’elle soit poreuse. Certains territoires sont validés par la Commission européenne, mais d’autres non, comme les Iles Vierges ou les îles Caïmans. C’est donc une zone franche qui permet aux expatriés une certaine sécurité au regard de la législation en vigueur. La différence entre la zone franche et le paradis fiscal, l’une légale et l’autre non, réside donc dans le fait que la zone blanche est délimitée dans un espace administratif. La première zone géographique délimitée des Emirats Arabes Unis existe depuis 1985 et elle est nommée Jebel Ali. Elle demeure la plus étendue et enregistre le plus grand nombre d’entreprises. Au regard de sa croissance, le pays a rapidement développé d’autres zones franches : il en existe désormais une vingtaine. C’est une affaire à suivre de près… 

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