E-commerce : plus de 81 milliards d’euros dépensés sur le Net en 2017

Le secteur du e-commerce reste porteur. Depuis trois ans, son niveau de croissance est maintenu grâce à l’élargissement de la clientèle et à l’augmentation de la fréquence des achats, en particulier sur mobile. La tendance pour 2018 devrait s’inscrire dans la lignée de celle observée l’an dernier.

Le e-commerce poursuit sa forte croissance, selon le bilan 2017 publié par la Fevad, Fédération du e-commerce et de la vente à distance, en collaboration avec le cabinet d’audit KPMG. L’an passé, 1,2 milliard de transactions ont été réalisées via Internet, soit une hausse de 20,5 % par rapport à 2016. Parmi celles-ci, les ventes en ligne ont connu une progression de 14,3 % sur un an. En fin d’année, la croissance du chiffre d’affaires a été tirée par les ventes du Black Friday et, plus traditionnellement, de Noël (+ 17,5 % pour les seuls mois de novembre et décembre 2017, à 16,5 milliards d’euros).

En France, plus de 37 millions de consommateurs s’orientent désormais vers le e-commerce, dont 700 000 cyberacheteurs supplémentaires par rapport à 2016, selon les chiffres de Médiamétrie. Ils réalisent, en moyenne, une trentaine de commandes par an. Le montant moyen annuel d’une seule transaction est de 65,5 euros, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente. En dix ans, le panier moyen annuel est passé de 763 euros en 2007 à 2 184 euros l’an dernier. Mais la fréquence des achats a compensé cette diminution du panier moyen constatée depuis 2011. Elle a fortement augmenté : + 19 % en 2017. En 2016, les e-acheteurs effectuaient une moyenne de 28 transactions viaInternet, contre 33 en 2017, précise la Fevad.

Du côté de l’offre, la création de sites marchands se poursuit ; elle connaît une hausse de 10 % sur l’année avec plus de 200 000 sites actifs.

Les prévisions pour 2018 confirment l’accélération de la fréquence des achats en ligne : 76 % des cyberacheteurs envisagent de dépenser autant qu’en 2017, 18 % prévoient d’accroître leurs achats et seulement 6 % de les diminuer, selon l’enquête de l’institut d’études et de sondages CSA. Les principaux postes de dépenses resteront l’habillement pour 60 % des e-consommateurs, les produits culturels (52 %), et les voyages et produits touristiques (47 %). Pour les nouveaux produits ou services disponibles en ligne, les bons d’achat attireraient au moins 28 % des acheteurs, les services de transport urbain individuel, 21 %, et les abonnements payants de musique et de films en ligne, respectivement 14 et 12 %.

L’essor du m-commerce se confirme

Les transactions commerciales effectuées via des terminaux mobiles – les smartphones et les tablettes – se développent fortement. Leur progression est de 38 % en un an. Selon Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, « le mobile est un formidable relais de croissance pour le e-commerce […]. Déjà plus d’un internaute sur quatre a tendance à privilégier le mobile pour ses achats en ligne ». Cette tendance est fortement marquée parmi les jeunes de 25 à 34 ans, les CSP+ et les Parisiens et Franciliens. L’avènement de la 4G sur l’ensemble du territoire est un facteur favorable au m-commerce. De fait, 64 % des internautes sont équipés d’un téléphone portable compatible 4G, et 57 % d’entre eux possèdent un abonnement 4G.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les achats en ligne sur mobile s’effectuent en majorité depuis le domicile (72 % des e-consommateurs, au cours des six derniers mois), selon l’Observatoire des usages d’Internet de Médiamétrie. Et 38 % d’entre eux ont même révélé avoir acheté en ligne avec leur smartphone… depuis leur lieu de travail. Les « m-consommateurs» commandent essentiellement des produits de l’habillement (14 % des achats) et de beauté-santé (10 %). Les terminaux mobiles jouent également un rôle dans la préparation d’un achat : 34 % des internautes le prévoient par téléphone mobile et 32 % préfèrent les écrans mobiles aux ordinateurs pour acheter en ligne. Le mobile est utilisé pour rechercher les caractéristiques d’un produit, comparer les prix sur différents sites Internet ou lorsque le mobinaute se trouve en magasin, pour consulter les avis d’autres cyberacheteurs, et pour suivre les achats en ligne. Les principaux freins à l’achat sur la Toile réalisé par mobile sont le manque d’habitude et les inquiétudes à propos de la fiabilité des moyens de paiement.

En 2018, l’e-commerce devrait poursuivre sa croissance et dépasser le cap des 90 milliards d’euros. D’ici fin 2019, la Fevad prévoit le franchissement des 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Emma BUTTIN et B.L.

Le profil du e-commerçant français en 2018

Selon les résultats de la 11e édition de l’enquête dédiée menée parOxatis (site offrant des solutions d’e-commerce pour les TPE et PME en Europe) :
– 80 % des e-commerçants ont entre 35 et 64 ans (41 % entre 35 et 49 ans) ;
– les seniors se lancent davantage dans le e-commerce : 39 % des sondés sont des personnes de 50 à 64 ans ; en 2017, ils étaient 35% ;
– 53 % des e-commerçants exercent depuis des villes de moins de 20 000 habitants ;
– 65 % constatent un impact réel du e-commerce sur leur magasin physique (augmentation de la fréquentation et du chiffre d’affaires, élargissement de la zone de chalandise…). Près de la moitié d’entre eux estiment que leur activité de e-commerce constitue un moyen de fidéliser leur clientèle ;
– 19 % des entrepreneurs sur le secteur de la vente par Internet ont pris conscience de la difficulté de coordonner leur stratégie commerciale en multicanal ;
– concernant les réseaux sociaux, 76 % des répondants utilisent Facebook, 24 % Instagram et 19 % Twitter, pour promouvoir leur offre.

 

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