Energie et ville durable : vers le bâtiment intelligent

A la UNE de notre édition Print Hérault Juridique de ce jeudi 10 janvier 2019 (n°3237). Organisées le 18 décembre 2018 à Montpellier par la ComUE LR-Universités avec le soutien de la Région Occitanie, les conférences « Energie et ville durable : le bâtiment intelligent » ont permis d’échanger sur de nombreuses problématiques et de mieux appréhender le concept de bâtiment intelligent.

De la « Gestion prédictive de systèmes chauffage-ventilation-climatisation dans les bâtiments tertiaires » à « Ethique et algorithmes » en passant par « L’Opération Campus de Montpellier », « Efficacité énergétique et comportement de l’usager sur un bâtiment expérimental », « Optimisation énergétique de l’habitat méditerranéen ; vers une approche de conception intégrée multiphysique et multiéchelle », « Pour un engagement climatique et environnemental dans l’architecture : expérimentations pédagogiques et recherches à l’Ensam », les thèmes abordés ont été à la fois riches et divers.

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A droite au micro, Romain Paganelli, directeur de l’opération Campus de la ComUE LR-Universités © HJE 2019 / Yves TOPOL.

Présentation du projet HUT

L’un des temps forts de la journée a été la présentation du projet « Human at home project » (HUT) visant à analyser les nouveaux usages dans l’habitat de demain. Un appartement-observatoire où vivent 2 étudiants depuis le début de l’année universitaire a ainsi été aménagé. Equipé d’objets connectés et de nombreux capteurs…


Au sommaire de cet article

  • Présentation du projet HUT,
  • « Un bâtiment intelligent, c’est d’abord un ouvrage bien pensé »,
  • Replacer l’usager au cœur du système,
  • A l’heure du multifonctionnel.
  • Un besoin de compétences accrues

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Herault juridique print 3237 10 janvier 2019

 

 


Voir aussi l’article «Le promoteur Les Villages d’Or : 1ère résidence seniors 100 % sociale en Occitanie”

Suite de l’article

il doit permettre de recueillir de multiples données en vue de concevoir l’habitat intelligent et humain de demain. Douze laboratoires de recherche – spécialisés, les uns dans les sciences et la technologie, les autres dans les sciences humaines et sociales – ainsi que 7 entreprises participent à l’étude. Le projet, prévu sur trois ans, représente un coût global de 4 millions d’euros, les financements étant assurés notamment par l’Université de Montpellier, l’Université Paul-Valéry de Montpellier, le CNRS, Montpellier Méditerranée Métropole et la MHS Sud.

« Un bâtiment intelligent, c’est d’abord un ouvrage bien pensé »

Dans son intervention en conclusion des conférences, Romain Paganelli, directeur de l’opération Campus de ComUE LR-Universités, se base sur les retours d’expériences dans la mise en œuvre des projets de bâtiments universitaires pour analyser les diverses facettes que recouvre le concept de bâtiment intelligent. S’il évoque en premier lieu les technologies avec les réseaux électriques, les capteurs, les objets connectés, le numérique, les énergies renouvelables… le concept va bien au-delà. « Un bâtiment intelligent, c’est d’abord un ouvrage bien pensé, depuis la commande politique jusqu’à l’expression des besoins, la conception et la réalisation », affirme Romain Paganelli.

Replacer l’usager au cœur du système

Un bâtiment intelligent, c’est aussi un outil qui est bien piloté, bien exploité par les gens qui vont y vivre ou qui sont chargés de sa gestion. Alors que jusqu’ici, l’usager, considéré avant tout comme un consommateur d’énergie, utilisait le bâtiment essentiellement pour sa fonction première d’abri, demain, il sera pleinement acteur. Il pourra piloter non seulement la production d’énergie, son stockage et sa consommation, mais aussi bien d’autres aspects de la vie du bâtiment : la sécurité des biens grâce aux alarmes, la vidéosurveillance, la sécurité incendie via les systèmes de détection et d’alerte, le confort thermique, l’éclairage, les bornes Wi-Fi…

Le bâtiment intelligent s’intègre dans son territoire

A l’échelle d’un territoire, un bâtiment intelligent s’intègre à son environnement. Il est ouvert, communiquant, et participe à un écosystème spécifique. Romain Paganelli illustre le propos : « Les projets développés actuellement sur le campus Triolet et le campus Paul-Valéry sont tous reliés à des gestions techniques centralisées. Nous avons aussi une chaudière à bois collective qui alimente tout un réseau de chaleur avec le campus Triolet, le campus Paul-Valéry, les hôpitaux Gui-de-Chauliac et Saint-Eloi. »

A l’heure du multifonctionnel

Différents usages coexistent dans le bâtiment intelligent, comme l’indiquent les nouveaux concepts de tiers-lieux, learning center, fab lab… Tous ces concepts désignent à la fois un espace convivial, un espace d’étude, de coworking, d’exposition, d’expérimentation… pour une combinaison de ces activités. Par ailleurs, alors qu’autrefois, une construction était vouée par exemple strictement aux logements, la tendance est aujourd’hui de privilégier la mixité dans la ville grâce à des bâtiments intégrant des logements, des commerces et des bureaux. Ce qui induit des complications pour pouvoir répondre aux contextes juridiques et réglementaires différents.

Prendre en compte l’échelle du temps

Un bâtiment intelligent est aussi un bâtiment modulable, évolutif. Il faut donc intégrer l’échelle du temps. La structure, qui a la durée de vie la plus longue par rapport aux autres éléments de la construction et aux équipements technologiques, doit pouvoir permettre de nouvelles configurations spatiales qui sont propres à l’évolution des usages. « Dans les bâtiments d’enseignement, les modes d’apprentissage évoluent, et on a besoin d’aménager les espaces de manière différente au fil du temps », explique Romain Paganelli.

Un besoin de compétences accrues

Les bâtiments intelligents appellent de nouvelles compétences et donc de véritables spécialistes, d’une part pour animer ces lieux multifonctionnels avec de fortes valeurs d’usage, de l’autre pour maîtriser les dispositifs techniques. D’ores-et-déjà, l’intelligence du bâtiment va au-delà de la notion purement énergétique. Ainsi, il existe des systèmes de protections solaires capables de se déployer en fonction de la puissance de l’éclairage naturel afin d’éviter l’éblouissement, tout en laissant la lumière suffisante pour pouvoir mener un travail d’étude. Ce n’est là qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

 

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