Foncière Inéa : renouveler l’offre tertiaire en province

Foncière Inéa – créée il y a une dizaine d’années et cotée en Bourse à Paris – est l’investisseur du programme "Ywood" (situé à Odysseum), qui intègre des enjeux de développement durable importants. La foncière possède d’ores et déjà cinq sites en structure bois réalisés par Nexity. Rencontrée le 17 février 2017 à Montpellier, Arline Gaujal-Kempler, directeur général délégué de Foncière Inéa, a répondu à nos questions.

Présente à Montpellier, le 17 février dernier, pour le lancement commercial de l’immeuble Ywood Odysseum, Arline Gaujal-Kempler, directeur général délégué de Foncière Inéa a expliqué : «Il y a encore cinq ans, les investisseurs étaient méfiants : selon eux, le bois était bon pour un chalet ou un immeuble d’habitation, mais pas pour des immeubles tertiaires. Ce concept est pourtant plébiscité dans d’autres pays comme le Canada, le Japon, l’Allemagne, l’Autriche…». La première acquisition bois de la Foncière Inéa remonte à 2012. Il s’agissait d’un ensemble de 5 bâtiments construit également par Nexity sous forme de campus, situé à Aix-en-Provence. «7 000 m2 achetés en blanc, c’est-à-dire sans connaître l’utilisateur final ; un risque récompensé par l’enthousiasme des entreprises à la fois en interne, pour le confort des collaborateurs,  et en externe, par rapport à la situation RSE et leur communication verte», explique Arline Gaujal-Kempler. Selon elle, «Ce programme innovant s’est loué avant sa livraison au groupe Orange,  puis à la société Tesla, qui a soldé le programme. Cela en dit long pour l’image de marque du bois pour les sociétés à la pointe du progrès technique». Ywood n’est pas le premier investissement à Montpellier pour la foncière. En 2006, elle a acquis un immeuble sur la ZAC de l’Aéroport à Pérols (inauguré avec Georges Frêche), puis un immeuble en centre-ville, loué à EDF. Pourquoi le bois et Ywood ? Arline Gaujal-Kempler, d’origine britannique, répond avec un parfait humour british : “Le bois, ça rend aimable”.

 

Questions à Arline Gaujal-Kempler, directeur général délégué de Foncière Inéa

Avez-vous d’autres projets en région ?

«Pour l’instant, nous sommes sur Ywood, dont il faut achever la recherche de locataires. L’immeuble sera prêt en septembre, et nos commercialisateurs sont à l’œuvre. Je suis sûre qu’il va se louer relativement vite. L’immeuble est archi-divisible, de 250 m2 à 1500 m2, avec des plateaux de plus de 600 m2. Inéa possède trois immeubles à Montpellier, dont l’Espace Concorde (6 000 m2), un en centre-ville de 3 000 m2, et Ywood de 3 000 m2. Pour l’instant, je n’ai pas d’autres projets à Montpellier. La foncière s’est créée sur un postulat : rentabilité et liquidité. D’où la nécessité d’avoir des blocs d’investissements pas trop grands. Sauf exception, la demande moyenne en région est entre 250 et 400 m2. Inéa fait le choix de produits flexibles. Nos acquisitions dépendent de la taille de la ville et de son marché. Ywood Odysseum correspond à ce que j’aime bien en termes de surface. Sur Toulouse, par exemple, nous pouvons aller vers les 5 000 m2, mais je vais très rarement au-delà de 10 000 m2. Pour de prochaines acquisitions, je m’intéresse à Toulouse et Lyon. L’an dernier, la foncière a procédé à six acquisitions d’immeubles, loués à ce jour à hauteur de 95 %. La foncière a connu un très bon taux d’activité en janvier-février de cette année. Il me semble qu’en France, l’économie va mieux, et que l’entreprise va mieux. Je n’avais pas vu cela depuis 2007.»

Il a été fait allusion à un espace pour start-up

«Je ne suis pas contre l’idée de faire du coworking, si c’est géré par une structure solide. En France, avec les quelques petites rigidités que nous connaissons bien, nous avons ce que l’on appelle un bail qui est régi par le décret de 53. J’ai besoin d’avoir en face de moi un bailleur, un locataire qui a une responsabilité juridique pour ce qui se passe dans l’immeuble. Cet interlocuteur peut décider de gérer un espace de coworking. Pourquoi pas ? Je ne suis pas contre.»

Propos recueillis par Daniel CROCI le 17 février 2017

Article connexe sur www.heraultjuridique.com• Nexity Ywood Montpellier : Foncière Inéa investit dans le tertiaire « bois massif »

 

Ils ont dit à l’occasion de la présentation d’Ywood Odysseum Montpellier

Philippe Ribouet, directeur régional de Nexity Languedoc-Roussillon, rappelle qu’à l’origine, la direction de Montpellier comptait 4 personnes. 120 personnes animent désormais la direction régionale à travers ses différentes composantes. Il a également souligné la vitesse de réalisation du programme innovant Ywood Odysseum, commencé le 17 janvier dernier pour une installation opérationnelle de ses équipes au mois d’octobre prochain. «C’est une réponse aux entreprises qui prennent leur décision d’implantation de plus en plus tardivement» explique-t-il.

Laurent Bizeur, directeur général délégué Nexity Immobilier d’Entreprise, indique : «C’est le 5e immeuble que la Foncière Inéa nous achète. Il y a quelques années, Nexity réalisait moins de 10 % de son activité tertiaire en province. Nous avons ouvert récemment un bureau à Lille et un à Bordeaux, qui sont venus compléter ceux de Lyon et Marseille. L’activité en province représente aujourd’hui 150 à 200 M€ de l’activité globale du groupe. Présents sur tout le territoire, nous avons vocation à développer l’ensemble des produits de la gamme tertiaire : les immeubles en bois, mais aussi des plates-formes logistiques, des immeubles d’activités, des hôtels, des commerces…». Il affirme avec conviction : «Avec Ywood, nous participons à la préservation de la planète».

ywood-odysseum-montpellier-nexity
Ywood Odysseum © Agence Cible
Ywood-odyssem-montpellier-nexity-presentation
Philippe Ribote, directeur régional Nexity Languedoc-Roussillon, en présence des élus, dont Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole ©Agence Cible
Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Jeux concours
Météo de l'Hérault
Hérault Tribune Pro Hérault Tribune Reportages

Depuis 1973, d’abord sous format magazine, puis via son site, Hérault Tribune informe le public des événements qui se produisent dans le grand Agathois, le Biterrois et le bassin de Thau.

logo hje

Depuis 1895, l’Hérault Juridique & Economique traite l’économie, le droit et la culture dans son hebdomadaire papier, puis via son site Internet. Il contribue au développement sécurisé de l’économie locale en publiant les annonces légales.