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Hérault : ces coiffeurs écoresponsables qui recyclent vos cheveux avec Capillum

La start-up Capillum, fondée par James Taylor et Clément Baldellou, vise le recyclage des cheveux pour transformer ce déchet initial en une ressource.

Les coiffeurs qui ont adhéré à la démarche Capillum voient les effets immédiats de leur engagement : préserver l’environnement, développer leur clientèle et surtout intégrer un réseau écoresponsable. C’est une véritable alternative écologique qui leur permet de réduire de 50 % leurs ordures ménagères.

Les origines de l’engagement écologique

Les deux fondateurs, James Taylor et Clément Baldellou, se sont liés d’amitié pendant leurs études et ont rapidement été animés par la même philosophie : faire bouger les lignes. Pour eux, réfléchir ne suffit pas en ce qui concerne l’environnement, ils ont voulu agir, et vite, avec ce qu’ils savent faire le mieux : entreprendre. C’est donc tout naturellement que l’idée de Capillum a germé et s’est imposée comme leur moyen d’avoir un impact sur l’avenir de l’humain et de l’environnement. Les deux fondateurs ont réussi à allier entreprenariat et démarche chargée de sens.

En chiffres…

Capillum a débuté son activité en avril 2019. Les deux fondateurs ont remporté plus de 80 000 euros de concours sur les deux premières années, pour pénétrer un marché axé sur la recherche médicale, la dépollution et l’agriculture. Aujourd’hui, Capillum aligne les bons chiffres : 800 coiffeurs écoresponsables, 15 tonnes de cheveux recyclés en France et 2 millions de litres d’eau économisés. Concernant l’opération de financement participatif, pour le tapis de paillage fabriqué à partir de cheveux, 148 contributeurs ont participé et l’objectif atteint à 164 % ! Ces chiffres ne cessent d’augmenter chaque jour.

Du côté des professionnels…

Trois offres sont possibles, allant de la gratuité (accès aux points d’apport volontaire, envoi des cheveux) à une offre complète à 99 euros HT par an comprenant la collecte des cheveux au salon, un kit Capillum (bac, sacs, guide, plaquette), la présence du salon sur la carte interactive du site Internet de la marque, une documentation à télécharger pour les clients, un accès aux points d’apport volontaire et/ou l’envoi des cheveux. Une offre intermédiaire sans la collecte des cheveux au salon est aussi possible pour 40 euros HT par an.

Des coiffeurs et partenaires écoresponsables en parlent…

Ghislain DESVIGNES©Elodie Greffin

Ghislain DESVIGNES, responsable du salon Loma à Bessan

« C’est par un ami commun que j’ai fait la connaissance de Clément, et du service que propose la société Capillum. Cela fait maintenant un an que nous entretenons ce partenariat, les clients posent énormément de questions pour savoir ce que l’on peut faire avec leurs cheveux et à quoi cela va servir. Mes clients y trouvent un réel intérêt. Je connaissais ce système depuis une quinzaine d’années, mais plutôt au niveau des maraîchers et des vignerons, quand j’étais en Bourgogne. Cela faisait déjà quelques années, que je cherchais cela dans la région, mais sans succès. La démarche de Capillum tombait donc à point nommé ! »

Benoit Schumann

Benoit Schumann, président et créateur de la Fondation Project Rescue Ocean

« L’initiative est excellente ! Il est vrai que chaque année, plusieurs tonnes de déchets composés de cheveux partent à la poubelle et ne sont malheureusement pas recyclé. Capillum arrive à mettre en avant ces déchets-là et à les réutiliser, entre autres en faveur des océans. Elle arrive à en faire des absorbants d’hydrocarbures, c’est donc l’avenir pour moi. Surtout avec le drame du Wakashio, vécu à l’île Maurice en août 2020 (ndlr : le navire s’est échoué, provoquant une marée noire sur la barrière de corail des côtes mauriciennes). Nombre de particuliers et de salons de coiffure s’étaient mobilisés. Malheureusement, nous n’avons pas encore pu envoyer les cheveux à l’île Maurice à cause des contraintes sanitaires, mais cela ne saurait tarder. Grâce à cette société, nous allons pouvoir créer de nouveaux boudins de cheveux pour l’absorption et anticiper les futurs catastrophes écologiques. »

saloncaptifCapdagde ©Elodie Greffin

Catherine DELCASSO, gérante du salon Cap’Tifs Cap d’Agde

« Nous avons tout de suite été très attentifs à cette start-up dynamique, avec son projet écoresponsable. Nous avons donc voulu travailler avec elle, car nous sommes très proches de la nature et de tout ce qui est compostage et recyclage. J’ai trouvé cela génial de pouvoir recycler enfin nos cheveux ! L’entreprise a plus de 40 ans, donc 40 ans que l’on jette des cheveux en quantités énormes. C’est super d’avoir une société qui les recycle pour le bien de la planète ; les cheveux ont ainsi une deuxième vie. Lorsque que l’on explique à nos clients que leurs cheveux peuvent lutter contre les marées noires par exemple, il y a un réel sentiment d’utilité. Cela fait plaisir de voir des jeunes portés vers l’avenir. »

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Commentaires

  1. Sympa, mais je signale une autre démarche gratuite et altruiste, donner ses (longs) cheveux en vue de confectionner des perruques destinées à des personnes sous chimiothérapie (notamment à des femmes atteintes d’un cancer du sein)… Renseignez-vous sur la procédure (simple) à suivre !

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