HERAULT - Lettre ouverte aux candidats aux Législatives

Les « crimes contre l’humanité » , les « violations des droits de l’Homme…

Les « crimes contre l’humanité » , les « violations des droits de l’Homme » ici en France ?

Non, ce n’est pas possible ! Et pourtant ! Prenons deux exemples :

Nos politiques, affichant une mine de circonstance, commentent l’actualité terrible au Moyen Orient et désignent du doigt les « dictateurs » responsables ou déplorent les attentats perpétrés par des groupes terroristes. Mais qu’en est-il de la France, pays où des multinationales cachées derrière l’étiquette de « services publics », sont en train d’installer, par la force ou par la ruse, des « compteurs communicants », interdits par d’autres pays de l’UE (1), dont l’utilité est contestée, même pour l’industrie (2), dont l’efficacité en tant qu’outil pour favoriser la transition énergétique est nulle, puisqu’il n’y a pas d’affichage déporté pour voir en temps réel, sa consommation en euros, qui soumettent les citoyens à une surveillance 24h sur 24, et – peut-être l’aspect le plus grave, – qui exposent les citoyens à la radiation des radiofréquences , aux champs électro-magnétiques, mettant en péril la santé publique.

L’ANSES, dont la situation est très inconfortable, il faut l’avouer, ne dit pas clairement ce qu’il en est, prétextant la pénurie d’études scientifiques sur les effets non-thermiques des radiofréquences. Mais il existe de très nombreuses études effectuées par des scientifiques indépendants (3) qui montrent que nous sommes face à un péril plus important encore que celui de l’amiante ou de l’essence au plomb, dont on nous a longtemps caché la nocivité. Car ces compteurs seront installés chez tous les français et seront au nombre de trois ( électricité, gaz et eau). Seuls ceux qui sont à l’aise financièrement pourront s’en protéger un peu en faisant installer des câbles blindés partout.

Mais même ceux-là seront bien obligés de marcher dans les rues et à la campagne, accompagnés par leur famille et seront donc exposés si, comme s’en félicitait le Président du Directoire d’EDF à l’Assemblée Nationale au début de l’année dernière, il n’y a bientôt plus de « zone blanche » en France !

Dans des pays comme la Suède, actuellement, entre 2 et 10% de la population est devenue électro-hypersensible; ce sont des gens qui ne peuvent plus rien faire, qui sont désormais handicapés, dans l’impossibilité de travailler, d’avoir une vie sociale. En France, les mêmes pourcentages donneraient entre 1 200 000 et 6 600 000 victimes ! Et pourtant, on lit les offres de ces mêmes multinationales, qui proposent des réductions de tarif à ceux qui possèdent un compteur Linky, ou un contrat sur 3 ans dans lequel il vaut mieux lire les termes et conditions à la loupe, surtout en ce concerne les appareils de comptage ! Quelle honte que de profiter de la pauvreté croissante dans ce pays pour placer ces compteurs toxiques!

Ici, les élus locaux qui ont le courage de défendre leurs administrés doivent faire face à des menaces, des lettres de Syndicats, de Préfets, de l’Association des Maires de France, qui, tous, refusent de reconnaître que ces élus font leur devoir en cherchant à protéger la santé publique contre l’agression croissante de toutes sortes d’objets connectés. Ils se cachent derrière les normes de protection européennes qui ne protègent rien, ni personne et dont l’ANSES admet qu’il faut les revoir parce qu’elles ne sont pas assez protectrices, (4) vu l’exposition croissante de la population.

Nous ne traitons pas ici la question des données personnelles, qui est un autre élément essentiel de ce dossier, très bien présenté, d’ailleurs, dans Le Monde Diplomatique de février, 2017( 5 ). sur ce sujet. Aura-t-on des élus qui se feront notre voix , qui nous représenteront vraiment ? Qui auront le courage de remettre en question les déclarations des multinationales, toutes, selon lesquelles il existerait une « bonne » science et une « mauvaise » science, cette dernière étant, bien sûr, celle qui démontre la toxicité de leurs produits.

Autre exemple, les tentatives pour déréguler l’industrie : nos politiques déplorent publiquement les « réformes » du Président Donald Trump, mais, dans l’ombre oeuvrent pour faire aboutir des projets tout aussi mortifères. Nous pouvons craindre le grand retour des gaz et pétrole de schiste ouvertement évoqué par certains candidats lors des élections présidentielles. D’ailleurs, les propositions sur le nouveau code minier sont loin de satisfaire ceux qui connaissent ce dossier et qui combattent depuis plus de six ans déjà pour que les Français ne connaissent pas les horreurs de cette exploitation. On essaie de nous faire croire, en utilisant le terme peu précis de « gaz de houille », que le gaz de couche, qui nécessite des forages à de grandes profondeurs dans des veines de charbon jamais exploitées, est la même chose que le gaz de mine (grisou) que l’on pompe d’anciennes exploitations minières à des profondeurs relativement superficielles. Ils affirment que le gaz de couche est « conventionnel », ne nécessiterait donc pas le recours à la fracturation hydraulique ( interdite en France ).

Mais en Australie, où l’extraction du gaz de couche (coal seam gas) fait des ravages, on estime que l’on a recours à la fracturation hydraulique dans 40% des cas quand la production commence à baisser !

Pourquoi les choses se passeraient-elles différemment en France ?

Puis, aux termes de cette proposition de loi, grâce au « secret industriel », les industriels de tout bord ne seraient pas dans l’obligation de révéler ce qu’ils injectent dans le sol, ce qui leur permettrait d’utiliser n’importe quoi au détriment de l’environnement et de la santé publique. Cela ressemble fort à ce qui se passe aux USA, non ?

La « consultation » de la population serait faite dans des délais trop courts pour qu’elle puisse être autre chose qu’un simulacre. Et la liste de points inacceptables est encore longue !

Pour protéger vraiment la population, l’environnement et les générations futures, il faudrait abroger tous les permis de recherche d’hydrocarbures et encourager les investissements dans les énergies renouvelables, les transports publics et les circuits courts. Pour freiner l’avidité des multinationales françaises ou étrangères, il faut refuser de ratifier le traité CETA avec le Canada qui comporte la fameuse clause introduisant l’ISDS, mécanisme d’arbitrage des différends entre états et investisseurs, qui permettrait à des multinationales de poursuivre le gouvernement français si la législation de notre pays ou l’opposition des citoyens les empêchaient de réaliser leurs projets sur le sol national.

Nous demandons un peu de respect pour les citoyens français, des politiques sur le long terme, pour le bien général, et des représentants qui feront exactement cela : représenter les Français.

Maureen Johnson, Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34)

(1) Le Moniteur, le 13/02/2015 L’Allemagne renonce à la généralisation du compteur intelligent.

( 2) Euractiv, le 16/06/2016 Les compteurs intelligents seraient superflus.

( 3) American Academy of Environmental Medecine En traduction : Les effets sur la santé humaine des champs électromagnétiques et de radiofréquences.

Karolinska Institutet, Stockholm, Suède En traduction ; Les scientifiques demandent avec insistance l’arrêt du déploiement des appareils sans-fil et réclament de nouvelles normes de sécurité ; mise en garde publiée concernant les risques pour les femmes enceintes et les enfants.

( 4 ) Le Monde, le 08/07/2016 Alerte sur les dangers des radio fréquences pour les enfants.

( 5 ) Ondes magnétiques, une pollution invisible. Le Monde diplomatique, février, 2017

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