Faits divers

INSOLITE - L'assemblée nationale autorise l'usage du cannabis...mais uniquement dans certains cas !

 "Ma vie s'est considérablement améliorée." Atteint d'une myopathie depuis plus de quarante ans, Jean est invalide…

 

“Ma vie s'est considérablement améliorée.” Atteint d'une myopathie depuis plus de quarante ans, Jean est invalide à 80%. “J'ai une rétraction des jambes, les miennes sont toujours pliées, même la nuit. Mais avec le cannabis, je dors très bien, les douleurs musculaires s'apaisent”, confie cet homme de 52 ans. “Je ne vais pas me relever sur mes jambes, relativise-t-il, en fauteuil roulant depuis dix ans, mais j'ai le moral. Je vais de l'avant”. Le cannabis a favorisé un retour de son appétit et du sommeil, ce qui, selon lui, réduit les risques de voir sa maladie progresser.

Comme Jean, ils seraient entre 300 000 et un million de Français à consommer du cannabis thérapeutique,

Le débat pour la commercialisation du cannabis thérapeutique dure depuis plusieurs années. Malgré de nombreuses discordes et le climat de méfiance, les lignes ont bougé à l’Assemblée nationale. Les Députés ont voté un amendement autorisant l’expérimentation du cannabis thérapeutique. 

« Expérimenter l’impact positif des dérivés du cannabis sur certaines pathologies »

« Il vise à expérimenter l’impact positif des dérivés du cannabis sur certaines pathologies », a expliqué Olivier Véran, le député LREM à l'origine de cette initiative. En rappelant que « 17 pays de l’Union européenne ont déjà autorisé des traitements à base de cannabis médical ». « Ce n’est absolument pas la martingale, ce n’est pas le Graal de l’anti-douleur, il ne s’agit pas de développer un nouveau médicament qui remplacerait le paracétamol ou un autre antalgique mais de trouver le moyen d’un nouveau traitement adjuvant », a souligné le député de l’Isère.

 

Le cannabis thérapeutique pourra être prescrit chez des patients en “impasse thérapeutique”, souffrant de certaines formes d'épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d'autres thérapies, d'effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d'autres pathologies du système nerveux central.

Pas de résine ni de Space cake mais une ordonnance en pharmacie

Entre space cake, tisanes et plants bio, la débrouille des patients consommateurs de cannabis thérapeutique est terminé. 

Pas question toutefois de “joints sur ordonnance”.  Désormais, les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville. L’agence du médicament s’est prononcée en faveur de modalités d’administration assez larges : le traitement pourra ainsi prendre la forme de fleurs séchées, d’huiles et éventuellement de tisanes. Les différentes posologies pourront intégrer des rapports très variables entre les deux principes actifs : le tetrahydrocannabinol (THC) aux effets psychoactifs, et le cannabidiol (CBD) qui entraîne plutôt une relaxation musculaire.

Les médecins participant à l'expérimentation seront volontaires et auront obligatoirement suivi une formation en ligne, dont les modalités restent à déterminer.

 

 

 

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Depuis 1973, d’abord sous format magazine, puis via son site, Hérault Tribune informe le public des événements qui se produisent dans le grand Agathois, le Biterrois et le bassin de Thau.

Depuis 1895, l’Hérault Juridique & Economique traite l’économie, le droit et la culture dans son hebdomadaire papier, puis via son site Internet. Il contribue au développement sécurisé de l’économie locale en publiant les annonces légales.