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Interventions du Front national au conseil régional

Au cours de la séance plénière du Conseil régional de Languedoc-Roussillon qui vient de…

Au cours de la séance
plénière du Conseil régional de Languedoc-Roussillon qui vient de se
clôturer, vous trouverez ci-joint les interventions des élus du Front
National .

VŒU CONTRE LA PROHIBITION DU VIN
France JAMET
Conseillère Régionale

Monsieur le Président,

Les acteurs de la filière vitivinicole ont évidemment raison de s’inquiéter de ce nouveau projet de loi mortifère pour la viticulture et les viticulteurs. Bien sûr, nous devons les soutenir et dénoncer avec eux cette ultime coup de grâce qu’on inflige encore aujourd’hui à l’un des piliers culturels de notre patrimoine…
Mais si Madame BACHELOT se permet, aujourd’hui, de nous pondre ce projet contre lequel nous allons tous protester et dont chaque groupe voudra bien s’offusquer, je tiens à vous rappeler, tout de même, qu’il intervient dans le prolongement direct de la loi du député PS, EVIN, Cru 1991.
Il serait également bon de préciser, encore une fois, que si cette loi intervenait dans le cadre du Code de la Santé publique, pour notre bien à toutes et à tous, pour prévenir et traiter l’alcoolisme, et les personnes atteintes de dépendance alcoolique… le législateur, on s’en doute, avait pour point de mire et pour seule cible : l’alcool et ses consommateurs, tout court, modérés ou pas. C’est la VITICULTURE qui se trouvait directement visée et touchée. Et ce n’était ni involontaire ni imprévu. Si notre pays, premier producteur de vin au monde, a vu sa consommation intérieure se replier de plus de 15% par habitant entre 1998 et 2002, dans un pays où la culture du vin se vit et se respire depuis des siècles, c’est parce que l’ancien député socialiste EVIN, avec l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et addictologie), avait pour objectif, dès 1991, de réduire de 20% pour le printemps 2004, la consommation d’alcool en France. C’était le but premier et essentiel de cette loi.
Amendée ou pas, la loi EVIN est toujours là et Madame BACHELOT ne fait qu’empirer son action dévastatrice et criminelle, en continuant d’éliminer des pans entiers de nos terroirs, et de nos territoires ruraux. Tout cela alors que :
–    la société tend elle-même vers une consommation raisonnable ;
–    et que les qualités et la dégustation des vins sont des aspects significatifs de notre tradition française.
Tout cela alors même que si la consommation de vin (en France) a été divisée par deux en 50 ans : dans le même temps, le nombre de cancers a plus que doublé. Alors cessons de montrer du doigt tous ceux qui ont un verre à la main, de rouge, de rosé ou de blanc et de les faire culpabiliser.
Comme dans un mauvais remake d’une, pourtant bonne, série américaine, Madame BACHELOT et Eliott SARKOZY nous en remettent une couche aujourd’hui, c’est toujours en collaboration avec Monsieur EVIN, aujourd’hui Président de la FHF, Fédération Hospitalière de France, qui réunit plus de 1000 établissements publics de santé, qui revendique sa légitimité et sa dimension nationale et se targue d’influer sur l’évolution de la législation depuis 1991. Une Fédération qui revendique sa force de proposition et se veut l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics dans la mise en place de TOUTES les REFORMES en cours. …
Alors, non, mesdames et messieurs les Socialistes, vous ne pouvez, ni même l’UMP, nous faire croire que vous dénoncez ces entraves, ou alors, désolidarisez vous tous, clairement, des sombres initiateurs de cette loi et de leurs amendements.
A l’Institut National du Cancer (INCA), nous rappellerons enfin, qu’en 1998, au cours d’un colloque sur le vin et sur le cancer, où il fut également question du French Paradoxe, quelques sommités du monde médical résumaient ainsi leurs travaux : « La clé d’une bonne santé, et notamment la « résistance » à des maladies telles que le cancer, repose souvent sur un facteur qui nous est totalement inconnu mais qui est incontournable, à savoir : MANGER et BOIRE (avec modération, s’entend) mais TOUJOURS avec PLAISIR. C’est cela la meilleure défense contre l’adversité et la maladie.
Ces pulsions sont des pulsions de VIE et non le contraire comme on veut nous en persuader. Et ces pulsions doivent nous encourager à défendre plus encore notre viticulture. Non seulement nous devons rejeter purement et simplement cette loi stupide, mais, comme je le rappelais il y a quelques mois devant certains de nos amis viticulteurs présents dans cet hémicycle, nous devons, à l’instar des espagnols et de leurs législateurs, reconnaître à notre viticulture sa valeur patrimoniale et nationale, permettant ainsi sa publicité et sa promotion. Nous devons défendre ces richesses patrimoniales dont nous avons su nous faire « maîtres » depuis des siècles, défendre cette douceur de vivre et préserver le savoir que nous ont transmis les générations qui nous ont précédé.
Monsieur le Président, Mes chers collègues, dites-leur donc de nous ficher la paix et de laisser vivre et s’épanouir notre viticulture. Mais dites-le clairement.

SOLIDARITE AVEC L’OUTRE MER
Alain JAMET
Conseiller Régional

Monsieur le Président,

La situation est évolutive et il est difficile aujourd’hui de préconiser telle ou telle mesure qui pourrait résoudre les problèmes que connaissent nos départements d’Outre-Mer et je ne pense pas un seul instant que le vœu émis par le Conseil régional et les exigences qui l’accompagnent puissent favoriser le début du commencement de la résolution des problèmes.

Il n’en reste pas moins que l’indifférence du Président de la République, l’impéritie du Gouvernement , les tergiversations du Ministre de l’Intérieur, les bévues du Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer ont eu pour effet d’aboutir en Guadeloupe, à la Martinique, demain peut-être en Guyane à la Réunion, à une situation explosive, inquiétante, pré-révolutionnaire. Profitant de l’exaspération justifiée d’une population qui ne réclamait au départ que des réformes sociales et économiques, les indépendantistes ont canalisé, instrumentalisé le mécontentement de nos compatriotes ultramarins. Ils ont essayé jusqu’ici sans succès de monter les noirs contre les blancs, les pauvres contre les riches, encouragés dans ce sens par une opposition de gauche qui, au lieu de proposer des solutions de bon sens qui s’imposent, n’a eu de cesse que de souffler sur le feu.

Nous déplorons pour notre part que se soit instauré, en quelques semaines, un climat de violence dont les premières victimes seront insulaires. Nous nous étonnons que celui-ci puisse être justifié par certains, par des évènements qui remontent à deux siècles en arrière et qui avaient été effacés dans l’enthousiasme en 1946 par la départementalisation de nos territoires d’Outre-Mer.

Il importe maintenant que l’ordre républicain soit rétabli et que soient satisfaites, dans la légalité, les revendications légitimes de nos compatriotes d’Outre-Mer. C’est là, sans jouer les apprentis sorciers, et au delà des calculs politiciens, notre principale préoccupation.

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