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La communauté éducative de l’école Jean Moulin de Vias, manifestait sa colère, vendredi, devant l’Administration académique

Le matin du 8 avril à Pézenas, élus, enseignants et parents d’élèves, demandaient audience…

Le matin du 8 avril à Pézenas, élus, enseignants et parents d’élèves, demandaient audience à l’Inspecteur d’Education Nationale (IEN).

Accompagnée par Pierre Guiraud, conseiller général, la délégation viassoise a présenté la situation spécifique de l’école Jean Moulin. Propos qui ont été transcrits dans une lettre ouverte publiée, la semaine dernière, dans ces colonnes. D’autres délégations ont été reçues, elles aussi, et ont pu contester les inacceptables mesures arrêtées par l’Education Nationale. Les Maires de Saint-Thibéry, Florensac et Vias, étaient parties prenantes dans la démarche. Ils ont fait part de leur insatisfaction. En soulignant l’importance des investissements pour moderniser leurs écoles publiques, et réaliser de nouveaux logements sociaux destinés aux jeunes ménages.

Des efforts budgétaires, loin d’être reconnus par l’Administration. Laquelle ne focalise que sur des aspects économiques, au détriment de la qualité pédagogique indispensable. Notamment, pour les enfants en difficulté. Retenons néanmoins que l’IEN de Pézenas s’est engagé à faire tout ce qu’il pouvait, pour préserver les postes menacés de suppression.

L’après-midi, une quarantaine de personnes se rendait, en autobus, à l’Inspection académique de Montpellier. La délégation viassoise s’est trouvée au cœur d’un regroupement de plus de mille manifestants qui occupaient la rue de l’université. Il est vrai que le département se trouve devant une situation pour le moins paradoxale. En effet, une augmentation de sept cents élèves a été évaluée, pour la rentrée prochaine, dans les écoles publiques de l’Hérault. Ce qui aurait dû se traduire par une augmentation significative de postes d’enseignants.

Mais ce raisonnement logique ne correspond pas à celui de l’Education nationale. Laquelle a décidé de supprimer vingt huit postes de professeurs, quinze postes de RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) et des décharges de direction. Quels calculs, autres qu’économiques, peuvent sous-tendre une telle décision ? Devant une telle aberration, la communauté éducative départementale exprimait son incompréhension à coups de grelots, sifflets et autres tambourins. Le calme s’est établi lorsqu’un représentant du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) vint communiquer que la totalité de ses membres avait refusé de siéger.

Ledit Conseil devait, en effet, définir la carte scolaire de la prochaine rentrée scolaire dans l’Hérault. Et les représentants syndicaux, les élus, ainsi que les parents d’élèves, ne voulaient pas entériner les décisions arbitraires du Ministère.

Ledit CDEN a été, par conséquent, remis au 12 avril. Une réunion des communautés éducatives, dans le département, est prévue la veille au soir, pour décider de la démarche à mettre en oeuvre.

A suivre …
 

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