La Compagnie du Vent accélère son développement

La puissance de production en énergie renouvelable de La Compagnie du Vent représente la consommation des villes de Montpellier et de Béziers réunies (815 millions de kilowattheures) ! En neuf ans, l’entreprise montpelliéraine a quintuplé sa puissance installée pour atteindre 511 MW fin 2016. De nouvelles installations éoliennes et photovoltaïques vont permettre d’augmenter cette puissance installée de 53 % d’ici fin 2018 ou début 2019.

Pionnière en matière d’énergie renouvelable, La Compagnie du Vent (LCV) a installé la première éolienne raccordée au réseau électrique national français en 1991 à Port-la-Nouvelle (Aude), puis le premier parc éolien en 1993. Filiale d’Engie, qui en détient 60 %, La Compagnie du Vent disposait, à fin 2016, d’un parc de production de plus de 510 mégawatts installés (29 parcs éoliens et 10 centrales solaires).

L’entreprise, qui intervient essentiellement en France métropolitaine (1 projet en attente au Maroc) et dont le siège social est basé à Montpellier, emploie 150 salariés et prévoit d’augmenter cette puissance installée de 53 % à l’horizon fin 2018 ou début 2019. Ambition sur le photovoltaïque. La Compagnie du Vent, qui a débuté ses activités par l’éolien, a diversifié ses activités en développant depuis 2007 des installations photovoltaïques de grande puissance. En 2016, ce mode de production d’énergie renouvelable atteignait 17 % de la production de la société. « Les projets photovoltaïques se développent sur une moyenne de cinq années, contre cinq à huit ans pour l’éolien, voire plus ; et le prix des équipements est en baisse » précise Thierry Conil, président de LCV.

Plus de 88 millions d’euros investis dans le développement éolien et photovoltaïque

En 2016, La Compagnie du Vent a investi plus de 88 millions d’euros dans le développement et la construction de nouveaux actifs dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque au sol. Au 31 décembre 2016, la puissance installée de l’entreprise s’élevait à 511 mégawatts (MW) : 423 MW éoliens et 88 MWc solaires photovoltaïques. Soit + 13% en un an. Ces actifs de production ont généré une production annuelle de 815 millions de kilowattheures, soit la consommation électrique, chauffage inclus, d’environ 340 000 personnes ou l’équivalent de la population des villes de Montpellier et de Béziers réunies. En neuf ans, l’entreprise a plus que quintuplé sa puissance installée : celle-ci est passée de 99 MW fin 2007 à 511 MW fin 2016.

thierry conil president la compagnie du vent
Thierry CONIL président de La compagnie du Vent. © HJE 2017 Daniel Croci

Crowdfunding ouvert aux citoyens.

En novembre 2016, pour la première fois, La Compagnie du Vent a ouvert à l’épargne citoyenne le financement d’une centrale solaire photovoltaïque (Montane Sud – Corrèze) via la plateforme web Enerfip (300 000 € ont été collectés auprès de 173 personnes). Le financement participatif permet aux citoyens de mieux comprendre les enjeux des énergies renouvelables en participant activement à leur développement.

Des projets « démonstrateurs ».

LCV poursuit ses recherches pour rester en adéquation avec le marché et les attentes des diverses clientèles. La société développe pour cela plusieurs projets démonstrateurs développés à une échelle grandeur nature. C’est le cas à Rivesaltes (Aude), où une entreprise de logistique automobile (Groupe Charles-André) a installé des panneaux photovoltaïques pour abriter ses véhicules en attente de livraison. Un dispositif expérimental de micro Smart green couplé à cette installation augmente la rentabilité du site. « Cette installation a permis de conserver le site de Rivesaltes et les emplois liés », a indiqué Thierry Conil, démontrant que les ENR peuvent être un argument technique crédible pour le maintien des emplois locaux. Ce projet de R&D dénommé « Rivesaltes Grid », s’inscrit dans un partenariat avec le laboratoire Promes-CNRS. Il repose sur une plateforme technologique regroupant des ombrières solaires de parking, un système de batteries et un véhicule électrique, le tout connecté à des ateliers gérés en autoconsommation. LCV poursuit également une expérimentation de mobilité hydrogène en Bourgogne avec l’aide de la région et du département. Le process entend produire une alternative aux carburants traditionnels et participer à l’émergence d’une voiture du futur plus écocompatible avec l’environnement.



Recherche et innovations

En éolien, La Compagnie du Vent a mené le projet « PicoWind » qui a permis, grâce à une technologie laser de Lidar sur nacelle, de réaligner très précisément face au vent les éoliennes du parc de La Picoterie (Aisne) et gagner ainsi 2% de production annuelle. Cette opération pourra être reconduite à l’avenir sur d’autres parcs de La Compagnie du vent. En 2017, l’entreprise développera la nouvelle version 2.0 de son logiciel métier « DataWind », un outil offrant un service complet pour l’évaluation du potentiel éolien des sites en développement et du productible des parcs éoliens en exploitation.

Quatre nouveaux projets sélectionnés à l’appel d’offres national solaire photovoltaïque

Dans le cadre de l’appel d’offres lancé par le gouvernement français en novembre 2016 (AO CRE 4.1), visant à développer la filière industrielle photovoltaïque, La Compagnie du Vent a été retenue, en mars dernier, pour développer, construire et exploiter quatre projets solaires photovoltaïques représentant une puissance globale de 27 MWc. Les projets lauréats sont, dans la famille des ombrières solaires, STVA Avrigny Ouest (9 MWc – Hauts-de-France) et STVA Avrigny Est (8,3 MWc – Hauts-de-France). Dans la famille centrale au sol, les projets retenus sont Col de la Dona (5 MWc – Occitanie) et Vallon de l’Epine (5 MWc – Provence-Alpes-Côte d’Azur). La construction de ces quatre projets est prévue au deuxième semestre 2018 / premier semestre 2019 avec un objectif de mise en service industrielle au printemps 2019.

L’emploi régional.

« Tous les parcs sont conçus à Montpellier » assure Thierry Conil, qui confirme que La Compagnie du Vent fait en priorité appel à des entreprises régionales, notamment pour la maintenance. « Il n’y a pas de production d’éoliennes en France, mais en Europe oui. Certaines pièces sont fabriquées dans l’Hexagone, comme les mâts de 100 mètres. »

Renouvellement éolien.

« Les parcs éoliens perdent environ 15 % de leur capacité de production après 25 ans, et les évolutions technologiques, de plus en plus rapides, permettent de disposer de nouveaux modèles d’éoliennes plus petites et plus performantes » selon Thierry Conil, qui annonce que LCV travaille sur un projet de remplacement des équipements installés sur certains parcs, dont celui de Port-la-Nouvelle, en offrant plus de puissance pour moins d’éoliennes installées. Cette possibilité reste pour l’instant à l’état de projet.

Le Parc éolien de Cabalas, dans l’Hérault.

Après douze années de procédures et de concertation, le Parc éolien de Cabalas (Joncels) est en chantier. Il sera réalisé en trois phases pour un investissement global de 25 à 30 M€. Le phasage porte sur 2017, 2018 et au-delà (date non fixée).

Perspectives 2017

La Compagnie du Vent préparera, à partir de 2017, la construction de 7 nouveaux parcs éoliens (+ 112 MW) et 12 nouvelles centrales photovoltaïques au sol (+ 103 MWc) en France, dont les mises en service sont prévues entre fin 2017 et début 2019. Le développement de ces nouveaux sites de production, qui représentent près de 250 millions d’euros d’investissement, ajouté aux chantiers ouverts en 2016 – dont la mise en service interviendra en 2017 (+ 45,5 MW en éolien et 12 MWc en PV) –, permettra à l’entreprise d’augmenter sa puissance installée de 53% d’ici fin 2018/début 2019. Une bonne partie des investissements réalisés bénéficieront directement aux entreprises locales. La Compagnie du Vent est également mobilisée pour répondre aux prochains appels d’offres nationaux solaires photovoltaïques prévus cette année : AO CRE Bâtiment en mars 2017 puis AO CRE Centrales au sol prévus en juin et décembre 2017 (AO CRE 4.2 et 4.3).

Doubler la production d’ici 2022.

LCV, qui n’envisage pas de créer une filiale de distribution d’énergie – « C’est le rôle d’Engie, notre actionnaire principal », rappelle Thierry Conil – se fixe le seuil des 1 000 MW en production d’ici 2022, en restant sur ses deux axes de développement : les installations de grande puissance dans l’éolien (terrestre et marin) et le photovoltaïque.

Article connexe :Questions à Thierry CONIL, président de La Compagnie du Vent

LCV en chiffres

• Chiffre d’affaires consolidé 2016 : 64,7 millions d’euros, en baisse de 3,3 % par rapport à 2015 (car 2016 a été une année peu venteuse).
• Résultat net consolidé de 33,3 millions d’euros en 2016 (10,4 millions d’euros en 2015).
• 88 millions d’euros investis dans le développement éolien et le photovoltaïque en 2016.
• Ambition maintenue dans le solaire photovoltaïque (17 % de la production aujourd’hui, 20 à 25 % à l’avenir).
• Puissance installée multipliée par cinq en neuf ans : le cap des 500 MW a été franchi fin 2016.
• Plus de 50 % de puissance supplémentaire installée d’ici fin 2018-début 2019.
• Perspectives pour 2017 : mise en service de 45,5 MW en éolien et de 12 MW en solaire.
• 250 M€ d’investissements prévus sur 2017-2018.

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