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Droit

L'affaire des gens du voyage

  Comme des sauterelles sur un champ de céréales, et pour la deuxième fois de la saison les gens du voyage se sont posés au cœur de la station captant l’eau sur les bornes d’incendies, l’électricité sur les transformateurs des copropriétés (pas encore le gaz) et polluant les lagons de leurs eaux usées et le […]

 

Comme des sauterelles sur un champ de céréales, et pour la deuxième fois de la saison les gens du voyage se sont posés au cœur de la station captant l’eau sur les bornes d’incendies, l’électricité sur les transformateurs des copropriétés (pas encore le gaz) et polluant les lagons de leurs eaux usées et le reste au gré des vents et des courants. Dés leur arrivée, des dizaines d’activités de révèlent impérieuses selon leurs dires : élagages, nettoyages des façades, rempaillages de chaises, changements de literie etc. … surtout des activités leur permettant l’accès chez les autochtones aisés …

Pressé par les cris des indigènes agathois le maire prend son courage à deux mains et s’en va demander justice au Tribunal de Grande Instance de Béziers puis il s’enfuit en vacances dans les iles. Comme il y a urgence le TGI entend l’affaire en référé, délibère et prononce son “ordonnance” d’expulsion immédiate le vendredi. Pendant ce temps et se sachant en mauvaise posture, les gens du voyage menacent de bloquer notre ville, pour montrer qu’ils sont sérieux ils organisent même des manifestations en bloquant quelques touristes, en déployant des banderoles tenues par des enfants devant leurs mères pour couper cours à toute réaction musclée éventuelle …

Au prononcé “non suspensif” de l’ordonnance de référé, le premier adjoint va voir le chef du campement pour lui signifier qu’ils doivent quitter les lieux, et pour être sûr de ne pas être seul, il se fait accompagner de la police et d’un chef de cabinet du maire dont on peut se demander quel est son pouvoir. Bien sûr, il y a refus d’exécuter l’ordonnance du tribunal, bien sûr il y a menaces verbales, bien sûr il y a appel de l’ordonnance et le comble : tout le monde se serre la main et se quitte en attendant la décision de la cour d’Appel de Montpellier sans exécution immédiate.

La cour d’Appel fait cependant vite et le vendredi suivant déclare que comme les élus n’ont pas fait exécuter l’ordonnance c’est qu’il n’y avait pas d’urgence et qu’en conséquence on demandait aux gens du voyage de quitter les lieux comme ils l’avaient prévu sans les inquiéter d’avantage et même en les absolvant de toutes sanctions ! Ce qui fut fait dés le samedi 24 juillet.

Pendant ce temps on laboure tout espace susceptible de laisser passer un attelage, on sème des rochers à tout va, dés fois que … et dés leur départ, on nettoie et on passe la charrue en tous sens.

Moralité 1 : quand on ne nomme pas d’adjoint à la sécurité et qu’on a la prétention d’assumer soi même ce poste, on ne part en vacances, surtout quand la maison se fait piller.

Moralité 2 : quand on est premier adjoint on a le courage de faire appliquer les décisions de justice qu’on a soi-même demandées au Tribunal de Grande Instance et on ne pactise pas avec des hors la loi.

Moralité 3 : quand on est responsable de gestion on prévoit, on circule pour voir les risques encourus dans la ville dont on a voulu la charge. On engage les travaux nécessaires pour empêcher tout risque de nuisances et, si on n’a pas les moyens financiers de réaliser ces travaux de sécurité impérieux on réduit les dépenses d’une piscine fantaisiste au coût pharaonique.

Moralité 4 : le problème des gens du voyage est récurant et un adjoint (R DRUILLE) a été désigné afin de le gérer, où est-il ? Quand on est responsable d’une équipe on ne met pas un couard en première ligne du front de combat.

Moralité 5 : ce club de gens du voyage annonce toujours son arrivée, de plus les caméras vidéo les voient arriver ; Un responsable qui ne réagit pas à l’approche d’un danger ou qui laisse s’exécuter le risque n’est pas digne d’exercer sa responsabilité et doit démissionner.

Notre Cap est aujourd’hui lacéré, défiguré, comme le visage d’une belle femme de quarante ans qui aurait été balafrée, vitriolée : martyrisée ; La conclusion de ces morales est que notre ville est gérée par une équipe inconsciente de ses responsabilités et qui ne pense qu’à son bien être individuel et personnel.

Des Agathois Pour Leur Ville

Henri CALVET

 

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