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Droit

Le Messie est arrivé ...

 Il était attendu depuis longtemps. Au cas où vous ne le sauriez pas encore, aujourd’hui, le messie est arrivé. Il s’appelle … Barack Obama. Il va sauver l’Amérique, et même le monde entier. C’est en tout cas l’impression que donne la ferveur déclenchée par son élection à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Les américains semblent […]

 Il était attendu depuis longtemps. Au cas où vous ne le sauriez pas encore, aujourd’hui, le messie est arrivé. Il s’appelle … Barack Obama. Il va sauver l’Amérique, et même le monde entier. C’est en tout cas l’impression que donne la ferveur déclenchée par son élection à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Les américains semblent tout attendre de lui, mais apparemment aussi beaucoup d’autres pays, et en particulier beaucoup d’européens.
    Tout d’abord, il doit apporter une solution à la crise financière, qui a trouvé son origine aux U.S.A., avant de s’étendre au monde entier. Comment ? Par un plan gigantesque s’élevant à 825 milliards de dollars en deux ans, dans le but de relancer l’économie américaine. En outre, Obama demande le déblocage des 350 milliards de dollars de caution prévus, à destination du secteur financier. Voilà donc la recette du « sauveur » pour solutionner la crise.

    Effectivement, si cette recette devait fonctionner, elle aurait quelque chose de miraculeux. En effet, la crise financière trouve son origine dans la vie à crédit exagérée des U.S.A. et de ses habitants, dont une partie importante n’est plus en mesure de rembourser ses emprunts, entrainant des faillites bancaires. Ils avaient pris depuis longtemps l’habitude de vivre au-dessus de leurs vrais moyens. Or, le plan de relance avancé propose d’aller beaucoup plus loin dans les dépenses de l’Etat, donc de déséquilibrer encore plus le budget du pays, d’aggraver son déficit budgétaire lourd et chronique, et d’augmenter la dette publique d’un pays déjà très endetté. C’est la fuite en avant.

    Au demeurant, la relance financière vise à créer une embellie, en injectant de l’argent dans l’économie, dans le but de remettre la machine en marche. Cela paraît pourtant discutable dans un pays qui ne possède plus guère de marge de croissance (contrairement aux pays émergents). L’effet « magique » espéré de cette réaction paradoxale (puisque allant dans le même sens que la cause de la crise), risque de n’être que celui d’une grosse bouffée d’oxygène, à durée limitée. Nous sommes bien en droit de nous interroger à ce sujet. En effet, l’Etat américain ne dispose pas en fond propre de l’argent nécessaire pour financer son plan. A qui donc va-t-il l’emprunter pour financer sa relance ? Aux banques pardi ! Mais qui cautionne ces banques déjà en difficultés ? L’Etat américain évidemment ! En fait, un exercice d’équilibre instable qui peut s’effondrer à tout moment.
     Les U.S.A., qui ont besoin par ailleurs de nombreux autres changements, attendent énormément de leur nouveau président. Par extension, c’est le cas de beaucoup d’habitants du monde entier aussi. Il est donc logique, dans ces conditions, que nombre d’entre eux voient en Obama une sorte de messie. Dans cette ambiance de très grande difficulté, d’inquiétude diffuse, mais aussi cette nécessité de changement de fond, ce besoin vital d’espoir, ils aspirent à un sauveur. Dieu les entende !

                            Henri COUQUET
                            Conseiller municipal

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