Législatives, 7è circonscription : Christophe Euzet se présente pour un deuxième mandat

Ce professeur de droit public de 55 ans est investi par le parti présidentiel pour un second mandat sur la 7è circonscription. Il n’a pas encore choisi son suppléant, mais affiche déjà la couleur, sans langue de bois face à ses adversaires.

La devise de Christophe Euzet est « de travailler avec humilité, passion et acharnement. Je dois être concentré et appliqué pour être efficace ». Son travail, il le définit en deux grandes parties « le travail national à l’Assemblée et le travail territorial où je vais à la rencontre des élus, des gens, des associations pour pouvoir faire remonter les dossiers à Paris. Je travaille également avec les services locaux de l’État. »

Son bilan

Christophe Euzet précise que « le mandat a été chahuté, le contexte était difficile : l’accueil à l’Assemblée a été délétère. Puis la Crise des Gilets Jaunes, le Covid et maintenant l’Ukraine. » Mais le député indique qu’il a pu tout de même travailler, précisant « avoir réalisé une quinzaine de réunions avec des Gilets Jaunes par exemple, réunions durant lesquelles les gens venaient dire leurs souffrances depuis 30 ans. D’ailleurs, malgré tout nous avons continué à travailler, à réformer, mais sans trop de visibilité pour les électeurs. » Christophe Euzet s’interroge : « qu’auraient fait les autres partis politiques face à toutes ces crises ? C’est facile de dire ‘il aurait fallu’ ! Nous avons fait des choix mesurés, de raison, de responsabilité. Nous avons écouté, entendu avec attention, respecté pour trouver des solutions équilibrées. »

Le député constate « une société divisée et une crise sociétale profonde, certaines personnes sont dans une souffrance profonde, tentées par des formes de radicalisation. Les priorités étant autour du rééquilibrage des choses en ayant un œil sur l’avenir : préserver l’environnement et l’intégrer au développement économique, travailler l’accès aux soins et sur les problématiques du vieillissement. » Christophe Euzet rappelle quelques-unes de ses interventions « j’ai contribué ou initié plusieurs projets territoriaux : l’IRM à Agde, la filière universitaire à Victor Hugo à Sète, la loi pour interdire la discrimination par l’accent, le rapport qui a sauvé l’enseignement immersif de l’Occitan … » Le député a également œuvré pour « que Sète obtienne Action Cœur de Ville et territoire industrie ; que Florensac, Marseillan ou encore Pézenas obtiennent le label Petite ville de demain, notamment parce qu’il a été rapporteur pour l’Agence Nationale de la cohésion des territoires ».

Ses adversaires

Pour Christophe Euzet, l’union des gauches « c’est l’extrême gauche, il faut le reconnaître. Que serait-il dit aujourd’hui si tous les partis de droite avaient réalisé la même entente ? Je ne comprends pas M Mélenchon qui refuse le sort des urnes et appelle à l’insurrection sociale. Cette union des gauches, Nupes, pour moi c’est l’association de la carpe, du lapin et les dindons que sont les électeurs pour eux. » Sur les candidats de la 7è circonscription, il précise « ils ne savent pas comme cela fonctionne et les sources de blocage. Certaines candidatures sont des candidatures de témoignage pour dire ‘mon parti existe toujours’ : c’est le cas de la candidate du PS ou de Yves Michel (LR). Le candidat du RN est un ‘apparatchik politique’, parachuté dans un territoire qu’il ne connaît pas, je lui donne d’ailleurs Rdv sur les plateaux TV pour lui apprendre à bien prononcer le nom des villages de la circo. Il n’a pas de métier en dehors de la politique et ne maîtrise que la critique sur les réseaux sociaux. » Le député sortant appelle les électeurs à le rejoindre, car « il y a un temps pour ‘rouspéter’ et un temps pour agir. Il ne faut pas s’éparpiller, nous devrons de toute façon ensuite travailler ensemble. »

Son projet

« Il ne faut pas se tromper, être investi par le parti présidentiel permettra de mieux transmettre et suivre les dossiers à Paris. Mon territoire en bénéficiera. Si vous vous posez immédiatement en perturbateur, cela va considérablement freiner les choses », explique le député. Dans ses projets et objectifs, il cite « faire venir la faculté de droit et de sciences éco à Sète ; développer les formations diplômantes post-bac à Agde et Pézenas. Pour moi, la jeunesse, c’est la dynamique locale. On doit amener les formations dans ces territoires pour que ces jeunes puissent apprendre localement et ensuite s’élever. Une structuration sociologique où il manque de jeunes a des conséquences en cascade. »

Christophe Euzet veut également « rénover fondamentalement les Hôpitaux du Bassin de Thau. Sète notamment, mais également amener Agde dans ce sillage. Je veux également améliorer l’accès aux soins dans l’arrière-pays. » Sur les sujets de mobilité, le député souhaite « travailler sur un projet de développement des mobilités locales. Il faut s’approprier tout notre équipement : aéroports de Béziers Vias, Montpellier, le port de Sète Frontignan, l’autoroute et la future LGV. C’est sur la notion de connexion qu’il faut se concentrer. Je suis également pour une réactivation en propre des anciennes lignes ferroviaires. »

Christophe Euzet a également quelques défis sur des ‘sources d’agacement pour lui’ : « le tarif d’autoroute pendant les périodes de travaux ; les frais de dossier dans les banques et les compagnies d’assurance ; avoir un interlocuteur humain pour les démarches administratives et de santé. »

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