Législatives, 7e circonscription : Julie Garcin-Saudo veut 'redonner confiance aux citoyens'

À 44 ans, cette maître d’œuvre en bâtiment vit et travaille à Pézenas depuis une quinzaine d’années. Son suppléant, Arthur Labattut a 23 ans et vit à Agde. Ce jeune entrepreneur agathois est diplômé Sciences Po et issu du PRG.

C’est avec le soutien de Carole Delga et Kléber Mesquida que cette élue du PS veut « redonner confiance aux citoyens. » Julie Garcin-Saudo a toujours « été investie dans la ville de Pézenas et dans la vie politique ». Elle a actuellement la présidence du CAUE du Département, elle a la charge de l’égalité des chances et de la citoyenneté ainsi que le service jeunesse et la vie démocratique (dont les projets de budget participatif). La candidate considère « que mon métier dans le bâtiment et la fonction d’élue sont assez similaires : on construit des projets, des visions ».

Le projet

« Le paysage change, les gens n’ont plus confiance dans la politique, mais ils sont pour des élus de terrain qui sont cohérents sur le territoire et porte une voix sincère. Concernant l’union Nupes, je revendique de ne pas être en accord avec cette démarche surprenante et très rapide, elle ne me paraît pas sincère. Je suis de la gauche nuancée » détaille Julie Garcin-Saudo. Elle rajoute : « nos valeurs sont différentes sur l’Europe, la laïcité, le communautarisme, le rapport avec les forces de l’ordre, la façon de les aborder. LFI refuse la charte de la laïcité : je ne comprends pas, il s’agit de mettre un garde-fou et de rappeler les règles. C’est nécessaire, car les temps ont changé. »

La candidate voit la fonction de député comme « un lien pour faire remonter du terrain, se servir des récits de nos élus et de leur expérience. On reste connecter à la réalité. D’ailleurs le non-cumul de mandat peut créer des députés ‘hors sol’. Un député, au contraire d’un député-maire à l’époque, n’a pas les mêmes relations facilitées avec les équipes des collectivités. Et puis il faut savoir que les problématiques du littoral ne sont pas les mêmes quand dans les hauts cantons, tout comme pour les pêcheurs bretons ou méditerranéens, leurs contraintes sont différentes. »

Julie Garcin-Saudo pense qu’il faut « travailler sur les collectivités, continuer la décentralisation et recentrer le rôle de l’État. Une réflexion doit être menée sur le rôle des communes et des EPCI, mais il faut aussi leur donner les moyens. Pour bien travailler en collectif, il faut clarifier et faciliter le dialogue afin de porter les projets ensemble. »

Le territoire compte des acteurs dans la pêche, l’agriculture, la viticulture, le tourisme. Pour la candidate « je dois être au plus près de nos professionnels pour trouver des solutions avant que des lois ne sortent et mettent en danger leur activité. Aujourd’hui, on applique des lois sur la pêche en considérant que toutes les mers sont les mêmes. C’est faux. Je défendrai la pêche en pointant les spécificités de nos pécheurs méditerranéens. » Parce que pour elle, « c’est de la responsabilité du député que de dire ‘ce ne sera pas applicable’ ».

Julie Garcin-Saudo est « pour la sécurité des citoyens et celle des forces de l’ordre. Il faut les doter de plus de moyens humains. Il faut aussi de la justice de proximité, donc de la médiation, donc des interventions humaines ».

Le pouvoir d’achat

Sur le pouvoir d’achat, Julie Garcin-Saudo ressent « de l’inquiétude, car on ne reconnaît pas le travail à sa juste valeur. Il faudrait passer le SMIC à 1 500€, mais sans faire augmenter les charges patronales. Il faut également éclaircir ce qui existe pour la jeunesse, souvent les bourses ne suffisent pas, je suis pour un minimum jeunesse de façon à les rendre sereins et donner sa chance à tous. » La candidate pense notamment au dispositif de crédit d’impôt pour dégager du pouvoir d’achat : « je ne suis pas sûre que les gens soient heureux de vivre des aides, en tout cas pas tous. On doit leur rendre une autonomie et du respect de soi, leur redonner confiance. On doit également soutenir nos associations de solidarité, elles sont le maillon qui nous manquait : on doit prendre le sujet à bras le corps et remettre l’humain au centre des priorités ».

Sur les 13 millions de bénévoles que compte la France, la candidate souhaite également réfléchir au système du crédit d’impôt, car « ce ne sont pas forcément des gens en sécurité financière à la fin du mois, ou bien on pourrait recalculer les points de retraite en donnant une ‘valeur’ à ce bénévolat ». Pour elle, la retraite doit être au minimum de 1200€, « et puis il faut les loger s’ils ne sont pas propriétaires, il faut qu’ils puissent manger et faire des cadeaux à leurs petits enfants à Noël sans commencer à acheter en août. » Julie Garcin-Saudo pense « qu’il faut accompagner tout le monde en fonction de ses besoins, mais dans l’objectif de les faire ‘repartir’, de leur permettre de trouver leur place et leur voie ».

Julie Garcin-Saudo organise ‘les cafés de Julie’. Mardi 24 mai elle sera au Café du Boulevard à 10h à Marseillan.

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