Législatives, 8e circonscription : Olivier Andrieu se veut « une courroie de transmission »

Olivier Andrieu est né à Montpellier où il exerce sa profession d’avocat. Il est conseiller municipal à Valflaunès, d’où il est originaire par sa mère. Naïma Sayad, sa suppléante, vit également à Montpellier et est avocate au barreau de Paris. Elle est issue de la Gauche républicaine et socialiste.

Ils sont les seuls candidats sur le département de l’Hérault de la Fédération de la Gauche républicaine, engagés aux côtés d’Arnaud de Montebourg. Pour Olivier Andrieu, « nous sommes différents de l’Union Nupes, notamment sur la question de l’Europe. Nous ne voulons pas de « désobéissance européenne » ; nous considérons qu’il faut renégocier les traités, sans faire éclater l’Europe. »

Le projet

Pour Olivier Andrieu, « il faut être réaliste, on ne peut pas avoir une majorité à l’Assemblée. Mais pour notre mouvement, il y a nécessité impérieuse à retrouver une souveraineté politique, économique, agricole et industrielle. Tout cela pour pouvoir prendre les décisions favorables à la France, sans entraves. Nous voulons rediscuter les traités. C’est une priorité pour redresser le pays. » Le candidat considère que « la mondialisation heureuse a ses limites, nous l’avons vu avec la crise du Covid, dès qu’il y a ‘un grain de sable’, la France manque de tout. Nous sommes incapables de fabriquer du paracétamol parce que nous n’avons pas les composants. La guerre en Ukraine rajoute les problèmes d’approvisionnement en huile de tournesol ou graines de moutarde. Sur les amandes par exemple, nous les importons des USA alors que leur berceau de naissance est le bassin méditerranéen. » Olivier Andrieu veut « s’organiser pour ramener et réinstaller sur le territoire, à l’image du blé qui pourrait être beaucoup plus cultivé en Occitanie. »

Sur les questions énergétiques, le candidat considère que « la sortie du nucléaire ne doit pas être brutale, car les énergies renouvelables ne seront pas suffisantes. Il nous faut un mix énergétique. La transition prendra plusieurs dizaines d’années, il ne faut pas le faire d’autorité. »

Olivier Andrieu envisage la « fonction première de député comme celle de voter les lois pour le territoire national. Mais il est plus sensible aux impacts de ces lois sur son territoire. »

Le candidat constate « une absence d’industries porteuses d’emplois. Mais c’est un projet de l’ensemble des acteurs politiques. En Occitanie, on essaye de développer les Hight Tech. Le député doit pouvoir aider à faire venir s’installer des entreprises. Le chômage est endémique chez nous, il faut créer des emplois. Si chaque ‘strate’ politique part dans son coin, cela ne marchera pas. Nous devons travailler les uns avec les autres et les uns pour les autres. »

Le territoire

Olivier Andrieu fait le constat suivant : « les gens font entre 40 et 60 km par jour pour aller travailler. Le passage au véhicule électrique est complexe parce que le marché n’est pas prêt : il n’y a pas encore beaucoup de véhicules d’occasion, l’autonomie s’améliore petit à petit et on manque de bornes de chargement. Cette phase de transition prend du temps. Il faut accompagner les gens. Allez dans le sens de la ZFE, oui, mais cela va trop vite : il faut s’adapter à la maturité du marché. »

Le candidat sera « à l’écoute des maires, des métropoles, du Département et de la Région. Sur le territoire, il y a une communauté de pensée actuellement entre tous les responsables politiques. Je veux être une courroie utile aux politiques locales décidées. Je dois également être à l’école des acteurs locaux pour identifier les spécificités locales et pouvoir ensuite bien les représenter. »

Olivier Andrieu est inquiet pour le tourisme, « j’ai entendu dire que la fréquentation serait en baisse. Vous additionnez cela aux problématiques de recrutement et à l’augmentation des achats pour les hôteliers et restaurateurs, il y a de quoi se faire du souci. Les marges vont diminuer et certains établissements seront en danger. Surtout qu’avec la baisse du pouvoir d’achat, les gens vont moins consommer. » Il rajoute « nous devons mener une réflexion sur l’accompagnement des activités liées au tourisme. La loi peut aider. Nous avons besoin ici que les touristes viennent, restent et reviennent. Nous devons être compétitifs par rapport aux pays plus au sud. Et puis il faut développer l’offre touristique de l’arrière-pays, tout autant que l’offre culturelle qui y est associée. »

Le candidat pense que « c’est ridicule de ne pas être relié à Barcelone en LGV. Lorsque cette nouvelle ligne sera finalisée, Paris – Montpellier – Barcelone sera un axe important et nous permettra un certain développement. »
Autre point qui tient à cœur à Olivier Andrieu, « l’Université de Montpellier, dont on ne prend pas assez soin. Il y a un problème d’équilibre entre Toulouse et Montpellier. Nous devons pousser nos deux universités prestigieuses. Il conclut en listant les attractivités du territoire : « médecine, université, tourisme, agriculture. On doit pouvoir faire venir les entreprises, qu’elles s’installent et qu’elles recrutent. »

Olivier Andrieu rencontre au fur et à mesure les maires de la circonscription et va à la rencontre des citoyens sur les marchés.

Quelques propositions

  • Ouvrir le RSA pour les jeunes dès 18 ans, systématiser la prise en charge des jeunes majeurs et les accompagner sans condition de temps dans leur entrée dans la vie active
  • Installer une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation quand on sait, entre autres, que la gratification de stage est aujourd’hui de 3,90 € de l’heure.
  • Multiplier l’aide en matière de logement, sans faire de ghettos, par le développement d’habitats adaptés aux situations et revenus des plus défavorisés.
  • Développer l’offre de santé pour les plus précaires, en créant des espaces de santé permettant un suivi global en santé mentale et prévention avec accueil sans rendez-vous.
  • Abroger la réforme de l’assurance chômage qui accroît les difficultés de celles et ceux qui ont perdu leur emploi.
  • Augmenter l’aide aux parents isolés pour atteindre 300€ par enfant (118€ aujourd’hui).
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