Législatives, circonscriptions 1, 3 et 6 : que pensent vos candidats de la réforme de l'école ?

Voici les avis et positionnements concernant la réforme de l’école de certains candidats sur les circonscriptions 1, 3 et 6.

Plusieurs thèmes ont été soulevés par certains candidats, jugeant le sujet important à développer. Nous avons posé les mêmes questions aux candidats avec lesquels nous avons pu entrer en contact. Voici les avis de ceux qui nous ont répondu sur la réforme de l’école, de l’Education nationale.

1re circonscription

Vincent Rivet-Martel, Tous Unis pour le vivant, indique : “nous promouvons des tenues universelles à l’école (pour renforcer l’égalité). Nous sommes pour la sensibilisation au Vivant. Et pour l’interdiction de l’expérimentation animale en classe.”

Victor Alzingre, les Patriotes, veut :

  • “Alléger les emplois du temps des écoliers (tous niveaux) pour leur permettre de pratiquer d’autres activités et cibler sur : l’Histoire en priorité avec le français et ensuite les maths.
  • Réinstaurer l’autorité de l’enseignant sur ses élèves
  • Suspendre ou supprimer les allocations familiales perçues au titre de l’enfant en cas de comportement dangereux à l’école
  • Investir dans les neurosciences afin d’explorer d’autres méthodes d’enseignement
  • S’ouvrir à d’autres façons d’enseigner en gardant un objectif majeur pour l’école : faire des citoyens patriotes dotés d’esprit critique
  • Rénover ou réhabiliter les établissements vétustes
  • Mener une lutte acharnée contre le harcèlement scolaire”.

3e circonscription

Selon Alexis Boudaud-Anduaga, de la liste Tous Unis pour le vivant : “l’Education nationale est centralisée, ce n’est pas bon. Les choses sont différentes entre les Basques et les Bretons par exemple. Je pense que l’on doit apprendre les langues régionales à l’école. On doit décliner et donner de l’indépendance aux territoires. C’est mon idée d’une autre Education nationale : un développement plus libre en région. Ça ouvre l’esprit pour les traditions européennes. Une sorte de millefeuille de cultures au sein de chaque individu. Tout cela serait complémentaire, sans tomber dans le côté communautaire.”

Laurian Combet, sans étiquette, explique : “ je suis contre, car c’est une perte de temps, d’énergie et d’argent. Des réformes il y en a sans arrêt et on n’est pas capable d’en faire une qui puisse durer dans le temps. Cela génère directement et indirectement des dépenses (je pense notamment aux nouveaux manuels qu’il a fallu fabriquer et à ceux que l’on a dû jeter, quand j’étais enseignant).”

6e circonscription

Florence Brutus, de la Gauche Républicaine, assure : “Emmanuel MACRON vient d’annoncer deux mesures qui portent atteinte au socle fondamental de l’Éducation nationale et qui persistent à battre en brèche le principe républicain d’un droit pour tous à un enseignement public de qualité. Tout d’abord, devant les conséquences catastrophiques pour la qualité de l’enseignement et l’écroulement annoncé du niveau des élèves français dans les matières scientifiques, Emmanuel MACRON vient d’enterrer un des points fondamentaux de la réforme BLANQUER et d’annoncer le retour des mathématiques pour les élèves de 1re dès la rentrée de septembre, mais seulement en option ! En insistant – de façon cynique – sur « la liberté donnée à chaque famille d’avoir droit, dans le tronc commun, à 1h30 de mathématiques par semaine »… Et nous devrions le remercier de cette « liberté » alors même qu’il s’agit en fait d’un mea culpa pour une réforme qu’il a soutenue contre l’ensemble des syndicats d’enseignants et les fédérations de parents d’élèves ?
Dans le même temps, il annonce la généralisation de « l’école du futur » afin de permettre à chaque directeur d’établissement de recruter l’équipe pédagogique qu’il veut. Dit autrement, Emmanuel MACRON, le gouvernement BORNE et, avec eux, les candidats qui portent leur projet politique pour les législatives, veulent finir de démanteler le service de l’enseignement public et refuser le droit universel de chaque petit Français, quel que soit l’endroit où il habite, d’avoir les mêmes chances. Notre système éducatif doit être renforcé et, par certains aspects, repensé pour donner à chaque écolier, à chaque collégien, à chaque lycéen et à chaque étudiant un enseignement de qualité. Cela ne fait aucun doute. Mais cela passe-t-il par une autonomisation des établissements scolaires ? Bien évidemment, non ! Les écoles, les collèges, les lycées et les universités ne sont pas des entreprises ni des start-up que l’on peut impunément mettre en compétition les uns contre les autres. Comment peut-on affirmer vouloir défendre le service public de l’enseignement sans entendre leurs premiers usagers et promoteurs : les élèves, leurs familles et le corps enseignant dans son ensemble ?
Enfin, en considérant les enseignants comme des mercenaires uniquement attirés par des salaires négociés, quel message le gouvernement envoie-t-il aux professeurs et, surtout, aux futurs candidats au CAPES et autres concours d’accès aux métiers de l’enseignement, dont le nombre ne cesse de reculer année après année ?

Je refuse cette logique de casse de nos services publics qui, comme toujours, pèsera sur les plus modestes d’entre nous… et affaiblira encore plus notre Nation dans la compétition mondiale.”

Henri Fabre-Luce, Reconquête

“Cette question me tient à cœur. Le constat, toute la France le partage, me semble-t-il : effondrement du niveau scolaire, violence à l’égard des enseignants et entre les enfants. Les explications, par contre, tout le monde ne les partage pas. Il y a deux grandes familles de pensées ; celle qui voit les causes dans les inégalités sociales et l’insuffisance de moyens consacrés à l’enseignement. Celle qui voit les causes dans les méthodes (le pédagogisme) et l’absence d’autorité. Je fais partie de cette deuxième famille de pensée, et je m’explique :

En ce qui concerne les méthodes :

  • La méthode de lecture globale permet à un peu plus de la moitié des élèves d’apprendre à lire correctement : ceux qui sont doués intellectuellement et ceux qui sont aidés par leur famille. Il faut d’urgence revenir à la méthode syllabique, qui a permis à des générations d’élèves de toutes classes sociales et de tout niveau d’intelligence de savoir lire couramment dès le CP.
  • L’histoire doit être enseignée par la chronologie, afin que les élèves se repèrent dans le temps et qu’ils comprennent la succession des événements passés.
  • Le calcul mental et l’apprentissage des tables de multiplications doivent être remis à l’honneur, afin de ne pas être trop dépendant de la machine.
  • Pour toutes les matières, l’enseignement doit être progressif, étape par étape, du plus simple au plus complexe ; et non l’inverse qui a pour résultat de noyer les enfants dans un flot d’informations qu’ils ne comprennent pas, les rebutant ensuite de faire tout effort pour comprendre la matière enseignée.
  • L’apprentissage par le par cœur doit être remis au programme car cela fait travailler la mémoire, qui sera ensuite toute prête pour recevoir des enseignements de haut niveau
    En ce qui concerne l’autorité :
    L’école doit être un lieu protégé où l’on se sent en sécurité. Seule l’autorité du maître et du chef d’établissement peut assurer cette sérénité qui permet de se concentrer et d’apprendre.
    Les perturbateurs doivent être sanctionnés sévèrement et, si ces sanctions sont insuffisantes, ils doivent être admis dans des internats où ils trouveront l’autorité nécessaire pour , à leur tour, bénéficier du calme qui leur permettra de se concentrer et d’apprendre. Ce sera leur deuxième chance.

A l’issue de l’école primaire, les élèves seront admis dans des classes de collège en fonction de leur niveau afin que les groupes soient homogènes. En effet, mettre des faibles et des forts dans une même classe n’aboutit pas à ce que le niveau des faibles augmente mais à ce que le niveau des forts diminue ; ce n’est pas une idéologie, c’est une constatation. Le système de la méritocratie républicaine , malheureusement abandonné, l’avait bien compris. J’ajouterai : rétablir l’excellence des filières professionnelles. L’apprentissage doit redevenir un enseignement très qualitatif pour les adolescents doués de leurs mains : l’intelligence de la main.”

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