Les jeunes diplômés s’insèrent mieux et plus facilement dans l’emploi

Selon le dernier baromètre 2019 de l’Apec, l’insertion des jeunes diplômés de 2017 s’améliore. Toutefois, les écarts se renforcent entre les filières, et certains profils présentent plus de difficultés à s’insérer professionnellement dans la durée.

La dynamique de l’emploi des cadres profite aux jeunes diplômés. Ceux ayant obtenu leur diplôme en 2017 se sont insérés plus rapidement sur le marché du travail et dans de meilleures conditions que les promotions précédentes, d’après le dernier baromètre dédié de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Un an après l’obtention de leur diplôme, 85 % des jeunes de niveau bac+5 et plus de la promotion 2017 sont en emploi, soit 2 points de plus par rapport à la promotion précédente. Tandis que 9 % sont à la recherche d’un nouvel emploi et 6 % sont toujours en quête de leur premier job. Quant au taux d’emploi, celui-ci atteint 76 %, soit une progression record, six mois après l’obtention du diplôme. Cette amélioration est générale parmi les titulaires d’un bac +5, quels que soient leur sexe, leur discipline de formation ou encore leur lieu de résidence (Île-de-France ou régions).

Par ailleurs, les conditions d’emploi sont également meilleures. Le taux d’insertion se stabilise à un très haut niveau, puisque les jeunes en emploi six mois après l’obtention de leur diplôme le sont encore à douze mois dans 94 % des cas, que ce soit dans le même poste ou dans un autre. Parmi les jeunes ayant au moins le niveau bac+5 qui ont réussi à décrocher un emploi un an après l’obtention de leur diplôme, plus de six sur dix (62 %) occupent un poste de cadre, contre 59 % pour la promotion 2016. Ils sont également 68 % en contrat à durée indéterminée (CDI), contre, respectivement, 62 % et 55 % pour les diplômés des deux promotions antérieures. Cette amélioration des conditions d’emploi profite aussi aux titulaires d’un bac +3 ou 4, puisque 58 % d’entre eux sont embauchés en CDI, soit presque 10 points de plus que les promotions précédentes, et près d’un tiers d’entre eux accèdent au statut de cadre.

Une insertion professionnelle satisfaisante

Autre embellie, près de huit jeunes interrogés sur dix jugent que leur emploi s’inscrit pleinement en ligne avec leurs aspirations personnelles (+4 points). Ce ressenti positif peut notamment s’expliquer par une meilleure adéquation de l’emploi occupé avec la formation poursuivie (+5 points), ainsi que par le niveau de qualification (+4 points). L’Apec souligne que la note globale de satisfaction est supérieure ou égale à 8 sur 10 pour près de la moitié des diplômés. Les éléments jugés les plus satisfaisants sont notamment la relation avec le supérieur hiérarchique et le niveau d’autonomie dans leur travail. Alors que la rémunération et les perspectives d’évolution dans l’entreprise sont les critères les moins bien perçus.

Des disparités qui se renforcent entre les filières et selon les profils

Mais la situation n’est pas homogène selon les disciplines. Dans les douze mois suivant l’obtention de leur diplôme, le taux d’emploi des jeunes reste le plus élevé dans les filières scientifiques et économiques. L’Apec relève aussi que les écarts avec les autres filières se creusent. Selon les résultats du baromètre, le taux d’emploi culmine à 88 % en droit, économie et gestion (soit +4 points par rapport à la promotion précédente) contre 81 % en sciences humaines et sociales (-7 points). Les femmes et les universitaires sont majoritaires parmi les jeunes diplômés connaissant une insertion professionnelle « fluctuante », selon la terminologie employée par l’Apec (ceux qui ne sont plus dans leur premier emploi, soit parce qu’ils occupent un second emploi, ou sont en recherche d’un nouvel emploi). Parmi les jeunes considérés comme non insérés, les femmes sont largement surreprésentées (65 %), alors qu’elles étaient sous-représentées dans la promotion 2016 (44 %). Cette catégorie est composée, dans sa grande majorité, d’universitaires (à 84 %) et de jeunes qui résident moins souvent en Île-de-France (37 %).

Romain MILLET et B.L


Conjoncture : les créations d’emploi s’accélèrent dans le privé

Après un ralentissement en 2018, le secteur privé a créé 66.400 emplois au premier trimestre, selon l’estimation provisoire que vient de publier l’Insee. Soit une hausse de 0,3 %, comme au trimestre précédent, tirée notamment par un rebond de l’intérim : avec 12.100 emplois supplémentaires (+1,5 %), le secteur reprend de la vigueur après une fin d’année 2018 en berne. Les secteurs de la construction et des services marchands affichent de bonnes performances, respectivement +0,6 et +0,4 %. Au total, sur un an, l’emploi salarié privé progresse de 0,9 % (+173.700), pour atteindre 19,49 millions de postes. B.L.

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