Les vendanges à la Main à BESSAN - une vidéo de Michel SABATERY

" Dans les années 80, afin de faire une économie de personnel, plus cher…

” Dans les années 80, afin de faire une économie de personnel, plus cher et difficile à trouver, les Bessanais commencèrent à utiliser les machines à vendanger. Des machines qui faisaient, en une journée, le travail d'une colle de six coupeuses en une semaine. Finis les rassemblements de Gabachs ou d'Espagnols jouant de la guitare sur la place de la Fontaine, et finis les bals d'après journée au café maître Pierre. Bref, finie l'ambiance du temps des vendanges. 

Pour ceux qui n'ont pas connu les vendanges à la main dans les années 40-50, voici quelques explications : A la veille des vendanges, le viticulteur raccourcissait les sarments toutes les six rangées. C'est par ces passages que les porteurs sortiraient la récolte. Le viticulteur préparait les comportes (semals) qui étaient alors en bois. Pour cela, il les mettait à l'envers et tapait sur les cercles de façon à resserrer les lames de bois ou douelles. Ce travail terminé, il mettait les comportes les une sur les autres, et les remplissait d'eau (mettre à étancher). 

La colle était composée de six coupeuses, d'un quicheur, de deux porteurs et d'un charretier. Les coupeuses, placées de chaque côté du passage, coupaient les raisins avec des sécateurs ou des serpettes, le mettaient dans des seaux en fer, puis le vidaient dans les comportes placées dans le passage. Le quicheur arrangeait le raisin dans les comportes, avec un rabassier, de façon à obtenir 100 kg net ou plus. Deux porteurs (banastous) sortaient les comportes avec deux leviers en bois (sémalièrs). Se servant d'une planche comme d'une rampe, ils montaient une douzaine de comportes sur la charrette où le charretier les arrangeait en les faisant glisser sur le plancher. Il ne restait plus au cheval qu'à tirer la charrette jusqu'à la cave. A Bessan, contrairement aux autres villages des environs, on travaillait à forfait, gagnant la journée chaque fois que les coupeuses cueillaient huit comportes de raisins chacune. Dans la plaine, on pouvait gagner l'équivalent de 2,5 journées chaque jour. 

 

Aujourd'hui les propriétaires qui vendangent à la main sont de plus en plus rares et travaillent essentiellement en famille. Les seaux et les comportes en plastique ont remplacé les seaux en fer et les comportes en bois. La brouette a pris la place des sémalièrs et la charrette a été abandonnée au profit du tracteur équipé d'une benne. Quant au cheval de trait (souvent un percheron), vous devinez comment il a fini. 

Pour la famille Mur qui m'a si gentiment reçu, il s'agit de la dernière vendange “.  




 

 

 

 

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