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LITTORAL - Comment regagner la plage perdue ?

Le réchauffement climatique menace les zones littorales confrontées en permanence au risque de submersion…

Le réchauffement climatique menace les zones littorales confrontées en permanence au risque de submersion marine. RMC Découverte diffusait cet été une émission durant laquelle les meilleures solutions apportées par les collectivités locales pour faire face à cet immense défi, étaient mises en avant.

Un reportage passionnant qui a permis de valoriser l’excellent travail réalisé depuis 2007 par l’agglopôle et ses partenaires sur le Lido de Sète à Marseillan.

 

L’agglo possède une importante façade maritime entre Marseillan et Frontignan (20 km de « lidos sableux » particulièrement fragiles) soumise à une importante érosion marine. Afin de lutter contre ce phénomène, la collectivité et ses partenaires (Europe, État, Région, Département) conduisent un programme ambitieux de protection des lidos (voir le projet de protection du lido de Frontignan), atouts majeurs pour notre territoire tant du point de vue environnemental (faune et flore remarquables) qu’économique (activités touristiques, viticulture, conchyliculture du Bassin de Thau, recherche).

Entre Sète et Marseillan, 55 millions d’euros auront été investis depuis 2007 pour protéger durablement le site contre l’érosion marine (50 hectares perdus au cours des 50 dernières années…). Les travaux ont été répartis en 4 tranches et financés ainsi (État 30%, Thau agglo 20%, Europe 20%, Région Languedoc-Roussillon 15%, Conseil Général Hérault : 15%.

2007-2012 : les aménagements « terrestres »

L’ancienne route a été détruite et une nouvelle a été créée plus proche de la voie ferrée. Dans le même temps des parkings aménagés ont fait leur apparition le long d’une route enfin sécurisée ainsi qu’une voie verte faite d’un liant végétal.

Outre le recul de la route littorale sur 12 km, le chantier s’est appliqué à reconstituer le profil des dunes détruites et à le fixer à l’aide des barrières de bois (ganivelles) qui récupèrent et stockent le sable dans leurs casiers. Le chantier en a déployé 122 kilomètres. La végétation qui se développe contribue également à la fixation du sable. Plus de 310 000 pieds d’oyats ont été plantés.

Depuis 2012 : les aménagements « maritimes »

Sur la partie la plus fragile entre Sète et les Trois Digues, trois techniques de protection maritime ont été associées afin de reconstituer une largeur de plage à 70 mètres :

  • des drains pour éviter que le sable transporté par les vagues ne reparte à la mer
  • un atténuateur de houle qui constitue une véritable digue sous-marine à 350 mètres du rivage
  • un rechargement en sable entre Sète et le Château de Villeroy. 300 000 m3 de sable issus de la flèche sous-marine de l’Espiguette (au droit du Grau du Roi) ont été déposés sur la plage et les petits fonds

Le dispositif « drain de bas de plage » ayant montré une efficacité moins probante,  il a été décidé d’étendre l’atténuateur de houle. Après 3 ans d’observations, le suivi caméra du lido et l’analyse des données de la topo-bathymétrie ont permis de dresser les premiers enseignements du dispositif et de confirmer son rôle positif avec notamment un élargissement de la plage d’une douzaine de mètres.

L’agglo a donc acté le déploiement de l’atténuateur de houle (sur 1 400 mètres linéaires supplémentaires). Une enquête publique a eu lieu au mois de septembre 2017. Les travaux s’effectueront en 2 temps (d’avril à juin 2018 et d’octobre 2018 à mai 2019). Le coût de ce déploiement est de 2,8 M€.

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