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MONTPELLIER - Encore des matraques pour nous imposer la sélection sociale à l'université ?

Partout en France, les étudiants se mobilisent de plus en plus massivement contre la…

Partout en France, les étudiants se mobilisent de plus en plus massivement contre la sélection sociale à l'entrée de l'université. Paris 1 (Tolbiac), Paris 10 (Nanterre), Paris 8 (St Denis), Toulouse Jean-Jaurès, Grenoble, Nantes, Poitiers, Rennes 2, Lille, Marseille St Charles et bien d'autres universités sont bloquées et occupées de façon intégrale ou partielle. Face à cette contestation qui monte et se massifie de semaines en semaines, la violence se fait de plus en plus brutale. Les attaques de milices à Montpellier (Faculté de Droit et Sciences Politiques), Lille, Lyon et Strasbourg, puis les violentes répressions policières de Bordeaux, Nanterre, Grenoble et Montpellier (devant le rectorat mardi dernier face à une chaine humaine, et ce samedi face à la manifestation nationale étudiante) semblent n'être que les prémisses d'une répression de plus en plus aveugle.

Depuis le début du mouvement, le président de l'université Paul Valéry – Montpellier 3, Patrick Gilli, multiplie les intimidations auprès des étudiants mobilisés. Dès le premier soir du blocage de l'université, le 15 février, il avait envoyé les policiers contre les étudiants occupant l'amphi A. Ensuite, il a multiplié les communiqués mensongers, les déblocages surprises ordonnés à ses personnels, les fermetures administratives de l'université et les menaces contre les élus étudiants du SCUM pour finalement s'adonner à un odieux chantage aux examens. Sans aucun effet sur la détermination des étudiants, qui ont réclamé sa démission puis finalement,lors de l'assemblée générale du 27 mars, ont été près de 3000 à décider de ne plus le reconnaitre comme président de l'université. Finalement réfugié au Rectorat, Patrick Gilli a tenté d'organiser des partiels illégaux sur internet, et à organisé des réunions des instances de l'université au rectorat afin de fuir le dialogue avec les étudiants mobilisés. Jeudi 12 avril, il tentait avec quelques-uns de ses employés de perturber un cours substitutif, au terme d'une absurde “Marche de déblocage pacifique”, restée sans effets.

Décidément prêt à tout pour imposer une sélection sociale élitiste et absurde dans son université, Patrick Gilli multiplie depuis plusieurs jours les appels à une intervention policière contre ses propres étudiants. 

Ce lundi 16 avril, Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault, a décidé de réaliser les vœux de Patrick Gilli lors d'une conférence de presse : “Nous avons la ferme volonté de dégager Paul-Valéry”.

Comme les étudiants partout en France, nous luttons pour défendre notre droit légitime à un avenir. La brutalité milicienne et les violences policières ne nous ont pas fait taire ces dernières semaines. La violence du gouvernement ne nous arrêtera pas. 
Nous avons la ferme volonté de résister !

Nous appelons à un rassemblement massif devant le Rectorat de Montpellier,ce mardi 17 avril à 8h, contre la tenue du Conseil d'Administration (CA) de l'université Paul Valéry, et contre la menace d'une violente intervention policière contre les étudiants mobilisés. Nous appelons aussi à participer à la manifestation interprofessionnelle du jeudi 19 avril.

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