MONTPELLIER - LEs sculptures de JURGA à la Galerie de l' ECUSSON

  GALERIE de L’ECUSSON 11, rue de l’Ancien Courrier - 34000 Montpellier - 04…

 

GALERIE de L’ECUSSON 11, rue de l’Ancien Courrier – 34000 Montpellier – 04 67 52 80 14

e.mail : lecusson@wanadoo.frwww.galerie-ecusson.com 


Juliette et Jean-Pierre Rossignol

seraient très honorés de votre présence à l’exposition des sculptures de

JURGA

“les yeux des enfants sont les fenêtres de l’âme” bronzes – Terres cuites

Ces sculptures seront accompagnées des peintures, poétiques et sensibles de

Marguerite NADAL

Exposition du 6 au 30 Mai 2015

Vernissage en présence des artistes, le vendredi 8 Mai de 18h30 à 21h

Galerie ouverte du Mardi au jeudi de 15h à 19h / vendredi et samedi de 11h à 19 h sur rendez-vous au 0 611 376 011 


 

… « puis tu es venu et il t’a fallu juste un regard pour voir derrière ce rugissement, derrière ce corps, juste un enfant »

                                                                      Vladimir Majakovskij

Que le visible des choses soit vu semble « naturel » comme un acte de voir « sans effort », il est admis que la pensée ne peut faire ce qu’elle devrait : à savoir montrer l’invisible, les idées, les sentiments sans un puissant effort.

La pensée – souvent représentée dans l’art par le regard – travaille dans un milieu conditionné par le cadre historique de la culture symbolique ou de temps en temps se superpose l’œuvre qu’elle-même a produite ainsi que le cours d’un fleuve se trouve à chaque fois modelé à partir du lit que lui-même a dessiné et qui s’est fortement creusé par mille heurts dans le sol.

Ainsi la vision du sentiment « ou plutôt de l’invisible » qui fournit la pensée est clairement le résultat d’une activité nécessaire appelée en grec « en-ergy ».

Cet effort est simplifié lorsque les sentiments sont à lire à travers une œuvre authentique comme celle de Jurga.

Le sculpteur, d’origine lituanienne mais vivant depuis des années en France, à travers ses œuvres réalisées en argile ou en bronze nous permet de voir ce que nous n’aurions pu observer seul, à savoir « les yeux de ses enfants sont les fenêtres de l’âme » ils sont le reflet de l’esprit et de la pensée !

En entrant un peu plus dans le détail, il convient de préciser que le travail de Jurga est plutôt inhabituel dans le paysage de ces dernières années. Il est insolite non pas pour les questions qui peuvent paraitre évidentes à première vue ; sa particularité ne consiste pas seulement dans le fait d’éviter les problématiques du présent  mais dans sa relation avec la sculpture du début du XX siècle et même à celle d’un certain XV moins connu (mais d’où vient son inclination pour la sculpture colorée).

De ce point de vue, le post-modernisme et certaines déclinaisons de l’art conceptuel lui ont beaucoup appris.

Ce n’est pas seulement pour cela qu’elle a « appris » des Maîtres du passé : mais c’est parce qu’une grande partie de sa formation est autodidacte que Jurga a choisi une voie expressive très riche en stimuli curieusement peu pratiquée : elle se trouve donc plus ou moins seule parmi les artistes de sa génération.

Jurga a puisé, pour sa sculpture, dans les expériences « expressionnistes » caractérisées par une certaine dramaturgie : anatomies interrompues ou au contraire trop exposées, à la limite du grotesque pour insufler au sujet un réalisme presque agressif : l’œuvre « assis tête penchée » en est un exemple.

De cet humus est venu lentement se greffer des formes de plus en plus précises pour un art  figuratif plus classique.

Une idée qui se manifeste dans le choix des sujets à représenter mais également dans la construction des volumes du corps, dans la nécessité de donner aux enfant –  ses sujets de prédilection, en partant du mouvement du corps, une architecture sur laquelle il va se reposer : par exemple une chaise, un tabouret.

Ce travail de plus en plus conscient est considéré, à certains égards, plus mature tendant vers une figuration plus importante et un équilibre plastique plus grand.

Cette recherche dans les travaux de Jurga donne les résultats les plus aboutis.

Toutefois cette veine grotesque qu’on observe dans les premières sculptures est toujours présente. Elle caractérise aussi celles des dernières années et il n’est pas difficile de l’observer dans l’anatomie imparfaite, dans le penchant pour le rêve et  l’expressionisme qui envahit les corps, les visages et … les regards.

L’œil est sans aucun doute  le cœur de l’oeuvre de Jurga. Un œil capable de transmettre des émotions différentes  à chaque fois que nous nous approchons de ses œuvres.

H. Matisse disait « une œuvre d’art, pour qu’elle soit durable, ne peut accueillir que l’émotion d’un instant … »

Le développement du sentiment à travers un lent voyage intérieur est absolument nécessaire à l’imaginaire  car il rayonne dans la fragilité de l’âme qui est vraiment difficile à toucher.

Ce qui est certain c’est que l’imaginaire reconnait la beauté mais la beauté n’est pas une illusion des sens ou de l’intellect comme on préfère le croire : au contraire, l’intellectualisation de la beauté est donnée à l’ouverture inconditionnelle de l’être.

Une artiste comme Jurga nous aide à le comprendre et ses enfants sont les meilleurs portraits : regard intérieur par lequel l’imagination reconnait la réalité de la vie !

Pour Jurga l’œil est une sorte de « reconnaissance » ou « marque de fabrique », il y a des symboles qui, même dans différentes cultures et religions ont une même signification : le soleil est symbole de la divinité, le feu de la passion et l’œil de la vigilance, de la connaissance et de l’âme.

Une âme dans laquelle se nichent les signes les plus engageants de sa créativité.

                                                             Cinzia TESIO

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