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MONTPELLIER - L’Université Paul Valéry bloquée contre la sélection : ce n’est qu’un début !

Communiqué de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) – jeudi 15 février 2018. Photos en pièce jointes.       Ce jeudi 15 février, l'université Paul Valéry – Montpellier 3 a été intégralement bloquée afin de protester contre les politiques de sélection en Licence et Master pratiquées par la direction de l'université […]

Communiqué de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) – jeudi 15 février 2018.

Photos en pièce jointes.

 

 

 

Ce jeudi 15 février, l'université Paul Valéry – Montpellier 3 a été intégralement bloquée afin de protester contre les politiques de sélection en Licence et Master pratiquées par la direction de l'université et contre le « Plan étudiant » programmé par le gouvernement. Tôt le matin, comme dans d'autres facs à travers la France, des étudiants ont installé devant les entrées de chaque bâtiment des barricades de mobiliers afin d'en barrer l'accès. Une assemblée générale s'est tenue en présence de plus de 600 personnes, dont une centaine d'élèves du lycée Agropolis. La forte affluence à l'assemblée générale ne fait que confirmer nos convictions que nous défendons depuis longtemps. La grève étudiante ne peut se lancer massivement que par la pratique de celle-ci, en bloquant l'université !

Les étudiants ont massivement voté en faveur de la poursuite du mouvement de blocage de l'université jusqu'au mardi 27 février inclus. Si la revendication contre le « Plan Étudiants » a été largement reprise, il est urgent d'accentuer la mobilisation contre la sélection sociale et élitiste. A l'université Paul Valéry – Montpellier 3, la direction a décidé, dans la perspective d'un « Plan étudiant » toujours pas voté au parlement, de mettre en place les « attendus locaux ». Ces « attendus » sont les critères de tri décidés le 9 janvier par le CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire), une instance dirigeante de l'université. Ce véritable tri sélectif, décidé par la direction de l'université malgré l'opposition vigoureuse des élus SCUM et indépendants, revient à jeter sur le carreau de nombreux bacheliers. Il apparaît ainsi possible et nécessaire de s'organiser afin de contraindre la direction de notre université à retirer les quotas et critères de sélection qu'elle a décidé de mettre en place. Car au delà du « Plan étudiants » ou de la sélection pratiquée par les directions d'établissement, c'est la question de la précarisation généralisée de secteurs entiers de la population qui se pose. La baisse récente des APL et l'application des deux récentes « Loi travail » entrent dans cette dynamique.

 

Notre classe doit relever la tête. Réforme de la fonction publique, des hôpitaux, de la SNCF, de l'Assurance chômage, licenciements à PSA, Pimkie, Carrefour. Pas un seul secteur n'échappe à l'offensive de l'Etat et du patronat. La révolte des femmes de chambre dans les hôtels Holidays Hinn montre que les luttes sociales font reculer les patrons. Il faut maintenant riposter pour renvoyer la bande à start-up Nation dans « le monde d'avant ». Il faut rentrer en lutte en même temps et nous coordonner pour la grève et le blocage total de la mascarade marchande. Nous ne revendiquons rien, nous prendrons tout.

 

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à amplifier et prolonger la grève étudiante, contre la sélection et contre la précarité généralisée. Afin d'instaurer un véritable rapport de force, contre les directions d'universités et contre le gouvernement, bloquons et occupons !

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