Photo : Louis BLANC, le langage du corps

La galerie photographique montpelliéraine A La Barak, animée par Delphine CAYRAC et Marie BAS,…

La galerie photographique montpelliéraine A La Barak, animée par Delphine CAYRAC et Marie BAS, a récemment exposé des œuvres de la série Corpus, du photographe Louis BLANC.

Extrait de l’article de Virginie MOREAU publié dans son intégralité dans l’Hérault Juridique & Economique du jeudi 21 février 2013.

 

Un photographe autodidacte

Quand on regarde ses clichés exposés aux cimaises d’A La Barak, on peine à croire que Louis BLANC soit un amateur. Pourtant, il n’a acheté son premier appareil photo reflex numérique qu’il y a trois ans. Autodidacte, c’est en consultant les magazines spécialisés et en publiant ses photos sur des forums de photographie qu’il s’est formé. “ Les critiques – toujours construc­tives – émises sur mon travail dans les forums, m’ont permis d’évoluer et d’avancer ” indique-t-il. Il a rapidement manifesté deux centres d’intérêt en matière de photographie. D’abord pour l’architecture au sens large : les édifices religieux et historiques, les paysages urbains. Puis pour les portraits et le corps.

Un concours prometteur

Lors d’un concours portant sur la plongée et la contre-plongée, il présente un autoportrait nu. Sa photo remporte le concours. Le photographe décide alors de poursuivre cette série, qu’il intitule Corpus. “ Je n’ai pas l’impression de faire de la photo de nu. J’ai juste souhaité me photographier nu pour que mon corps puisse s’exprimer ”, explique-t-il. Il se photographie entre octobre 2011 et août 2012, adoptant des postures toutes en torsions et tensions. Ici, le corps est mis en scène et parle “son propre langage, qui peut susciter interrogation, voire émotion” selon lui. Un langage du corps qui résonne comme “ une aventure intérieure ” pour le photographe. Les titres des clichés, formulés en latin, affichent un jeu de majuscules et minuscules évoquant la destructuration du corps issue de ses prises de vues. Ils semblent en dehors du temps, tout comme les clichés, en noir et blanc : CoRpus AC maNus, TRipOdis, DisSimuLaTiO, DeliRiUs… Les photographies-sculptures du photographe sont remarquées par le magazine Réponses Photo, qui leur consacre sa couverture et six pages en novembre 2012. Puis, Louis BLANC est invité à participer au Festival européen de la photo de nu d’Arles. C’est le début du succès. Sa série est exposée dans divers lieux renommés.

Virginie MOREAU

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