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QUAND ON VEUT ON PEUT ! Par Robert CLAVIJO et Olivier GOUDOU

 L'hiver dernier, la commission d'enquête faisait de l'accès au site une réserve à l'avis…

 L’hiver dernier, la commission d’enquête faisait de l’accès au site une réserve à l’avis favorable qu’elle émettait.
En ces termes, elle écrivait : “qu’un accord soit conclu ente le maître d’ouvrage et les services du Conseil général sur les travaux à réaliser sur la route départementale 28 afin de garantir une circulation aisée et sécurisée pour les accès au futur centre de tri et de stockage”.

Cette route de Coussergues qui constitue comme un cordon ombilical entre Bessan et Béziers est une route sinueuse, dangereuse, (inondable aussi prés du Libron).
Les cassis, dos d’ânes, traversées intempestives d’animaux sauvages sur au moins 4 km, courbes et virages, ne manquent pas (cf photos d’illustrations).
Rappelons la dangerosité de certains segments de cette route très fréquentée notamment à la côte de Coussergues et au virage du “Rouge gorge”.
De fait, cette route est inadaptée à la desserte convenable et appropriée de 70 camions par jour soit 140  rotations. 

Sur les ondes de Radio Pays d’Hérault, M.Collard, président de la société “Valorsys prés les Oliviers” informait que des pourparlers étaient engagés avec le Conseil général sur l’aménagement de l’accès.
Initialement, le transit était prévu en provenance de Béziers.

Chemin faisant (pour ainsi dire)
la société porteuse du projet envisageait le transit de ses véhicules en empruntant la D26 depuis le site, via la 2 x 2 voies pour rejoindre le raccordement en lisière des premiers lotissements de Bessan jusqu’au péage A9.

Cela ne peut se réaliser sans l’accord du Conseil général.
Autrement dit, le Conseil général dispose (s’il le veut) d’une solide capacité à contrer le projet.  

Le porteur du projet est dépendant de la réponse du Conseil général.
En effet, M.Collard (porteur du projet) affirme : «Il est clair que notre site ne pourra fonctionner correctement que dans la mesure où il y aura un aménagement et en ce sens, nous sommes dépendants du Conseil général qui est maître de ses routes».
 
Autrement dit, si le Conseil général veut contrer ce projet il le peut…mais le veut-il? C’est une affaire de volonté politique.

C’est à ce sujet qui s’inscrit dans un contexte pré-électoral (puisque la moitié des conseillers généraux seront renouvelés en mars) que nous posons la question…
D’autant qu’un grand nombre de communes (ainsi que l’agglo Hérault-Méditerranée) ont émis des voeux et avis défavorables au projet.

C’est pourquoi, le Collectif Inter-associatif de l’Hérault (CIDH34) informe d’une action présentant un double objectif :
1/ action de contestation des arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploiter
2/ action d’interpellation du Conseil général sur sa volonté de s’opposer sur le projet d’accès présenté par le maître d’ouvrage. 
Nous préparons une action au cours de laquelle un point presse sera tenue à cette occasion.

A bientôt,
Robert Clavijo
Olivier Goudou

Nota : cette action est décidée collégialement et à l’unanimité des 25 membres présents par le Collectif inter-associatif des déchets de l’Hérault regroupant un grand nombre d’associations environnementales sur le département.

 

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