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Entreprises

Samuel Hervé, Medef Hérault Montpellier : un an et une nuit au service des entrepreneurs

En amont de la soirée événement "La Nuit des Entrepreneurs" prévue le 15 mars prochain au palais des sports René-Bougnol MHB à Montpellier, le président du Medef Hérault Montpellier revient sur les actions menées durant la première année de sa présidence et trace les perspectives du syndicat patronal au niveau local.

La tenue, le 15 mars prochain, de l’un des grands événements organisés sur son territoire par le Medef Hérault Montpellier – il s’agit de la Nuit des Entrepreneurs (lire l’article HJE) – a été l’occasion pour Samuel Hervé, son président, de revenir sur la première année de son mandat et de baliser les nombreux dossiers d’actualité qui vont impacter la vie des entreprises et des organisations syndicales, comme la réforme de la formation professionnelle, en cours d’élaboration. Le syndicat patronal, pour sa section Est Hérault (Montpellier, Sète, Centre Hérault), revendique 800 adhérents directs et 3.000 adhérents indirects à travers les branches professionnelles (FFB, UIMM, UIMH, FNAIM…). 79 % de ses adhérents dirigent une entreprise de moins de 20 salariés. 10 commissions sont en place : RSE, handicap, inclusion professionnelle, international…

Des réunions à Lunel et en Centre-Hérault

Le syndicat a recruté un nouveau secrétaire général, Thierry Marc, pour accompagner sa dynamique et amplifier sa présence sur les réseaux sociaux (le nombre d’abonnés Tweeter a été multiplié par trois en un an, et des Facebook Live sont régulièrement organisés). Si la relation digitale monte en puissance, la volonté de Samuel Hervé est également de renforcer la proximité avec les adhérents : deux journées délocalisées vont être organisées à cette fin ; une à Lunel, l’autre en Centre-Hérault (à Clermont-l’Hérault ou Gignac). Le syndicat a également mis en place des référents “législatifs” relais avec les députés et sénateurs de notre département. La volonté est de favoriser les échanges d’idées et de faire remonter au plus haut niveau les attentes du tissu économique susceptibles de donner corps à des amendements législatifs débattus à l’Assemblée nationale et au Sénat. Enfin, environ 2.500 chefs d’entreprise ont participé en 2017 aux 100 réunions et événements organisés par le syndicat patronal en local. La grande disparité représentative du tissu économique local se retrouve désormais dans son conseil d’administration.

Un conseil d’administration renouvelé

Elu le 31 janvier 2017 à la présidence du Medef Hérault Montpellier (Lire l’article HJE), Samuel Hervé précise : ” j’ai souhaité faire évoluer le conseil d’administration en juin dernier, en intégrant de nouvelles composantes qui n’étaient pas représentées jusque-là”. Ainsi, de nouveaux administrateurs représentants du réseau Leader Occitanie (entreprises de croissance responsable), Cap Occitanie (entreprises adaptées), de la Jeune Chambre économique, des DCF, de LR7, de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine, de la fédération de l’hospitalisation privée ou encore de Rafal (le réseau franco-allemand) ont intégré le CA, ajoutant de nouvelles compétences et de nouveaux secteurs d’activités, comme les sports, l’international, l’économie sociale et solidaire et la santé, à l’expertise du conseil d’administration. A l’échelon du Medef Occitanie, et sous l’impulsion de Sophie Garcia élue présidente du Medef régional le 8 novembre 2017 (seule femme élue à la tête d’un Medef régional), Samuel Hervé a été désigné 1er vice-président du Medef Occitanie en charge des Medef territoriaux ; et Jean-Marc Oluski, 1er vice-président de la section Hérault Montpellier, a été porté à la présidence de l’importante commission des mandats du Medef régional. “C’est un signe fort, pour ceux qui en doutaient, que Montpellier n’est pas oubliée au sein du Medef Occitanie”, a souligné le président du Medef Hérault Est.

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©HJE 2018, Daniel Croci

Un seul Medef Hérault ?

“Il n’y a pas de projet de fusion entre le Medef Montpellier et le Medef Béziers ; ce n’est pas à l’ordre du jour” a clairement dit Samuel Hervé, qui avoue toutefois avoir de très bonnes relations avec son homologue biterrois, Marc Aufort (Lire l’article HJE). ” Dans un premier temps, nous allons mener ensemble la mutualisation de certaines actions, l’organisation d’événements en commun au bénéfice de l’ensemble des entreprises héraultaises qui adhèrent à notre syndicat” a-t-il indiqué. Il a souligné la particularité du syndicat national dans le département de l’Hérault qui dispose, fait rare en France, de deux sections fortes, l’une à Béziers, l’autre à Montpellier.

La réforme de la formation professionnelle

Concernant les ordonnances dites Macron, le syndicat patronal a publié un guide intitulé L’avis du Medef sur les 31 propositions du gouvernement. Pour Samuel Hervé : ” Il est sûr qu’avant de partager la richesse, on s’assure que le contexte et l’environnement soient favorable à la création de richesses”. Evoquant le président “pro business” de la République – “comme il le dit lui-même” précise le président du Medef Montpellier – “Les ordonnances au niveau national, et localement ici, sont accueillies très favorablement. Nous avons désormais une visibilité et une lisibilité du risque prud’homal, qui était un vrai frein à l’embauche, notamment grâce à la mise en place du barème d’indemnisation…”.  Pour autant, la question du dialogue reste centrale. Samuel Hervé a rappelé tout l’intérêt de la récente mise en place de l’Observatoire départemental d’analyse du dialogue et de la négociation par la Direccte (lire l’article HJE). Pour l’heure, l’autre dossier épineux qui interroge le Medef est celui de la réforme de la formation professionnelle. “Ce n’est pas une révolution copernicienne comme nous l’avait promis la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Un accord national interprofessionnel (ANI) a été trouvé par les partenaires sociaux, mais il n’est pas encore signé ; c’est pour moi plutôt un bon accord. Avoir une position totalement radicale du pilotage par les branches professionnelles de la formation professionnelle était un peu compliqué, parce que toutes nos branches ne sont pas forcément structurées pour s’accaparer les dispositifs et l’ingénierie de la formation professionnelle. Alors que les régions sont plutôt bien équipées pour cela et ont une vision d’ensemble du territoire. Sur la partie apprentissage, la répartition de la gouvernance est plutôt une sage chose et une bonne adaptation. Le financement à la place fait passer d’une politique de remplissage des CFA à une politique des besoins des entreprises, des branches, des territoires. Si la section d’apprentissage n’a pas son sens au regard du bassin d’emploi et économique où elle se trouve, elle cessera de façon naturelle. Les entreprises seront davantage entendues au sein des instances qui décident de l’ouverture de ces sections d’apprentissage. les régions continuant à piloter cette dimension là de la formation. Toutefois, Muriel Pénicaud a indiqué que cet accord n’était pas suffisant. Elle propose à la place de faire un Big Bang de la formation professionnelle. Et que le paritarisme ne produit pas les effets attendus. Il y a de la part de ce gouvernement une méfiance envers les corps intermédiaires, voire une défiance, à l’image notamment du sort financier réservé au réseau des CCI (lire l’article HJE)“.

Synerg’Innov, passerelle entre la nouvelle économie et l’économie traditionnelle

Parmi les nouvelles actions en voie de développement, Synerg’Innov a particulièrement retenu l’attention. Pilotée par les deux experts de la nouvelle économie que sont Frédéric Salles, CEO de Matooma, élu meilleur entrepreneur  de l’année 2017, et Vincent Daffourd, PDG de Care Labs, cette action entend modifier durablement les relations et la perception réciproque entre la nouvelle économie et l’économie traditionnelle. Le dispositif Synerg’Innov va dans un premier temps scanner les besoins en innovation des branches professionnelles sur le territoire héraultais, puis repérer des porteurs de projet en innovation (start-up mais pas seulement) sur ce même territoire pour faire se rencontrer et se connecter les acteurs économiques traditionnels des branches professionnelles et les porteurs de projets innovants. L’objet ultime étant de booster la compétitivité des entreprises régionales par l’innovation concertée et développée de façon collaborative. « L’innovation, ce n’est pas que les start-up et les départements R&D des grands groupes. Toutes les entreprises, même les plus traditionnelles, doivent se l’approprier » revendique Samuel Hervé. Le thème de la Nuit des Entrepreneurs sera centré sur cette perspective. Un appel à candidatures Synerg’Innov sera ultérieurement lancé auprès des start-up et des entreprises de la nouvelle économie, vers avril ou mai prochains. L’idée est de sélectionner 3 à 5 projets par branche professionnelle (santé, sports, tourisme, restauration…) pour les mettre en avant et pousser leur faisabilité. “Si l’on veut limiter la captation de valeurs par les grandes plateformes internationales et l’ubérisation de notre économie, il faut que tous les acteurs économiques traditionnels de nos métiers s’emparent de l’innovation”, a conclu le président du Medef Hérault Montpellier.


Les prochains rendez-vous du Medef Hérault Montpellier

15 mars – Nuit des Entrepreneurs (lire l’article HJE).

3 avril – Club rencontre Affaires sur le thème “Santé, bien-être, loisirs”.

4 avril – Soirée spéciale sur le prélèvement à la source (PAS) avec la DDFiP34 (lire le dossier HJE : PAS ce que les chefs d’entreprise doivent savoir…).

11 avril – Soirée spéciale de décryptage de la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

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