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Studi recrute fortement à Montpellier

Contre-tendance. Studi recrute ! Le groupe basé à Montpellier fait appel aux outils digitaux de Pôle Emploi pour optimiser ses embauches. Le point avec Pierre Charvet, CEO et cofondateur de Studi, et Joseph Sanfilippo, directeur territorial de Pôle Emploi Hérault.

La plateforme de l’école de formation en ligne installée à Pérols, près de Montpellier – également implantée en région parisienne –, pionnière de la formation à distance via Internet depuis vingt ans, recherchait, début juin, 110 personnes (dont 90 postes à Montpellier, 75 en CDI et 15 en contrat d’apprentissage en alternance). Les 4 écoles en ligne du groupe Studi regroupent actuellement plus de 25 000 apprenants. Studi prévoit de réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. 

Qui sont les étudiants Studi ? Principalement des adultes en évolution de carrière ou en reconversion. Ils suivent des formations allant du CAP au bac+5, des formations diplômantes reconnues par l’Etat. La plateforme forme tout au long de la vie et plutôt dans des filières qui recrutent (RH, marketing, finances, gestion comptable). Elle est également partenaire de Pôle Emploi sur son volet formation.

Qui est Studi ? Aujourd’hui, Studi emploie 210 collaborateurs (hors formateurs consultants)…

…Ils seront 300 équivalents temps plein d’ici deux mois. Pierre Charvet, CEO et cofondateur de la plateforme, veut en effet aller vite. “ Tous les recrutements sont pour le mois de juin et début juillet. Il y a un an et demi, nous étions moins de 100 collaborateurs. Nos besoins sont terriblement stratégiques. D’où l’appel aux services de Pôle Emploi et à ses nouveaux outils de recrutement. Pour nos recrutements, nous devons avoir des partenaires experts de proximité ; Pôle Emploi est notre partenaire majeur sur ce point” explique le CEO de Studi. Les recrutements initiés par Studi sont confiés à l‘agence Pôle Emploi de Castelnau-le-Lez, placée sous la responsabilité d‘Eva Rimini, directrice d’agence. Les offres sont déposées par les conseillers de l’agence, et la présélection est effectuée par leurs soins. Un salon de recrutement en ligne permet également aux candidats de découvrir les offres et de prendre contact avec l’entreprise.

Quels types de profils sont recherchés ? Les besoins semblent urgents. Le confinement a en effet boosté l’activité de Studi. “Ça marchait pas mal avant, sourit Pierre Charvet. Studi connaît une croissance annuelle de plus de 90 % (110 % en période de crise sanitaire). Le confinement a encore davantage accéléré notre croissance sur le mois d’avril notamment” confirme-t-il. En CDI, les postes proposés concernent en majorité le service commercial, avec 65 commerciaux-conseillers en formation et 4 managers commerciaux. Mais Studi recherche aussi des talents dans tous ses autres services, sur des postes aussi variés que : chargés de missions pédagogiques, chefs de projet digital learning, chefs de projet digital marketing, assistants RH, développeurs…

Et plus surprenant : “des profils que l’on n’arrive pas à trouver sur Montpellier, comme les 15 postes en apprentissage… De super jobs pour les jeunes à pourvoir immédiatement” souligne Pierre Charvet. En contrat d’apprentissage, des personnes pour occuper des postes de chargés et chefs de projets digital learning juniors, chef de projet digital IT, chef de projet marketing, conseillers pédagogiques, content managers et talent managers sont recherchées.

Ces contrats sont proposés sur des formations Bachelor ou MBA d’une des écoles du groupe Studi. La plateforme compte désormais 4 écoles. La toute dernière – Digital Campus Live – a ouvert le 8 juin dernier. Cette quatrième école en ligne est dédiée aux métiers du digital et propose une dizaine de formations répondant à différents niveaux d’études.

Daniel CROCI


L’avis de Joseph Sanfilippo, directeur territorial de Pôle Emploi Hérault

Contexte. “Avec la crise Covid, nous vivons une situation complexe. Tout s’est arrêté ou pratiquement le 16 mars, avec 80 % d’offres d’emploi en moins enregistrées pendant le confinement. Depuis la fin du confinement, on sent un frémissement, mais nous restons à  50 % d’offres en moins par rapport à une période normale. Avec Studi, et c’était déjà le cas avant la crise sanitaire, nous avons l’occasion d’accompagner une entreprise qui recrute et qui se développe. Cette dynamique s’était déjà inscrite depuis plusieurs années. Pôle Emploi, bien sûr, s’en réjouit, dans un contexte où nous sommes plutôt sur de la régression et peu de recrutements en nombre. De nouveaux secteurs prioritaires qui ont émergé de cette crise ont continué à embaucher comme la santé, le social, le commerce avec la grande distribution notamment, le transport logistique… L’agriculture aussi. C’est la raison pour laquelle le gouvernement et Pôle Emploi ont créé la plateforme nationale “Mobilisation Emploi” (https://mobilisationemploi.gouv.fr/#/accueil), qui recense des milliers d’offres sur ces secteurs prioritaires avec un focus sur l’emploi saisonnier.”

Le salon virtuel Pôle Emploi. “Lorsque nous ne trouvons pas les profils recherchés, nous actionnons un certain nombre de dispositifs, de la formation pour le développement des compétences, du financement et des outils novateurs comme le salon en ligne. C’est un job dating dédié spécifiquement à l’entreprise – dans ce cas, Studi – où l’on affiche l’ensemble des postes proposés. Ce salon permet – de façon virtuelle, c’est-à-dire à distance – aux candidats de se positionner sur ces offres. Nous sommes à la fois sur du virtuel et du concret, puisqu’il s’agit bien là d’une intermédiation directe entre l’entreprise et les candidats”.

Chiffres du chômage et augmentation des personnes inscrites en catégorie A. “Début juin, il n’y avait pas de hausse des inscriptions à Pôle Emploi. On connaît même des baisses à certains endroits. La mesure gouvernementale d’activité partielle a véritablement servi d’amortisseur. Mais comme l’activité s’est arrêtée, nous avons beaucoup moins de demandeurs d’emploi qui sortent du dispositif. Nous avons également des demandeurs d’emploi qui étaient inscrits dans les catégories B et C – les catégories ayant une activité – qui ont basculé dans la catégorie A – catégorie sans aucun emploi. C’est ce qui fait gonfler la demande en catégorie A et qui, évidemment, nous donne ce chiffre sans précédent. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de hausse des inscriptions, parce que c’est quelque chose qui est malheureusement en perspective. C’est un élément de conjoncture qui ne présage en rien de la situation que nous pourrions connaître d’ici quelques mois. Nous sommes devant une grande incertitude. Ce qui est certain, c’est que Pôle Emploi est en ordre de marche pour essayer de s’organiser face à la situation.”

Propos recueillis par Daniel CROCI

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